Un juge fédéral a décidé jeudi à Washington que le procès de Salim Hamdan, ancien chauffeur d'Oussama ben Laden, s'ouvrirait bien comme prévu lundi devant un tribunal d'exception à Guantanamo (Cuba), alors que la défense avait demandé son report.
Le procès de Salim Hamdan, accusé de "complot" et de "soutien matériel au terrorisme", est le premier devant se dérouler selon les procédures d'exception mises au point par l'administration Bush.
L'avocat de la défense Neal Katyal avait fait valoir jeudi que le procès ne devrait pas dérouler devant la commission militaire formée en tribunal d'exception pour l'occasion, une procédure qu'il avait qualifiée d'"injuste", et qu'il ne devrait pas intervenir tout de suite.
"L'intérêt public exige qu'on arrête les commissions militaires", avait-il dit, jugeant qu'il était trop tôt pour engager les Etats-Unis dans ce processus d'exception inédit depuis la Deuxième guerre mondiale.
"Imaginez le désastre si le jugement rendu contre des hommes accusés de crimes très graves était cassé par la suite", par une cour d'appel ou même par la Cour suprême, avait ajouté M. Katyal.
Salim Hamdan, ancien chauffeur et garde du corps de Oussama Ben Laden, avait été arrêté en novembre 2001. Il risque la prison à vie.
Le juge James Robertson avait le dernier mot pour décider ou non du maintien du procès.
















Commentaires
http://tunisie-harakati.mylivepage.com
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Le verdict est déjà connu, je ne vois pas pourquoi l'on fait cette parodie de justice après avoir créé un camp comme Guantanamo. Le premier à être jugé devrait être "ce Bush".
Idéologie et Paranoïa.
Depuis septembre 2001, les idéologues au pouvoir à la Maison Blanche ont transformé les États-Unis en une Dictature-présidentielle. Qui oserait aujourd'hui qualifier ce pays de démocratie depuis la mise en vigueur de toutes les Lois ou les nouvelles mesures d'exception? L'État américain s'est donné par sa paranoïa un pouvoir quasi absolu (et s'offre l'immunité judiciaire, même rétroactive). Les Libertés aux États-Unis...c'est du passé.
La démocratie y existe peut-être encore ...chez les aveugles et les rêveurs.
Que dire des PARODIES de la Justice dorénavant ancrées dans les tribunaux et d'autant plus évidentes à
Guantanamo -dont le nom seul retient l'attention!
''Guantanamo (Cuba)''. Pourquoi ne pas exprimer les faits tels qu'ils sont, tels qu'ils correspondent aux actes posés? Est-ce la crainte de choquer? la censure? l'auto-censure? la neutralité? la pondération?...Alors, DISONS HAUT ET FORT pour tous ceux qui ne peuvent ou n'osent pas: ''Parodie de Justice au camp de concentration américain de Guantanamo''. Surtout, ce n'est ni un jugement 'anti-américain', ni un jugement de valeurs, ni une prise de position; C'EST UN FAIT PAR DÉFINITION: camp de concentration -'lieu ou l'on groupe en temps de guerre, ou de troubles, les suspects ou les étrangers, les nationaux enemis' (Le Robert).
L'idéologie et la paranoïa de ses dirigeants, et de ceux qui les suivent -en suivant des ordres ou non, mênent
à de tels extrêmes dans l'irrespect des Droits, dans l'irrespect de la Dignité de l'Être humain, qu'ils ramênent
la conscience de l'Homme à quelques siécles antérieurs.
La ''Théorie de l'évolution'' est bel et bien réversible....même au niveau de la structure de la pensée. ''Guantanamo(Cuba)''.
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