Dernière modification : 14/10/2011 

- Dette souveraine - Économie européenne - Zone euro


L’Europe prise au piège de la zone euro

L’Europe prise au piège de la zone euro

Dans un contexte mondial toujours marqué par la crise de 2008, la zone euro menace de retomber en récession, selon les dernières prévisions de l’OFCE, l’institut économique de Sciences-Po.

Par Sébastian SEIBT (texte)
 

"Il y a six mois, nous estimions que la France était sur la voie du redressement économique. Mais aujourd’hui, ce n’est plus le cas”, regrette Eric Heyer, directeur adjoint du département analyse et prévision de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Tous les indicateurs qui reprenaient des couleurs - moral des entrepreneurs, exportations et amélioration en vue sur le marché de l’emploi - sont de nouveau en berne pour 2012, selon les prévisions de l’organisme rendues publiques vendredi.

Pour l’an prochain en effet, l’OFCE n’anticipe dorénavant, en France, qu’une croissance de 0,8% - contre plus de 1% il y a six mois. “Il existe même un risque de récession”, insiste Éric Heyer. Mais cette dégradation rapide de la situation concerne en fait tous les pays de l’Union européenne. Même le bon élève allemand devrait passer d’une croissance de 2,9% en 2011 à seulement 1,2 % l’année prochaine…

“Éviter à tout prix le défaut de paiement grec"

En cause : les "insuffisances de la construction européenne" qui, selon Xavier Timbeau, directeur du département analyse et prévision de l'OFCE, se sont "refermées comme un piège" sur les États membres de la zone euro. En clair : dans le contexte actuel hérité de la crise financière de 2008, le fait d’être membre du club des 17 pays utilisant la monnaie unique européenne serait plus un handicap qu’un avantage.

À l’origine de ce constat, il y a, encore et toujours, la tragédie grecque. Constatant l’impossibilité d’Athènes à reduire son déficit, les marchés ont pris en grippe l'ensemble - ou presque (à l'exception de quelques pays du nord de l'Europe) - des dettes souveraines de la zone euro, notamment celles de l'Italie, de l'Espagne et du Portugal.

C’est pourquoi “la priorité numéro un doit être d’éviter un défaut de paiement grec”, martèle Xavier Timbeau. Une exhortation qui détonne à l’heure où même les responsables européens semblent se résigner à la possibilité d’une restructuration de la dette grecque. Pour lui en effet, l’hypothèse d’une faillite de la Grèce ouvrirait la porte à une réaction en chaîne qui pourrait être pire que celle qui a suivi la chute de la banque Lehman Brothers, en septembre 2008. C’est ce que le patron de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, appelait, lundi dernier, le “risque systémique” de la crise actuelle.

Paradoxe européen

Autre effet de ce poison grec : l'austérité partout, pour tous, les gouvernements européens craignant de subir à leur tour les foudres des agences de notation et ne pouvant, en outre, compter sur la planche à billets de la BCE pour se financer. Contrairement aux États-Unis ou au Royaume-Uni, l'institution n’a, en effet, pas vocation, selon le traité de Rome, à injecter de l’argent dans l’économie européenne en rachetant de la dette des pays membres. Et même si elle a commencé à le faire malgré tout à la fin de 2010, c'est de manière très ponctuelle, plus timide que la Réserve fédérale américaine ou la Bank of England.

“On s’est donc retrouvé dans une situation paradoxale puisqu’au lieu de faire des politiques de relance pour encourager la reprise, les États se sont convertis à la rigueur”, analyse encore Xavier Timbeau, qui remarque même que cette vague d’austérité s’est accentuée ces six derniers mois.

Conséquence de ce piège européen : une chute brutale de la croissance. Sans politique de rigueur, la France aurait ainsi pu prétendre à une augmentation de 2,4% de son PIB au lieu du 0,8% anticipé, et l’Espagne de 3,8% et non de 0,9% comme le prévoient les spécialistes de l’OFCE. Des chiffres qui, au demeurant, sont loin d’être abstraits puisqu’ils devraient se traduire par une nouvelle envolée du chômage. En France, par exemple, le taux de chômage, qui a chuté en 2011 à 9,2%, devrait remonter à 9,6% l’an prochain.

