21 juillet 2008 - 15H52
- Israël

Brown met en garde l'Iran devant la Knesset
Le Premier ministre britannique a exposé devant la Knesset ses positions fermes sur le programme nucléaire iranien. Il a estimé qu'une paix entre Israéliens et Palestiniens était "à portée de main".

Le Premier ministre britannique Gordon Brown a menacé lundi à la Knesset l'Iran d'un durcissement des sanctions face à son programme nucléaire controversé et estimé qu'une paix entre Israéliens et Palestiniens était "à portée de main".
   
Peu avant le discours de M. Brown, le premier d'un chef de gouvernement britannique devant le parlement israélien, la secrétaire d'Etat américain Condoleezza Rice, en route pour les Emirats arabes unis, a lancé un avertissement sans ambiguïté à Téhéran.
   
"S'il n'y pas de réponse sérieuse dans deux semaines nous aurons toujours la possibilité d'exploiter la piste de New York", a dit Mme Rice, en référence au Conseil de sécurité de l'ONU, en menaçant de mesures "punitives" ultérieures.
   
L'Iran, a déclaré M. Brown, "est confronté à un choix clair : suspendre son programme nucléaire et accepter nos offres de négociations ou bien être de plus en plus isolé et confronté à la réponse collective" de nombreux pays.
   
"Tout comme la Grande-Bretagne a mené les efforts dans trois résolutions contraignantes de l'ONU, je vous promets qu'elle continuera avec détermination d'être le fer de lance - avec les Etats-Unis et nos partenaires européens - dans les efforts pour empêcher un programme nucléaire militaire iranien", a-t-il insisté.
   
Le Premier ministre israélien Ehud Olmert l'a remercié pour ses positions fermes face au programme nucléaire iranien.
   
"Vous êtes conscients que la menace la plus grave à la stabilité au Moyen-Orient et à la paix mondiale provient des ambitions du régime des Ayatollahs de Téhéran de parvenir à une hégémonie régionale", a-t-il affirmé.
   
Selon lui, cette hégémonie est "basée sur le refus de la paix, un large soutien aux mouvements terroristes, un effort intensif de parvenir à une capacité nucléaire militaire et une volonté affichée de détruire Israël", a-t-il ajouté.
   
Les pays occidentaux et Israël redoutent que le programme nucléaire civil de Téhéran ne cache un volet militaire. A ce titre, ils réclament la suspension de l'enrichissement d'uranium, une mesure exclue par le régime islamique qui dément chercher à obtenir l'arme nucléaire.
   
Samedi, des discussions à Genève se sont achevées sans réelle percée, l'Iran ayant désormais deux semaines pour répondre à l'offre des représentants du groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne) d'un "gel pour gel".
   
Il s'agit d'un maintien dans un premier temps de l'enrichissement d'uranium à son niveau actuel tandis que les Six renonceraient à durcir les sanctions existantes.
   
Le chef du gouvernement britannique a par ailleurs vilipendé les déclarations qualifiées de "répugnantes" du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui a menacé à plusieurs reprises de rayer Israël de la carte et a tenu des propos négationnistes sur la Shoah.
   
Sur le dossier israélo-palestinien, M. Brown a estimé que la paix "est à portée de main", tout en exhortant Israël à se retirer des colonies de Cisjordanie et les Palestiniens à lutter contre "les terroristes".
   
"Je pense qu'une paix historique, gagnée de haute lutte et durable, qui peut apporter la sécurité sur le terrain, est à portée de main", a-t-il dit.
   
Il a appelé les deux parties à saisir "la chance offerte" par la conférence d'Annapolis, fin novembre 2007 aux Etats-Unis, de parvenir à un accord basé "sur deux Etats fondés sur les frontières de 1967, un Israël démocratique et à l'abris des attaques, reconnu et en paix avec ses voisins" ainsi qu'un Etat Palestinien "pacifique, démocratique et territorialement viable".

Commentaires

Réponse à LII.

Sans heurter votre sensibilité, les précisions suivantes peuvent être utiles.
La reconnaissance de l'''État d'Israël-Palestine'', est la reconnaissance d'un État unique.
Si le terme 'racisme' est inapproprié, il est présent du côté israelien par les Lois (une vingtaine au moins), créant une discrimination entre citoyens-juifs et citoyens-non-juifs, parmis les citoyens d'Israël. Même
E. Olmert vient de la reconnaitre dans son discours* à la 'Conférence du Premier ministre pour le secteur des Minorités', à Haïfa, le 10 juillet dernier. Et la haine...est alors, pour chacun ses raisons, réciproque et généralisée.
Quant à la Justice, un concept admirable, mais il est tellement relatif dans son application, quel que soit le lieu -digne de respect parfois et est un instrument du pouvoir trop souvent.
On ne peut espérer l'existence, ni la co-existence, de deux (2) États. Si il y avait deux (2) États, avec le temps les citoyens arabes seraient refoulés de l'État d'Israël vers ce nouvel État-Palestinien; lequel à la longue finirait lui-même par disparaitre -compte tenu des actions et réactions d'Agressions et de Résistances,d'une partie ou de l'autre....d'ou ''l'errance des Palestiniens''.
Ainsi, la reconnaissance de l'État unique Israël-Palestine s'impose sur des bases uniques et Égalitaires. Tout comme l'immigration juive se fait, le retour des Palestiniens exilés doit se réaliser. La ré-appropriation du territoire se fait par les citoyens-arabes de cet État unique, par le retour des exilés et par la démographie croissante des Palestiniens (la seule crainte actuelle de l'élite israëlienne), d'ou la nécessité de Lois uniques qui s'appliquent à tous. N'est-il pas évident pourquoi l'État actuel d'Israêl tient à deux (2) États distincts?
La perspective doit être extrêmement courageuse par les Palestiniens, de placer tant les Israëliens que les Palestiniens face à leurs responsabilités...d'ou 'CE SEUL CHOIX HISTORIQUE'.
L'autre choix, car il y a un autre choix, est pour les 'Palestiniens dans l'errance' d'attendre un autre Saladin..., possible..., mais quand?
Ce choix historique est aussi pertinent pour les Israëliens, que pour les Palestiniens.
*Ce discours peut être lu (en anglais) sur le site www.pmo.gov.il

Peace

On ne peut parler de racisme entre Palestiniens et Israeliens. Le mot est impropre. On peut parler de haine, et c'est légitime. On ne peut aimer un colonisateur et la paix ne peut être que lorsque Justice sera faite: que la terre
revienne à ses propriétaires. On peut espérer une coexistence des deux "Etats" mais l'histoire prouvera le contraire.

Choix historique.

Le SEUL CHOIX VÉRITABLEMENT HISTORIQUE des palestiniens pour leur survie, est d'abandonner la lutte armée, de reconnaitre ''l'État d'Isrël-Palestine'' et de mener des combats politiques intenses au Centre même
de l'État; pour la reconnaissance de leurs Droits, de leurs Libertés, pour l'Égalité, en s'appuyant sur des négociations, sur les tribunaux, sur la Communauté internationale et sur les opinions publiques.
Tout le reste ne fait que nuire aux palestiniens et aux israëliens, réalistes et de bonne volonté. c'est la seule chance, la seule possibilité, pour les palestiniens et les israëliens de se rapprocher, de vaincre entre autre le racisme réciproque; et pour les israëliens d'espérer de vivre en paix.
Les palestiniens ont l'initiative...vers la paix ou vers l'errance.
Mais c'est peut-être trop en demander aux politiciens palestiniens de se réveiller et de poser un choix éclairé;
tout comme M. Brown d'être mieux avisé.

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