L’immobilier britannique n’en finit plus de s’enfoncer dans la crise. Selon l’organisme Hometrack, le prix des maisons en Angleterre et au Pays de Galles a chuté de 4,4 % au mois de juillet. Du jamais vu depuis la création de cette enquête en 2001. En un an, la baisse des prix a presque atteint 20 % !
Pourquoi le Royaume-Uni est-il autant frappé par la crise immobilière ?
D’abord, parce que le marché britannique présente certaines similitudes avec celui des Etats-Unis. La Grande-Bretagne a, elle aussi, une véritable bulle spéculative. Et quand cette bulle explose plus dure est la chute. Depuis 2000, tous les ingrédients sont réunis pour que le château de cartes s’élève jusqu’à des sommets… quitte à s’effondrer violemment en cas de grain de sable dans l’engrenage . Une économie souriante, une confiance inébranlable, des banques qui prêtent à tour de bras (avec notamment des crédits à taux variables), des maisons dont les prix s’envolent (+132 % en sept ans), des ménages qui s’endettent (deux fois et demie plus qu’en France)...
Toutes ces ressemblances avec les Etats-Unis ont fait que la crise américaine a logiquement contaminé en premier lieu la Grande-Bretagne. Crise de liquidités, taux d’intérêts qui augmentent, perte de confiance… Plus qu’un grain de sable, c’est une marée de mauvaises nouvelles qui est venue crever la bulle immobilière britannique - même si l’Ecosse semble jusqu’ici épargnée).
Mais la Grande-Bretagne n’est pas la seule concernée
Une fois de plus, on constate encore que là où le prix de l'immobilier ont flambé, ils s’effondrent plus qu’ailleurs. Irlande et Espagne sont particulièrement frappées. En Espagne, l’explosion de la bulle immobilière atteint des proportions catastrophiques. Après une flambée des prix de 200 % en 10 ans, le marché s’écroule. Il y aurait actuellement entre 700 000 et un million de logements vides à vendre ! La crise immobilière est d’autant plus préoccupante que la construction était jusqu’ici un véritable moteur pour l’économie espagnole (18 % de l’activité en 2007).
En dehors des ces situations extrêmes, on constate un ralentissement global au niveau européen. Chute au Danemark, ralentissement en Italie, probable baisse en France, il ne fait plus bon investir dans l’immobilier. Seule l’Allemagne semble relativement épargnée. L’explication est limpide : le pays n’a pas connu de récente bulle immobilière et une grande partie du marché repose… sur les locations.













