Le président français Nicolas Sarkozy et celui de la Commission européenne José Manuel Barroso ont réitéré dans la nuit de lundi à mardi leur soutien à leur homologue géorgien Mikheïl Saakachvili, qui a annoncé la tenue en octobre d'une conférence pour l'aide à son pays.
"La Géorgie peut compter sur la solidarité et l'engagement déterminé de l'Union européenne" dans ces heures difficiles. L'Union européenne et ses 27 Etats membres, ses institutions, parlent et agissent d'une façon ferme, unie", a déclaré M. Barroso lors d'une conférence de presse commune.
"Je tiens à vous assurer que l'Union européenne est aussi prête à approfondir les relations politiques et économiques avec la Géorgie (...) notamment avec création d'une zone de libre-échange, la facilitation d'attribution des visas de courte durée et aussi un accord de réadmission", a-t-il poursuivi.
"Nous préparons une conférence internationale des donateurs", a également indiqué le président de la Commission de l'UE.
"Un sommet aura lieu ici en octobre" avec la participation notamment du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM), a précisé plus tard M. Saakachvili.
"Nous continuerons à soutenir la Géorgie et préparerons une rencontre en Géorgie des principaux pays qui veulent soutenir la Géorgie pour son redressement, qui précèdera une conférence pour mobiliser tous les donateurs", avait auparavant indiqué M. Sarkozy.
L'UE s'était engagé le 1er septembre lors d'un Conseil européen à Bruxelles à organiser une conférence des donateurs pour la reconstruction de la Géorgie.
Faisant le bilan de l'accord signé dans l'après-midi à Moscou avec le président russe Dmitri Medvedev, le président Sarkozy a précisé que les 200 observateurs que doit envoyer l'UE en Géorgie avant le 1er octobre pourraient entrer en Abkhazie et en Ossétie du Sud.
"Que ça soit pour l'Ossétie comme l'Abkhazie, c'est dans le cadre des mandats de l'OSCE et de la Monug (la Mission des Nations unies en Géorgie, ndlr) que ces observateurs européens seront déployés", a-t-il dit.
"L'esprit du texte, c'est qu'ils ont vocation à entrer (en Abkhazie et en Ossétie du Sud) pour observer, pour raconter et pour éviter que les mêmes causes produisent les mêmes effets", a-t-il ajouté.
Le président en exercice de l'Union européenne a également déclaré que si les forces russes ne s'étaient pas retirées d'ici au 15 octobre de Géorgie, hors Ossétie et Abkhazie, l'UE en "tirerait les conséquences".
"Le 15 octobre, il ne doit pas y avoir un seul soldat russe qui soit sur des positions qui n'étaient pas celles où (les troupes) se trouvaient avant le 7 août. Soit c'est fait et dans ce cas là chacun a respecté sa parole. Soit ce n'est pas fait et alors cinq jours plus tard, l'Europe en tirera les conséquences", a déclaré M. Sarkozy.
Le président Saakachvili a pour sa part répété que toute solution au conflit russo-géorgien devait respecter l'intégrité territoriale de la Géorgie.
Il a également confirmé qu'il avait signé une lettre dans laquelle il réitère "son engagement à respecter l'accord" du mois d'août qui exclut le recours à la force, condition posée par Moscou par un retrait de ses troupes du territoire géorgien.















Commentaires
Qui décide quoi en Europe?
Si les observateurs sont tous du même parti (Pris) il va de soi que leur rapport est déjà fait avant d'aller observer quoi que ce soit.Personne n'avait observé les militaires américains et israéliens avant ni pendant ni après. La mer noire est remplie de bateaux de guerre américains qui apportent sois disant de l'aide humanitaire mais personne ne va vérifier. Aider la Géorgie cela équivaut à aider la Serbie pendant qu'elle bombardait ses voisins. Faire une zone de libre échange avec la Géorgie? Ne serait-il pas plus sage de faire ça avec la Russie? Ce n'est pas étonnant que l'on se détache de l'idée européenne. On ne voit pas qui les dirigeants européens ils représentent quand ils prennent des décisions si ce n'est qu'ils sont à la botte des USA!
L'UE réaffirme son soutien à la Géorgie
L´europe ne fais que subir ce que l´amérique de Busch lui impose, je crois qu´il est temps aux politiques de UE de contrer tout ce qui n´est pas constructif pour l´ europe ; n´oublions pas que la russie est en europe et que la politique de confrontation de certains Pays ou dirigeants comme celui de la géorgie soutenue par les usa n´est pas bon pour nous.
Je félicite Mr Sarkozy de son courage vis a vis de la russie mais je crois qu´il est trop tard maintenant en ce qui concerne le l´Ossétie et l´Abkhazie.
l´europe dois se montrer tres ferme vis a vis de la georgie, faire savoir a ce pays qu´il est europeén donc sa politique dois etre avant tout europeénne qu´Américaine.
ue-russie efficacité conditionné
il faut feliciter le pdt sakozy et l'ue pour cette victoire diplomatique bien attendu l'ue doit veiller à l'appliction de ces accords et rester ferme fac aux russe qui aime la ruse
crisse Ivorienne
je croix que la crise ne conserne pas les ivoirienne (le peuple) maisplus tot les politiciens,qui joue avec le peuple.
Dans les faits...
Dans les faits, en ce qui concerne la crise géorgienne:
-la Russie a conquis définitivement et unilatéralement deux provinces, Ossétie du Sud et Abkhazie, au vu et su de la communauté internationale.
- rien ne fut efficace pour contrer l'occupation militaire de la Russie, merci les stratèges américains et européens.
- les réactions européennes furent insuffisantes, tant diplomatiquement (à part s'agiter, que fait sur le fond Nicolas Sarkozy) que militairement (parce qu'impossibles) ou bien politiquement (dans les faits, la Géorgie était dès le départ seule face à Moscou).
- l'Europe, comme lors de la crise Yougoslave dans les années 1990, est impuissante à contrer rapidement tout conflit - das le cas de la crise géorgienne, le rôle de l'Allemagne n'est pas si clair, la russophilie de certains des dirigeants allemands étant quelque peu suspecte -
- dans les faits, c'est "1938 - Le retour".
Dans ce contexte l'Ukraine va sans doute justement exiger des garanties de lUE face à la Russie. Pouvons-nous lui en donner?
A suivre...
soutien bidon
Il ne faut pas faire semblant de s'indigner et menacer quand on ne peut rien faire. Là on se discrédite !
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