Dernière modification : 07/06/2012 

- Blogs - Internet - Liberté de la presse - Révolution tunisienne - Tunisie


Tunisie : des blogueurs en grève de la faim

Des blogueurs tunisiens en grève de la faim dénoncent les atteintes à la liberté de la presse dans le pays. Des artistes syriens se mobilisent pour soutenir la révolution. Et Amnesty International met en scène Dark Vador dans une campagne vidéo contre les ventes d’armes.

Par Electron Libre

Tunisie : des blogueurs en grève de la faim

Depuis plus d’une semaine, le journaliste et blogueur tunisien Ramzi Bettaieb, aussi connu sous le pseudonyme de Winston Smith, est en grève de la faim. Comme il l’explique dans cette vidéo tournée par Le Courrier de l’Atlas, il entend ainsi protester contre la confiscation de ses caméras par un général alors qu’il couvrait le procès militaire de l’affaire des quelque 300 «martyrs» du soulèvement contre Ben Ali.

En signe de solidarité avec ce membre du site collectif Nawaat, plusieurs blogueurs comme Yassine Ayari se sont joints à sa grève de la faim. Sur Facebook, les initiatives de soutien se multiplient. Un rassemblement est même prévu jeudi à Paris pour demander que les caméras soient rendues au journaliste.

Et sur Twitter aussi les messages d’indignation et de solidarité avec les blogueurs en grève de la faim affluent, notamment autour du mot clé « liberté de presse ».

Des caricaturistes ont choisi pour leur part d’exprimer leur exaspération en dessins. Seif Nechi représente les caméras comme des oiseaux en cage et exhorte le gouvernement à leur rendre la liberté. L’artiste anonyme Z montre quant à lui le chef des armées tunisiennes comme un manipulateur de la police et de la justice qui sont ici ses marionnettes.

La blogueuse Lina Ben Mhenni rappelle, de son côté, que cette affaire n’est pas un cas isolé et que la liberté de la presse est encore trop souvent bafouée en Tunisie. Des intellectuels du pays ont par ailleurs lancé un manifeste en ligne appelant à plus de liberté, de justice et de transparence.

 

 

Les artistes de la révolution syrienne

« Une nuit à Houla », tel est le titre de ce tableau de la peintre syrienne Heba al-Akkad, qui expose actuellement à travers le monde arabe. Une œuvre à travers laquelle l’artiste livre sa vision du massacre lors duquel une centaine de civils, parmi lesquels de nombreux enfants, ont été tués le 25 mai dernier.

Imranovi Faour a quant à lui mis ses talents de graphiste au service de la révolution syrienne. Il publie, sur sa page Facebook ses créations marquées par la violence et la mort, mais également par l’espoir d’un futur meilleur pour la Syrie.

Le photographe Jaber al Azmeh a de son côté réalisé cette série de clichés pour dénoncer, tout en symboles, la répression sanglante exercée par les forces gouvernementales à travers le pays.

D’autres ont, eux, choisi le dessin animé pour raconter la révolte contre le régime de Bachar al-Assad. C’est le cas des réalisateurs de cette vidéo qui explique, en ombres chinoises et à la manière d’un conteur populaire, comment a démarré le mouvement de contestation en mars 2011.

Un mouvement qui a également inspiré des musiciens comme ceux du groupe « Syrian Bear » qui a composé, ces derniers mois, de nombreuses chansons pour exprimer leur soutien à la révolution. Dans ce morceau par exemple, ils appellent les Syriens à faire grève pour faire pression sur le régime.


 

La tendance du jour sur les réseaux sociaux

Le 6 juin 1944, les soldats alliés débarquaient sur les plages de Normandie pour libérer l’Europe de la férule nazie. Des milliers sont morts ce jours là, et les utilisateurs des réseaux sociaux ont commémoré ce mercredi la mémoire de ces hommes autour du mot-clé #DDay. Certains ont choisi des photographies pour se souvenir, tandis que d’autres ont évoqué « les sanglots longs des violons » la fameuse phrase code utilisée pour lancer l’opération. Et plusieurs comptes historiques ont même proposé un suivi heure par heure de ce qui s’est passé lors de ce Jour J.

 

Google aux antipodes

Avez-vous déjà rêvé de creuser un trou jusqu’à l’autre bout de la terre ? Si c’est le cas vous risquez d’être déçu et d’atterrir… en plein milieu d’un océan. C’est ce que l’on peut constater grâce à un site qui utilise Google Maps. En vous localisant sur la carte qui figure en haut, il calcule automatiquement quel est précisément le point aux antipodes sur la carte en dessous. On y découvre par exemple que Bogota est à l’opposé de Jakarta, ou que le Nord de la Chine est à l’autre bout du monde du Chili.


La vidéo du jour

L’association Amnesty International est connue pour ses campagnes choc en faveur des droits de l’Homme. Et une fois de plus, elle frappe fort avec cette caméra cachée dans une usine d’armes de la société Herstal, en Belgique. Après quelques négociations entre le chauffeur de la limousine et le gardien du site, Dark Vador et ses Storm Troopers sortent du véhicule et on refuse de leur vendre des armes. Pourquoi alors continue-t-on à en vendre à des tyrans demande Amnesty qui incite à signer une pétition pour que soit respecté le traité sur le commerce des armes.

Le web au chevet des victimes de la tornade de l’Oklahoma
21/05/2013 - SUR LE NET

Le web au chevet des victimes de la tornade de l’Oklahoma

Aujourd’hui sur le net, les internautes volent aux secours des victimes de la tornade de l’Oklahoma. La Toile se mobilise pour qu’une femme du Salvador puisse se faire avorter. Et un aquarium virtuel illustre les conséquences de la surpêche.
Appel à un "printemps thaïlandais"
20/05/2013 - SUR LE NET

Appel à un "printemps thaïlandais"

Aujourd’hui sur le net, l’opposition thaïlandaise se mobilise contre le pouvoir en place. Un site Internet américain accuse le maire de Toronto, au Canada, de consommer du crack. Et une vidéo propose de voyager entre le Pérou et la Bolivie.
Azerbaïdjan : l’étau se resserre autour des cyber-opposants
20/05/2013 - SUR LE NET

Azerbaïdjan : l’étau se resserre autour des cyber-opposants

Aujourd’hui sur le net, des internautes azerbaïdjanais dénoncent des atteintes à la liberté d’expression en ligne. Les Anonymous lancent une campagne pour la fermeture de la prison de Guantanamo. Et un jeune journaliste espagnol chante son CV pour trouver un emploi.
Le cinéma à la demande
18/05/2013 - SUR LE NET

Le cinéma à la demande

Le principe du cinéma à la demande est simple : chaque internaute vote pour le film qu'il veut voir programmé près de chez lui. Via les réseaux sociaux, l'utilisateur peut alors inviter ses amis à choisir le même film. Dès que celui-ci atteint un nombre suffisant de demandes, il est remis à l'affiche le temps d'une soirée ou plus. Une manière de rattraper les films manqués lors de leur passage en salle.
Des mères de Mexicains portés disparus en grève de la faim
16/05/2013 - SUR LE NET

Des mères de Mexicains portés disparus en grève de la faim

Aujourd’hui sur le net, des mères mexicaines mènent une grève de la faim pour retrouver leurs proches disparus. Le festival de Cannes se déroule aussi en partie sur la Toile. Et deux Américains se glissent dans la peau de femmes enceintes.

Réagissez à cet article
Commentez cette article en tapant votre message dans la zone de texte. Le nombre de caractères est limité à 1500 ou moins.
(0) Réaction
En savoir plus
Fermer