01 Octobre 2008 - 02H57
- Congrès américain - Royaume-Uni

L'opposition veut collaborer avec le gouvernement
Le leader de l'opposition conservatrice britannique David Cameron a déclaré ne "pas vouloir que les querelles politiques américaines" s'immiscent au Royaume-Uni et s'est dit prêt à collaborer avec le gouvernement travailliste de Gordon Brown.

Le chef de l'opposition conservatrice britannique, David Cameron, a promis mardi d'éviter que "les luttes partisanes", qui ont empêché l'adoption du plan de sauvetage américain, se reproduisent au Royaume-Uni en cas de besoin d'une action urgente.
   
"Ne laissons pas les luttes partisanes qui sont survenues en Amérique se produire ici dans notre pays", a lancé le chef de file tory lors d'une brève intervention lors du congrès annuel de son parti à Birmingham (centre).
   
"En Grande-Bretagne, nous sommes unis sur ce sujet", a-t-il lancé.
   
David Cameron ne devait pas s'exprimer devant les militants avant mercredi, dernier jour du congrès, mais le rejet par la Chambre des représentants américaine du plan de sauvetage bancaire a bouleversé l'agenda. La victoire du non à Washington est avant tout venue des propres troupes républicaines du président George Bush.
   
Dressant un parallèle avec la Grande Dépression de 1929, M. Cameron a souligné que cette crise n'avait pas été provoquée par le krach à Wall Street, mais par l'inefficacité des politiques gouvernementales face à la crise bancaire.
   
"Nous sommes prêts à aider le gouvernement à faire ce qu'il convient pour la stabilité financière... Il pourrait bien y avoir besoin d'une mobilisation de soutien public derrière une importante décision", a-t-il averti. Certains experts estiment nécessaire l'adoption au Royaume-Uni d'un vaste plan de sauvetage comme celui présenté aux Etats-Unis.
   
M. Cameron n'a pas été plus spécifique mais il a annoncé que son parti abandonnerait dès lundi, à la reprise de la session parlementaire, ses réserves sur un projet de loi permettant à la Banque d'Angleterre de venir au secours des banques en difficulté et qui est bloqué au Parlement.
   
Reprenant un discours maintes fois tenu depuis le début du congrès, dimanche, M. Cameron a souligné que les conservateurs continuaient à "croire en la libre entreprise", mais qu'ils réalisaient le besoin de "réformer" le système.
   
A 41 ans, le jeune Cameron est le grand favori des sondages face au Premier ministre travailliste Gordon Brown, 57 ans, mais il est sous la pression de prouver qu'il a l'expérience suffisante pour gouverner et en particulier pour sortir le pays de la crise financière.
   
Gordon Brown, qui a tenu pendant dix ans le ministère de Finances, avait récemment qualifié son rival de "novice".
   
Selon un sondage publié mardi dans l'Independent, Brown est considéré comme "le mieux à même" de gérer la crise, par 43% des personnes interrogées, contre 33% qui préfèrent David Cameron.
   
L'enquête confirme de plus que les travaillistes réduisent l'écart avec les conservateurs. Le Labour est crédité de 29% des intentions de votre, contre 41% pour les Tories.

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