AMSTERDAM - La Cour pénale internationale de La Haye a décidé de libérer l'ancien chef de milice congolais Thomas Lubanga, premier suspect qu'elle devait juger, tout en laissant cinq jours aux différentes parties pour faire appel.
Sur son site internet, la CPI précise mercredi que le suspect ne devra pas quitter d'ici là le centre de détention.
Les magistrats du premier tribunal permanent chargé de juger les crimes de guerre, mis en place en 2002, ont décidé le mois dernier de suspendre la procédure en raison d'un litige sur l'accès de la défense à certaines preuves.
Accusé d'avoir enrôlé de force des enfants de moins de quinze ans, Lubanga est détenu à La Haye depuis mars 2006.
L'ancien chef de la milice de la province de l'Ituri, dans le nord-est de l'ex-Zaïre, aurait dû comparaître devant les juges à partir du 23 juin.
Cependant, face au refus de l'Onu de lever la confidentialité de certains documents essentiels à l'accusation, les magistrats ont interrompu la procédure au motif que le Congolais risquait de ne pas bénéficier d'un procès équitable.
Les avocats de l'accusé avaient fait valoir devant le tribunal que la suspension du procès devait conduire automatiquement à sa libération.
Carine Bapita Buyangandu, une avocate représentant les victimes, a toutefois prévenu les magistrats de la CPI la semaine dernière que la libération de Lubanga pourrait à nouveau provoquer l'embrasement de l'Ituri.
UN REVERS POUR LA CPI
La suspension de son procès constitue un revers pour la CPI alors même qu'elle semblait avoir trouvé son rythme de croisière, six ans après son installation.
Le refus de l'Onu de divulguer le contenu de certains documents s'explique par la volonté de protéger des sources, dont le témoignage a été recueilli sous le sceau de la confidentialité.
Le parquet a fait valoir que les Nations unies avaient accepté que les juges de la CPI puissent avoir accès à la majeure partie des documents mais le magistrat Adrian Fulford a indiqué que le tribunal s'opposerait probablement aux conditions strictes imposées par l'organisation internationale.
Le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, s'est dit confiant dans le fait que le problème serait réglé dans les semaines à venir et que Lubanga pourrait comparaître en septembre.
Des juristes estiment cependant que les possibilités d'appel risquent de différer la procédure pendant plusieurs mois.
Depuis son installation il y a six ans, la CPI a ouvert des procédures sur des crimes de guerre présumés commis au Congo démocratique, au Darfour soudanais, en Ouganda et en République centrafricaine.
Seuls trois suspects sont actuellement détenus, tous ressortissants du Congo démocratique.

















Commentaires
Une preuve de la politisation de la cpi
je suis vraimant decu par la cpi, comment voulez encore que le publique puisse avoir confiance en la cpi?
Si la vie humaine a de la valeur à ses yeux et que la justice est au dessus de tous comme le pronait tout haut la cpi je pense que ses preuves devrait etre mis à la disposition de tous!!!!
ils veulent proteger ceux qui sont au pouvoir à kinshasa, et ceci donnne raison à tous ceux qui croient que l'affaire et politiser!
comment ccroire encore à la cpi?
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