05 juillet 2008 - 19H23
- Zimbabwe

Mbeki reçu par Mugabe, boudé par Tsvangirai
Le président sud-africain Thabo Mbeki a rencontré son homologue zimbabwéen Robert Mugabe pour tenter de trouver une issue à la crise politique au Zimbabwe. Le leader de l'opposition Morgan Tsvangirai a refusé d'assister à la table ronde.

Lisez notre dossier consacré à la crise politique au Zimbabwe.

 

Le président sud-africain Thabo Mbeki, médiateur de l'Afrique australe au Zimbabwe, a assuré samedi qu'il comptait agir avec rapidité pour tenter d'obtenir une sortie de crise négociée dans ce pays, après une rencontre avec son homologue zimbabwéen, Robert Mugabe à Harare.

"Nous, l'équipe de facilitation, partageons l'avis des dirigeants du Zimbabwe sur le fait que nous devons agir avec une certaine rapidité", a-t-il déclaré à la presse après la réunion, à laquelle ont participé des représentants d'une branche minoritaire de l'opposition.

En revanche, Morgan Tsvangirai, leader du principal parti d'opposition, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), n'était ni présent ni représenté à la table ronde.

"Nous sommes d'accord pour dire que le MDC-Tsvangirai doit prendre part aux négociations et nous espérons que le processus aura lieu avec eux", a commenté Thabo Mbeki.

"M. Tsvangirai a demandé à plusieurs reprises que nous arrangions une rencontre avec le président Mugabe et le président Mugabe était d'accord. La réunion d'aujourd'hui répondait notamment" à cette demande, a-t-il affirmé.

"Nous nous étions mis d'accord hier (vendredi) sur cette rencontre, qui visait surtout à définir le cadre du dialogue", a poursuivi le président Mbeki.

"Morgan Tsvangirai a demandé un report de la réunion mais malheureusement j'étais déjà arrivé" à Harare, a-t-il dit.

Le président Mugabe, 84 ans et au pouvoir depuis 1980, a été investi le 29 juin pour un sixième mandat à la tête du Zimbabwe après un scrutin où il était seul en lice. M. Tsvangirai, arrivé en tête au premier tour, s'était retiré de la course en raison des violences contre ses partisans.

Les deux camps se sont dits prêts au dialogue mais ne sont pas d'accord sur la base des discussions: le président Mugabe a déclaré vendredi qu'il n'engagerait le dialogue qu'à la condition que sa réélection soit reconnue. Le MDC de Morgan Tsvangirai y est totalement opposé.

 

Commentaires

Afsud- Zimbabwe

Je suis toujours estomaqué de voir Monsieur M'beki dans des médiations ou des facilitations. En vérité ce type n'est en rien un démocrate. Il ne fait que couvrir bien au contraire des tyrans comme Mugabé ou Gbagbo le président ivoirien. La puissance de l'Afrique du Sud qui devrait permettre à ce pays de jouer un rôle plus positif en Afrique est en train d'être utilisée par M'béki pour défendre des causes soit disant d'émancipation des africains vis-à-vis des occidentaux. C'est tout simplement l'aura laissé par Mandela, qui a réussi une parfaite transition de son pays vers la démocratie, la réconciliation et le pardon, qui empêche son successeur de dévoiler sa vraie nature, c'est-à-dire, celle d'un despote au même titre que son ami Mugabé dont il défend si âprement le régime.

l'affrique une democratie?

c'est triste encore une foie pour ce continent, ils ne se sortirons jamais de leur misere car la majeur partie des dirigeants affricain sont plus des chefs de tribue que des chefs d'etats qui oeuvre pour le bien etre de leur peuple.la democratie dans ce pays est une plaisanterie et c'est triste de voir que beaucoup de chefs affricains continue de soutenir un chef d'etat non legal c'est un tres mauvais message qui est envoyer aux autres dirigeants qui risque de faire la meme chose si mugabe ne part pas du gouvernement et qu'il s'avoue vaincu a la premiere election sinon pourquoi les autres ne ferais pas la meme chose si ils perdent une election, si la democratie n'est pas respecter dans ce pays cela fera boule de neige pour les autres.

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