Les députés italiens ont approuvé jeudi à l'unanimité la ratification du traité européen de Lisbonne, une semaine après le feu vert des sénateurs, un vote salué avec une "grande satisfaction" par Silvio Berlusconi.
L'approbation du traité, par 551 voix, a été accueillie par une ovation debout des députés.
Les élus du parti autonomiste et anti-européen de la Ligue du Nord ont voté le texte mais sont restés assis.
La Ligue, principal allié de Silvio Berlusconi, a finalement approuvé le texte alors qu'elle avait demandé que son approbation soit soumise à référendum, dénonçant un "abandon de souveraineté".
M. Berlusconi a exprimé sa "grande satisfaction": "C'est un résultat particulièrement important car tout le Parlement et le gouvernement se sont unis afin de soutenir un projet d'envergure".
"L'approbation unanime de la ratification du Traité de Lisbonne contribue à renouveler le prestige de l'Italie", a réagi dans un communiqué le président de la République Giorgio Napolitano, qui doit encore promulguer la loi ratifiant le texte.
Cette ratification intervient alors que les relations entre Rome et Bruxelles se sont tendues depuis le retour au pouvoir de Silvio Berlusconi, en particulier sur la lutte contre l'immigration clandestine, le sauvetage d'Alitalia et le problème des déchets à Naples (sud).
"Je suis heureux que le gouvernement, la majorité et l'opposition aient réussi à faire converger leurs points de vue sur une question aussi cruciale pour l'avenir du pays", a-t-il ajouté.
"La ratification du traité intervient seulement deux mois après l'arrivée du nouveau gouvernement, confirmant l'engagement des forces politiques en faveur du processus d'intégration européenne", a de son côté souligné le chef de la diplomatie italienne Franco Frattini, ancien commissaire européen.
L'avenir du traité de Lisbonne dépend de l'Irlande, dont la population a rejeté le texte par référendum le 12 juin, par 53,4% des voix, précipitant l'Europe dans une nouvelle crise institutionnelle.
Le processus de ratification dans les autres Etats ne s'est pas arrêté pour autant et les chefs d'Etat de l'Union européenne ont décidé d'attendre un prochain sommet européen en octobre pour trouver une issue à cette crise.
Les dirigeants européens espèrent que Dublin acceptera à terme d'organiser une nouvelle consultation, quitte à accorder à l'Irlande des garanties ou dérogations spécifiques.














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