Dernière modification : 01/02/2011 

- Islamisme - Révolution tunisienne - Tunisie


L'opposant islamiste Ghannouchi ne briguera pas la présidentielle

Rached Ghannouchi, le leader du mouvement islamiste Ennahda - interdit sous Ben Ali -, a effectué son retour au pays ce dimanche après 20 ans d'exil à Londres. Dans une interview, il a assuré ne pas vouloir se présenter à la présidentielle.

Par Alix LE BOURDON / Chady CHLELA / Nicolas GERMAIN (vidéo)
Dépêche (texte)
 

AFP - Accueilli dimanche à Tunis par des milliers de partisans après un exil de 20 ans, l'islamiste Rached Ghannouchi a annoncé qu'il ne serait pas candidat à la première élection présidentielle de la Tunisie de l'après Ben Ali, l'ex-président qui avait laminé son mouvement.

"Je ne vais pas me présenter à la présidentielle, et il n'y aura aucun (candidat) membre d'Ennahda", a déclaré le dirigeant du mouvement islamiste, dans un entretien à l'AFP au domicile de son frère dans le nord de Tunis.

Il est en revanche resté vague quant à une participation d'Ennahda aux législatives, qui doivent théoriquement être organisées, comme la présidentielle, dans un délai d'environ six mois.

"Après 20 ans d'absence, mon parti n'est pas prêt à jouer un rôle sur la scène politique, la priorité est de reconstruire Ennahda", a-t-il expliqué.

Sa formation, interdite sous le règne de Ben Ali, a été écrasée dans les années 90, quelque 30.000 de ses membres ou sympathisants supposés arrêtés, tandis que des centaines d'autres étaient contraints à l'exil.

Il n'a pas exclu toutefois une éventuelle participation à l'équipe de transition qui s'est mise en place après la fuite du président Zine El Abidine Ben Ali le 14 janvier, à l'issue de quatre semaines d'une révolte sans précédent à laquelle les islamistes ont surtout assisté en spectateurs.

"Si nous sentons que le gouvernement satisfait les attentes de ceux qui ont pris part à cette révolution, alors pourquoi pas?", a-t-il commenté.

C'est la première fois que le leader islamiste adresse, depuis le sol tunisien, un message d'ouverture au gouvernement de transition, qui devra répondre dans les jours à venir à une demande de légalisation d'Ennahda.

Depuis son exil londonien, le vieux leader, 69 ans, était resté très prudent, laissant le plus souvent le soin à ses porte-parole en France ou à Tunis de porter son message.

A l'aéroport de Tunis, Rached Ghannouchi a été accueilli par une foule compacte qui chantait l'hymne national et criait sa "fierté islamique" retrouvée.

"Allah Akbar" (Dieu est le plus grand), a-t-il lancé à la foule, tout sourire, les bras tendus vers le ciel, avant d'être emporté par une vague de militants, tandis que des défenseurs de la laïcité exprimaient leurs inquiétudes face à un retour de "l'obscurantisme".

Dimanche matin, Ghannouchi avait pourtant tenu des propos rassurants: "la charia (la loi islamique) n'a pas sa place en Tunisie" et "la peur est uniquement basée sur l'ignorance" -- qu'il impute à la politique de diabolisation de son mouvement par Ben Ali.

Rached Ghannouchi a fondé en 1981 Ennahda (Renaissance) avec des intellectuels inspirés par les Frères musulmans égyptiens. Il dit aujourd'hui représenter un islam modéré proche de l'AKP turc.

Toléré au début de l'ère Ben Ali en 1987, son mouvement avait été réprimé après les législatives de 1989, où les listes qu'il soutenait avaient recueilli au moins 17% des suffrages.

Ghannouchi avait alors quitté la Tunisie pour l'Algérie, puis Londres. En 1992, il avait été condamné par contumace à la prison à perpétuité pour un complot contre le président.

A peine sur le sol tunisien, la signification de son retour fait débat.

Pour Mohammed Habib Azizi, professeur d'histoire à l'université de Tunis, "ce qui s'est passé en Tunisie ne peut en aucun cas être considéré comme l'oeuvre des islamistes, des nationalistes ou des communistes", dit-il à l'AFP.

A l'aéroport, un syndicaliste de 37 ans, Mohammed Mahfoud, avait en revanche confectionné une pancarte sur la "contribution" d'Ennahda à la "lutte contre la dictature", avec le nombre de prisonniers, d'exilés et de "martyrs".

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(12) Réactions

l'islamisme

Rached gannouchi a déclarer ne pas se présenter aux présidentiel, mais lors d'une interview télévisée sur la chaine maghrébine "NESMA" il a déclarer que out parti politique cherche a acceder au pouvoir , donc deux déclaration opposées*. Cela cahe bien les ambition de son parti islamiste.
Jeunes de 18 ans et plus , vous qui avez légalement le droit de voteraux présidentielles en Tunisie inscrivez vous et voter contre l'islamisme, ce parti va nous enlever nos libertés pour lesquelles des martyrs ont donné leur vie , il a pour ambition de faire régresser les droits de la femme contrairement à ce qu'il avance, nous imposer le voile des femmes, FINI la liberté NOUS NE VOULONS PAS DE CE PARTI ENNAHADHA, l'islma est une religion que chacub est libre de pratiquer mais pas DE NOUS IMPOSER EN NOUS FORCANT ET EN LIMITANT NOS LIBERTES , et concernant notre TOURISME quels touristes seront intéréssés par un pays islamiste? laissons notre religion tranquille et ne l'utilisons pas comme outil de propagande et de limitation des libertés pour un peuple avide de libertés et nous retournerons dans les même condition que sous ben ali voire pire.
GANOUCHI RACHED EST UN DANGER LUI ETSON PARTI ENNAHDHA JEUNES DE 18 ANS ET PLUS VOTER POUR UN PARTI DE VOTRE CHOIX ET ECRASONS LES ISLAMISTE QUI SE FOnt passer pour des democrates TROMPER L'OPINION PUBLIQUE.

