19 août 2008 - 07H42
- Industrie - Mexique - Venezuela

Chavez nationalise l'industrie du ciment
Après l'échec d'un accord sur le transfert à l'Etat des actions de Cemex, le Venezuela va prendre le contrôle des usines de ciment du groupe mexicain situées sur son territoire.

Le Venezuela a annoncé lundi l'expropriation des filiales vénézuéliennes de la cimenterie mexicaine Cemex à défaut d'être parvenu à un accord sur le transfert à l'Etat de la majorité de ses actions, ainsi que l'avait prévu en avril dernier une loi de nationalisation du secteur.

"Il n'a pas été possible de parvenir à un accord avec eux (Cemex) et la prochaine étape que nous devons suivre est de procéder à l'expropriation", a déclaré à la presse le vice-président vénézuélien Rafael Carrizales.

Les responsables de la cimenterie mexicaine "demandent un prix très élevé par rapport à la valeur réelle", a expliqué M. Carrizalez.

Au début du mois d'avril, le gouvernement vénézuélien avait annoncé qu'il entendait prendre le contrôle d'au moins 60% de l'actionnariat des cimentiers détenus par les groupes mexicain Cemex, français Lafarge et suisse Holcim. "La possibilité de parvenir à des accords avec les entreprises va être ouverte, de façon comparable à ce que nous faisons dans le domaine pétrolier", avait alors expliqué le ministre de l'Energie et du Pétrole Rafael Ramirez, à l'issue d'une réunion avec les représentants de Cemex, Lafarge et Holcim.

Selon le ministre, l'objectif était "d'avoir le contrôle effectif des entreprises et coordonner ou créer la structure de direction des entreprises de base du secteur cimentier".

Quelques jours auparavant, le président vénézuélien Hugo Chavez avait annoncé la nationalisation de l'industrie du ciment, "à partir de cet instant, en prenant toutes les mesures juridiques et économiques". Il avait expliqué qu'il s'agissait d'une décision "stratégique" et indiqué que les sociétés étrangères concernées seraient indemnisées.
 

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