Dernière modification : 24/07/2008 

- OMC


Sarkozy refuse de signer l'accord de l'OMC en l'état
Sarkozy refuse de signer l'accord de l'OMC en l'état
Le président français refuse de signer l'accord de l'OMC tel qu'il a été négocié à Genève. Le négociateur européen à l'OMC, Peter Mandelson (photo), rétorque que c'est Bruxelles qui est mandaté pour négocier, et non les Etats-membres.

Lisez notre article d'analyse : "Dernière chance pour Doha"

 

 
Le président Nicolas Sarkozy a affirmé jeudi à Batz-sur-Mer que la France ne signerait pas en l'état l'accord en discussion à l'OMC à Genève, suscitant une mise au point immédiate du Commissaire européen Peter Mandelson.

"A l'OMC, cet accord qui est sur la table, s'il n'est pas modifié, nous ne le signerons pas", a déclaré le chef de l'Etat, président en exercice de l'Union européenne, lors d'une réunion avec des restaurateurs.

A Genève, le commissaire européen au Commerce Peter Mandelson, dont les relations avec M. Sarkozy sont notoirement tendues, a rapidement voulu mettre les choses au point en rappelant qu'il avait mandat pour négocier au nom de l'ensemble de l'UE.

"La Commission est chargée de négocier ici à l'OMC au nom de tous les Etats membres", a-t-il dit aux journalistes, ajoutant: "Nous continuerons ainsi sur la base du mandat que nous avons".

Début juillet, M. Sarkozy avait accusé M. Mandelson d'être prêt à sacrifier la production agricole "sur l'autel du libéralisme mondial".

Les ministres d'une quarantaine de pays sont réunis depuis lundi à Genève pour tenter de sauver le cycle de négociations de Doha, lancé fin 2001 dans la capitale du Qatar.

Face aux blocages, le directeur de l'OMC Pascal Lamy a réuni depuis mercredi un comité de sept grands acteurs de l'Organisation dans l'espoir de susciter un accord qui pourrait être soumis ensuite à l'ensemble des 153 pays membres.

Les responsables du commerce des Etats-Unis, de l'Union européenne, de l'Inde, du Brésil, du Japon, de l'Australie et de la Chine ont poursuivi leurs discussions jusqu'à près de quatre heures du matin dans la nuit de mercredi à jeudi.

"Nous ne sommes pas encore arrivés à un point de convergence. Sur certains points clé de la négociation, les positions restent encore trop éloignées", a reconnu M. Lamy jeudi matin, lors de la réunion du comité des négociations commerciales qui rassemble tous les pays membres.

Jeudi matin, le ministre de l'Agriculture Michel Barnier avait fait part de son pessimisme, insistant sur l'absence de "réciprocité" de la part des pays émergents.

"Je ne vois pas de lumière (...) à l'horizon entre des intérêts extrêmement contradictoires", a-t-il dit sur la chaîne d'information LCI.

"L'UE a fait de très gros efforts notamment en faisant des propositions pour son agriculture et nous attendons la réciprocité des grand pays émergents comme le Brésil et la Chine et nous ne voyons rien venir", a-t-il ajouté.

M. Lamy a aussi dû faire face à la fronde de huit délégations (Suisse, Indonésie, Argentine, Kenya, Ile Maurice, Turquie, Egypte et Taiwan) qui se sont plaintes de la décision de réunir un comité restreint.

M. Lamy a néanmoins décidé de reprendre les réunions en comité restreint dès jeudi après-midi.

Parmi les points d'achoppement figure l'ouverture des marchés des pays en développement aux produits industriels des pays du nord.

L'objectif est de parvenir à un accord équilibré entre les concessions que les pays riches devront faire en matière agricole et celles que devront consentir les pays émergents en ouvrant leur marché aux produits industriels.

Commentaires (1)

UN REFUS DE M. SARKOSY

Une histoire bien complexe qui va se finir en noeud de boudin et pas celui de la Légion Etrangère.

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