BONJOUR!

Attention au peuple de Tunis de ne pas se faire voler leur révolution!

Pour Monsieur kahena porte parole d'Israël et de sionisme intern

Kahena, arrêt ta propagande de sionisme international et d'Israël! Les islamistes c'est comme les autres partie de société , et en plus je suis sur qu'ils sont pas comme les pidofiles des églises!

l'Europe !

es habitants du monde arabe suivent avec grand intérêt et enthousiasme les événements historiques qui ont lieu en Tunisie. Ils s’interrogent sur l’avenir des gouvernements de la région, après le renversement du président Zine El-Abidine Ben Ali en raison de l’injustice politique et sociale qu’il a fait régner pendant plus de vingt ans. Cette révolution met en évidence non seulement le rôle crucial des nouvelles technologies pour mobiliser les peuples, mais aussi le rôle répugnant de l’Occident, qui apporte un soutien inconditionnel à la perpétuation de dictatures moyenâgeuses.

Malgré le manque de libertés, l’injustice sociale, les niveaux insupportables de corruption et l’Etat policier, l’Occident n’a cessé de défendre ces régimes. Jusqu’à ce que Ben Ali soit renversé, l’Occident le considérait comme un “élève exemplaire”. Le président français Nicolas Sarkozy a même déclaré en 2008 que la Tunisie vivait en démocratie. Pendant tout le mois qu’a duré le mouvement de protestation, les gouvernements occidentaux, à l’exception des Etats-Unis, ont gardé un silence suspect – la chef de la diplomatie française, Michèle Alliot-Marie, a même proposé de conseiller le gouvernement tunisien sur la façon de mettre fin aux manifestations. Une telle attitude met en évidence le deux poids deux mesures de l’Occident quand il s’agit d’exiger la démocratisation de certains pays.
D’un côté, l’Union européenne, France en tête, fait pression sur les présidents ivoirien, soudanais et iranien, et de l’autre elle garde un silence plus que suspect sur ce qui se passe dans le monde arabe, et surtout au Maghreb. Si l’Occident a joué un rôle crucial dans la démocratisation des pays de l’Europe de l’Est, elle fait tout le contraire avec les pays arabes. Non seulement elle soutient les régimes dictatoriaux, mais elle les aide à piller les richesses nationales en leur permettant d’ouvrir des comptes où ils peuvent déposer leur butin et d’acquérir des biens immobiliers et des actions de grandes entreprises européennes. Avec un tel comportement, l’Occident se rend complice par excellence de ces crimes. L’Europe offre également depuis plusieurs années, un autre cadeau à ces dictateurs en refusant d’accorder l’asile politique à ceux qui fuient ces régimes sanglants.

Pis, l’Occident ne cesse de répéter qu’il lutte contre les mouvements islamistes et les terroristes, mais les études sociologiques montrent que le fanatisme découle directement de l’injustice sociale et de la corruption de ces régimes dictatoriaux. Malgré cela, l’Occident ferme les yeux sur cette réalité et sur ces faits et se lie avec les dictatures.

Mr Ghannouchi patiente le

Mr Ghannouchi patiente le temps d'organiser ses troupes d'islamistes.

islamisme

Ne laissez pas les islamistes intégristes prendre le pouvoir dans les pays du Magreb. Souvenez vous de l'Iran, après le retour de Khomeini

renaissance

VIVE L ISLAM! vive la TUNISIE MUSULMANNE ARABE ET AFRICAINE!

NE PAS TRAHIR LA DEMOCRATIE NAISSANTE

S'il vous plaît , ne tombez pas dans le piège de l'islamophobie primaire, et c'est moi, un ancien condamné à mort pas les islamistes algériens qui vous écrit...S'il faut condamner les islamistes primitifs et ignorants, il ne faut pas craindre l'Islam. Laissez Ghanouchi s'exprimer pour rester fidèle à la Démocratie naissante en Tunisie, il faut juste le surveiller et s'il dérape et sort du cadre de l'Islam véritable, alors il faut l'empêcher d'aller plus loin et lui faire subir le même sort que le "FIS" algérien....

Ghannouchi; Président avec recule

Le leader de la partie 'Ennahda' ne veut pas la présidence actuellement mais la passation vers l'un de ses confrères va être prochainement annoncé. Il a raison de rejeter la demande à la présidence puis que sa partie n'a ni assez de membres ni assez de crédibilité dans le peuple. C’est sûr en entendra parler d’eux dans 15 ans max.

Fini la repression et la diabolisation

Bon retour Mr Ghannouchi la Tunisie a besoin de tous ses enfants vivement l'AKP version tunisienne.

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