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(7) Réactions

le vrai problème n'est pas

le vrai problème n'est pas l'euro en soit mais le fait que la plupart des pays n'ont pas respectés les critères de stabilités.

l'Euro

Le peuple français ne voulait pas de l'Euro, il nous a été imposé de force par nos gouvernants qui sont sensés nous représenter. La situation actuelle avait été prévue par LE PEN. Bruxelles a déjà mis à mal nos entreprises en imposant des quotas divers, des normes de plus en plus contraignantes etc.... l'Euro a fait le reste en ruinant et les français et le pays. Seuls les politiques s'en sortent, ils ont un boulot, un bon salaire avec les avantages qui y sont rattachés et ils ne sont pas astreints à faire des sacrifices. Les entreprises continuent à déserter le France, on fait travailler les pays étrangers et on paye des chômeurs. DU CHANGEMENT !!!!!

economie

Tant que les capitalistes voudront faire toujours plus de profits, la situation va s aggraver(efffet negatif de la bourse sur le prix des denrées alimentaires).Il faut revenir a une situation plus raisonnable et limiter les profits. Je n ai pas de solution autre que de diminuer le paiement aux actionnaires. CP et que les capitalistes se contentent de moins de bénéfices Bonnes salutations et félicitation pour votre article.

l'europe

Et bien, nous y voilà,. Pour leur prestige personnel, certains dirigeants ont "fait" voter pour l'Europe, il y a plusieurs années. Mais ils ont tous oublié le principal qu'il fallait faire l'harmonisation européenne de toutes la législation quelle soit fiscale, sociale ou autre.Et maintenant on en paie le coût. La mise en route de cette union européenne aurait du intervenir après l'application de l'harmonisation. Il est vrais que bien de nos dirigeants ont la vue courte, basée sur seulement le prestige personnel, le reste leur importe bien peu.

Assez de "sauver l' Euro"...

Cet acharnement à vouloir sauver l'Euro,c'est un peu le pendant
de l'acharnement des pacifistes à vouloir "sauver la paix" en 1939.S'échiner à sauver l'Euro ne fera que rendre la pillule encore plus difficile à avaler lorsque l'inévitable se produira car avoir les mêmes règles pour l'Allemagne et le Portugal(ou la Serbie),c'est vouloir envers et contre tout le mariage de la carpe et de la souris!Il y a en Europe plusieurs degrés de développement économique et social;il n'y a que technocrates de Bruxelles et leurs mandants politiques pour rester sur des positions aussi figées,en refusant de voir que la réalité est
qu'il y a pas aujourd'hui une Europe économique,mais bien trois ou quatre (ce qui est inévitable avec l'entrée de Pays moins évolués),et qui ne peuvent avancer à la même vitesse.L' Europe
des six (Allemagne,France,Italie,Belgique,Hollande,Luxembourg)était celle de Pays à développement équivalent et ceci assura sa réussite...C'est comme une troupe en marche,pour rester compacte,tous doivent marcher à la même allure.Mais on a oublié que certains Pays "rajoutés" étaient incapables de suivre le rythme des 6,et nous allons les perdre un par un,sauf à ralentir tous les autres et provoquer une crise encore plus grave,qui a déjà commencé d'ailleurs!

l euro pris au piege

normal que l euro se casse la figure!!!! on nous a pris en otage pour l euro ,on a pas tenu compte de notre avis et voilas le resultat, c estait a prevoir mais la classe moyenne est rise pour une imbecile et les gros bonnets ce croient plus fort , le resultat est la, voilas leurs foce, elle nous fout au fond du gouffre . bravo les gros bonnets!!!!!!!!!!!

L'EURO !!!!

Mesdames et Messieurs, les gouvernants, soyez lucides, intelligents (peut être trop demandé), mais comme l'Euro est pour les peuples des pays européens, un attrape couillon, sauf, bien sûr pour vous, mais en arrêtant de les mettre dans vos poches, l'europe, n'aurait pas de problème, de fonfs... Un conseil, pour vous en sortir, c'est de remettre les monnaies respectives, des pays.... Cela vous inquiètes d'entendre ces paroles, car si cela venait à se faire, pour ne pourriez plus vider les caisses de l'Etat, pour vos frais personnels.....

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