Reuters - Helen Suzman, qui fut l'une des militants anti-apartheid les plus respectées d'Afrique du Sud, est morte, rapporte jeudi l'agence de presse sud-africaine Sapa.
D'après sa fille Frances Jowell citée par l'agence, elle s'est éteinte paisiblement à son domicile de Johannesburg à l'âge de 91 ans.
Suzman avait commencé à militer à une époque où une infime minorité de blancs sud-africains, comme elle, dénonçaient le système de ségrégation.
Cette femme d'allure fragile qui s'employa à défendre les droits des communautés non-blanches fût la doyenne des membres d'un Parlement à l'époque réservé aux seuls blancs.
Son nom avait été cité à deux reprises dans la liste des possibles lauréats du prix Nobel de la paix, sans jamais que l'Académie de Stockholm ne la couronne.
Elle avait obtenu en revanche nombre de distinctions d'organisations de défense des droits de l'homme.
Elle fût l'un des rares blancs à gagner l'estime de la majorité noire et rendit visite à plusieurs reprises à Nelson Mandela au bagne de Robben Island, au large du Cap.
Evoquant avec émotion et affection la première visite d'Helen Suzman au bagne, l'homme qui symbolisa le combat contre l'apartheid et devint le premier président noir de l'Afrique du Sud a dit:
"C'était à la fois étrange et merveilleux de voir cette femme courageuse pénétrer dans nos cellules et se promener avec nous dans la cour de prison. Elle fût la première et unique femme à faire l'honneur de sa venue dans nos cellules".
A la nouvelle de sa mort, la Fondation Nelson Mandela, qui gère la communication de l'ex-président aujourd'hui retiré de la vie politique, a déclaré que l'Afrique du Sud a perdu "un grand patriote ainsi qu'un combattant intrépide de la lutte contre l'apartheid".
Membre pendant de nombreuses années du Parti fédéral progressiste, une petite formation libérale, Helen Suzman avait essuyé les quolibets et les insultes de ses pairs blancs qui lui lançaient "Rentre à Moscou" et "Rentre en Israël" - allusion à ses origines juives.
Ses prises de bec au Parlement avec le président P.W. Botha, qui l'avait baptisée "la Mère supérieure", étaient légendaires. "Je n'ai pas peur de vous. Je ne l'ai jamais été et je ne serai jamais. D'ailleurs, je ne pense rien de vous", avait-elle un jour rétorqué.















Commentaires (4)
helen suzman
je suis tres triste d'apprendre cette nouvelle des personne comme helen nous apprend boucoup dans le pouvoir vivre ensemble son courage est un exemple pour nous tous son amour pour le prochain peut etre un vent d'esperance pour tout ce qui son marginalise merci pour tou helen comme on dit chez moi "que la terre de nos ancetres te sois legere"
@ Laurent
Je crois qu'il s'agit juste d'une dépêche Reuters et non d'un article écrit par des journalistes de France 24. En plus il parle de ses origines juives à la fin. Respire un bon coup avant de crier au complot !
Une grande dame s'éteint
Dommage que France24 ai oublié de compléter la biographie de cette grande dame:
"Fille d'émigrants juifs de Lituanie, née à Germiston (Transvaal) dans la banlieue de Johannesburg, Helen Suzman étudia à l'université du Witwatersrand où elle fut plus tard assistante en économie. Elle épouse Moses Suzman avec qui elle aura deux enfants, Patricia et Frances."
Mais le pire c'est d'oublier qu'elle n'a jamais arrêter son combat pour la démocratie:
"Lors de son 90ème anniversaire en 2007, elle en appelle « au renforcement de l'opposition dans une démocratie encore en construction », estimant que ce qui a remplacé l'apartheid n'est pas très satisfaisant. Si elle s'en prend une nouvelle fois au président Thabo Mbeki dont elle fustige « les errements dans la lutte contre le sida » et « sa diplomatie silencieuse envers le Zimbabwe, dont l'économie est en ruine et les droits de l'homme en berne », c'est surtout au fonctionnement du Parlement qu'elle s'en prend. Elle déclare ainsi qu'au moment où elle était la seule députée progressiste, entre 1961 et 1974, elle avait « toujours eu la possibilité d'exprimer ses opinions » mais qu'en 2007, « c'est beaucoup plus difficile, le rôle de l'opposition n'est pas reconnu. Les questions restent sans réponse, elles sont déclarées invalides »."
Ces deux oublis donnent une idée de ce que "Politiquement Correct" veut dire à France24.
Femme tres courageuse!!!!!!!!!!
Il faut rendre Hommage à cette femme trés courageuse,etant la premiere de son genre à savoir que l´Apartheid n´avait,n´a et n´aura pas d´avenir ni en Afrique du Sud,ni dans d´autres Pays ayant le meme probleme.Paix à son Ame.
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