Au moins onze opposants birmans impliqués dans les manifestations démocratiques de l'an dernier à Rangoun ont été condamnés mardi chacun à 65 ans de prison, a annoncé un porte-parole de l'opposition.
Les dissidents, qui avaient également participé au soulèvement de 1988, ont été condamnés lors d'une audience à huis clos qui s'est tenue à l'intérieur de la prison Insein, dans l'ex-capitale birmane, a précisé Nyan Win, porte-parole de la Ligue nationale pour la démocratie (LND).
Parmi les opposants condamnés figurent Ko Jimmy et sa femme, Nilar Thein, qui avait dû abandonner sa fillette de quatre mois lorsqu'elle était passée dans la clandestinité au cours de la répression des manifestations d'août 2007.
Nilar Thein a été arrêtée en septembre dernier après plus d'un an de clandestinité.
Les neuf autres militants pro-démocratie, appartenant au "Groupe des étudiants de la génération 88", avaient déjà été condamnés à des peines de six mois de prison en octobre pour insulte à la cour parce qu'ils avaient tenté de faire valoir que leur procès ne devait pas avoir lieu à huis clos.
Les familles des détenus n'ont pas pu assister mardi à la séance où ont été prononcées les sentences, ce qui viole une convention en vertu de laquelle ils auraient pu être présents.
"Les familles ont été privées de ce droit et, leurs avocats de la défense étant derrière les barreaux, elles ne pourront pas faire appel", a déclaré Nyan Win, lui-même avocat.
Selon les Nations unies, au moins 31 personnes ont été tuées dans la répression des grandes manifestations dirigées par des moines bouddhistes en 2007.














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