10 Octobre 2008 - 20H11
- France - Santé

La France veut retirer des bonbons chinois du marché
La France préconise de ne pas consommer les bonbons White Rabbit et les biscuits Koala qui présentent une teneur en mélamine -substance au cœur du scandale du lait frelaté en Chine- "supérieure au seuil d'alerte".

A la suite de contrôles et après de nombreux pays, la France s'est décidée vendredi à mettre en garde les consommateurs contre les bonbons "White Rabbit" et les biscuits "Koala", contaminés à la mélamine, la substance au centre du scandale du lait frelaté en Chine.

Les analyses de ces produits montrent une teneur en mélamine "supérieure au seuil d'alerte fixé par la Commission européenne (2,5 mg/kg)", ont indiqué dans un communiqué commun les ministères de l'Agriculture, de l'Economie et du Budget.

Les pouvoirs publics ont demandé que ces confiseries, disponibles dans les magasins et dans les restaurants, soient "définitivement" retirées du marché.

Ils ont aussi recommandé de "ne pas les consommer et de les rapporter aux points de vente ou de les détruire". Les consommateurs doivent prendre les mêmes précautions avec les produits achetés sur l'internet.

Quant aux personnes qui en auraient éventuellement consommés, "la veille sanitaire n'a pas mis en évidence de trouble particulier à ce jour", selon le ministère.

Ces produits ont été vendus notamment par le groupe de distribution Frères Tang qui affirme avoir procédé aux retrait et rappel de ces confiseries "vers le 20 septembre".

Selon les analyses pratiquées par le groupe, les bonbons contenaient de la mélamine à hauteur 42 mg/kg (contre 2,5 mg/kg fixés par la commission européenne) et les biscuits contenaient entre 3 et 4,5 mg/kg.

De nombreux pays ont déjà procédé depuis deux ou trois semaines au retrait du célèbre bonbon "White Rabbit", offert au président américain Richard Nixon lors de son voyage historique en Chine en 1972.

De Singapour au Pérou, en passant par l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni, ce retrait a fait l'objet d'avertissement aux consommateurs dès la fin septembre.

Début octobre, les autorités sanitaires belges faisaient état de quantités cinq fois supérieures aux normes autorisées de mélamine dans un échantillon de "White Rabbit", demandant "instamment" de ne pas les consommer.

Dans un arrêté du 26 septembre, les autorités françaises ont, elles aussi, demandé le retrait du marché des aliments fabriqués à partir de produits laitiers chinois. Mais ce n'est que ce vendredi qu'elles ont mis explicitement en garde contre les bonbons "White Rabbit" et les biscuits "Koala".

Dans leur communiqué, les trois ministères ont indiqué que "près de 1.400 contrôles" avaient été menés par la Direction générale de l'alimentation (DGAL) et la Direction générale à la concurrence (DGCCRF). Ces contrôles n'ont pas permis de constater d'importations illégales de lait ou de produits laitiers, assurent-ils.

La crise du lait trafiqué à la mélamine a éclaté il y a un mois en Chine, le 11 septembre. Le scandale est arrivé par le lait en poudre pour bébé de l'entreprise chinoise Sanlu, qui s'est révélé contenir des taux très élevés de mélamine, une substance utilisée normalement dans la fabrication de résines synthétiques et de plastique.

Les fraudeurs ont ajouté de la mélamine dans le lait après l'avoir coupé d'eau pour augmenter les volumes de vente. La substance chimique donne l'illusion d'un apport en protéines. Elle provoque des calculs rénaux, voire le blocage des fonctions rénales.

Officiellement, quatre nourrissons sont morts en Chine. Au total, 10.666 enfants restent hospitalisés, sur un total de 46.810 ayant dû faire un séjour hospitalier.

Commentaires

COBALT

Personne en parle mais il y a une confirmation que certains boutons d'ascenseurs contiennent du cobalt radioactifs dont le rayonnement est faible mais ces boutons sont radioatifs et doivent être changés. Où sont-ils fabriqués en Chine.Comme vous pouvez le constater il est possible avec des boutons d'ascenseurs de contaminés une population. Pouquoi pas du cobalt dans les téléphones portables, appareils photographiques, ordinateurs portables...

IL N'Y A PAS QUE LES BONBONS DE CHINE

Il faudrait analyser toutes les marchandises provenant de Chine, un travail énorme. Le plus simple ne plus acheter les marchandises provenant de Chine ou que chaque personne regarde les substances entrant dans la composition des produits. Mais je pose une question : Sur la majeure partie des produits de consommation même fabriqué France, en Chine ou autres même avec une très bonne vue vous ne pouvez pas lire le nom des produits tellement les écritures sont petites. Il faudrait déjà exiger que sur les boîtes les caractères soit d’une taille raisonnable pour que tout le monde puisse lire correctement. Même avec une très bonne vue et selon la couleur du texte vous ne pouvez rien lire ou alors il vous faut une demi-journée.

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