Dernière modification : 21/08/2008 

- Afghanistan - Gordon Brown - Royaume-Uni


Brown espère doubler la force internationale en Afghanistan
Brown espère doubler la force internationale en Afghanistan
Gordon Brown effectue une visite surprise en Afghanistan où sont déployés 8 000 soldats britanniques. Le Premier ministre britannique souhaite porter le nombre de militaires de l'armée internationale en Afghanistan de 60 000 à 120 000.

Le Premier ministre britannique Gordon Brown a effectué jeudi une visite surprise en Afghanistan pour galvaniser ses soldats, un jour après le président français Nicolas Sarkozy venu rendre hommage à dix militaires français tués dans une embuscade des talibans.
  
Gordon Brown s'est d'abord rendu au Camp Bastion, dans la province d'Helmand, une place forte des talibans dans le sud, où sont déployés quelque 8.000 soldats britanniques.
  
"Vous savez que vous êtes en première ligne dans le combat contre les talibans, et ce que vous accomplissez ici permet d'éviter que les terroristes agissent dans les rues des villes de Grande-Bretagne", a déclaré le Premier ministre, devant 300 soldats britanniques et afghans.
  
"Vous luttez pour un Afghanistan libéré des terroristes, mais aussi pour un Afghanistan démocratique où le peuple aura son mot à dire", a-t-il jugé.
  
Gordon Brown, de plus en plus impopulaire en Grande-Bretagne, est arrivé en Afghanistan au lendemain d'une visite éclair du président français Nicolas Sarkozy venu rendre hommage à dix soldats français de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan, tués dans une embuscade des talibans à moins de 60 km de Kaboul.
  
Mardi, le Premier ministre britannique avait salué le "sacrifice" des 10 soldats français, venus "aider le peuple afghan à construire un meilleur avenir pour eux-mêmes et un monde plus stable" et la "détermination" de Nicolas Sarkozy "à poursuivre les déploiements de troupes malgré ces victimes".
  
Gordon Brown s'est efforcé de minimiser la menace d'une résurgence talibane, assurant que les commandants des forces alliées en Afghanistan avaient prévu une "offensive estivale".
  
Il s'agit du bilan le plus meurtrier pour l'armée française depuis un attentat en 1983 à Beyrouth où 58 parachutistes avaient trouvé la mort.
  
Quelque 116 soldats britanniques sont morts en Afghanistan depuis le renversement du régime des talibans par une coalition internationale emmenée par les Etats-Unis fin 2001.
  
Les violences ont redoublé d'intensité dans le pays depuis deux ans malgré la présence de 70.000 soldats de deux forces multinationales, l'une de l'Otan, l'autre sous commandement américain (Operation Enduring Freedom).
  
Gordon Brown s'est ensuite rendu à Kaboul où il a rencontré en début d'après-midi le président afghan Hamid Karzaï, avant de rappeler que la Grande-Bretagne est "profondément résolue" dans son soutien à l'Afghanistan, au cours d'une conférence de presse.
  
Le Premier ministre a annoncé une augmentation de la contribution britannique au développement de l'Afghanistan, pour un montant de 120 millions de dollars, ainsi qu'à la formation et à l'entraînement des forces de sécurité afghanes.
  
"Nous ne relâcherons pas nos efforts pour soutenir la reconstruction en Afghanistan, parce que nous savons que ce qu'il se passe en Afghanistan affecte le reste du monde", a-t-il assuré.
  
Gordon Brown a aussi évoqué la question des relations entre l'Afghanistan et son voisin le Pakistan, après la démission du président Pervez Musharraf.
  
"Nous voulons souligner l'importance d'une meilleure coopération entre les deux pays, en particulier vis à vis des insurgés qui franchissent la frontière et passent du Pakistan en Afghanistan", a-t-il dit.
  
Les autorités afghanes accusent Islamabad de ne pas faire suffisamment d'efforts pour empêcher des talibans afghans et des combattants d'Al-Qaïda de pénétrer en Afghanistan.
  
Le Premier ministre fait une halte en Afghanistan, sur le chemin de Pékin où il doit assister à la cérémonie de clôture des Jeux olympiques. La ville de Londres organise les prochains Jeux en 2012 et lors de la cérémonie de clôture, le drapeau olympique sera officiellement remis aux représentants de la capitale britannique.

Commentaires (1)

Que fait le ridicule?

Rester en Afghanistan après 7 ans de guerre, avec 70 000 soldats déjà sur le terrain et une progression de la 'Résistance' (-quelle qu'elle soit)...la seule solution en vue est de doubler le nombre...140 000 soldats! Le résultat prévisible est qu'ils il aura plus de soldats tués et plus de victimes. Même, y déployer 240 000 soldats...et encore plus de soldats tués et toujours plus de victimes. G.Brown (Grande-Bretagne et E.U.), N.Sarkozy (France et U.E), S.Harper (Canada), G.W.Bush (États-Unis) démontrent qu'ils n'ont pas la moindre idée comment s'y prendre, sinon de s'enliser et de s'enliser davantage dans cette guerre. Ils peuvent faire comme les Russes, y déployer 240 000 soldats et avec ce nombre de soldats, les Russes ont retraités dix ans plus tard. Le Pakistan voisin (population de 160 millions d'ha.), contrairement à l'époque russe, devient actuellement une réserve sans fin, pour aboutir à 'une nouvelle guerre de cent ans'! Trés judicieux comme démarche que de poursuivre la guerre d'Afghanistan,si l'objectif est effectivement de maintenir une guerre sans fin...(en politique, tout est possible).
Mais, la perspective sur le terrain ne changera pas; dans quelques années, les troupes 'occidentales'
battront en retraite, à bout de souffle, ou à bout de ressources budgétaires. Les Russes et les Sud-américains
espèrent que cette guerre s'éternisera, car pendant ce temps,ils se structurent, ils se renforcent militairement et économiquement; tandis que l'Union européenne (et ses États-membres) préfèrent l'Aventure de l'OTAN
ASIATIQUE -ainsi de s'affaiblir, plutôt que d'allouer ses budgets à sa propre défense.
Si les 'occidentaux' ne retraitent pas en Afghanistan, il n'y a pas d'autre alternative que de négocier (on ne choisi pas avec qui on négocie, on négocie avec l'adversaire...encore faut-il qu'après 7 ans ils sachent qui est l'adversaire ou qui sont les adversaires...ce qui n'est pas du tout certain!) et d'imposer 3 à 4 principes fondamentaux du respect des Êtres humains, pour quitter ce territoire.
Cette Guerre en Afghanistan est un choix politique. Ceux qui évoquent la 'nécessité' n'ont d'autre solution que de doubler le nombre de soldats...en Afghanistan, le ridicule tue.

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