La compagnie pétrolière anglo-néerlandaise Shell pourrait se retirer du Zimbabwe, a rapporté dimanche l'hebdomadaire dominical britannique The Observer.
Cette information est publiée après que le Premier ministre britannique Gordon Brown eut appelé le mois dernier les entreprises à considérer avec prudence leurs engagements dans ce pays déchiré par des violences politiques, en raison des élections présidentielles.
Shell possède une participation dans une petite joint-venture de commerce de détail conduite par son rival la compagnie pétrolière BP, a indiqué Shell dans un communiqué à l'Observer. Les compagnies fournissent 74 stations-service au Zimbabwe.
Le communiqué précise que la compagnie était "actuellement en train de revoir (sa) position".
Selon une source anonyme de la compagnie anglo-néerlandaise, citée par l'Observer, Shell "recherche activement une nouvelle solution".
Plusieurs entreprises dont la chaîne de supermarchés Tesco ont déjà indiqué qu'elle allaient cesser d'importer des produits du Zimbabwe tant que l'instabilité demeure.
En juin, M. Brown a déclaré à la chambre de Communes: "Nous ne souhaitons pas causer plus de préjudice au peuple zimbabwéen, mais quand les entreprises aident le régime de Mugabe, elles devraient revoir leur positions".
Le Royaume-Uni, ancienne puissance coloniale du Zimbabwe, est le plus important investisseur étranger dans ce pays, selon une étude de l'Ethical investment research service, basé à Londres et cité par l'hebdomadaire.














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