Dernière modification : 26/07/2012 

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Manuel Valls refuse que la naturalisation soit un "parcours du combattant"

Manuel Valls refuse que la naturalisation soit un "parcours du combattant"

Réputé à la droite de la gauche, le ministre français de l'Intérieur souhaite préciser les critères d'acquisition de la nationalité française. Un pas vers une politique migratoire "digne et humaine", estime France Terre d'Asile.

Par Assiya HAMZA (texte)
 

Manuel Valls veut faire table rase du passé. Le ministre de l’Intérieur a annoncé, mercredi 25 juillet, devant la commission des lois du Sénat, son intention de solder l’héritage de son prédécesseur Claude Guéant en matière de naturalisation. Exit "les critères" jugés "aléatoires et discriminants". Manuel Valls veut plus d’objectivité sans pour autant lâcher du lest sur la politique d'immigration.

Les "critères" de naturalisation "introduits subrepticement par mon prédécesseur" relèvent d'une "course d'obstacles aléatoire et discriminante", a regretté le ministre lors de son audition au Sénat le 25 juillet.

Une procédure préfectorale discrétionnaire

Symbole de l’intégration par excellence, la naturalisation a été largement revue et corrigée pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy.  Gérée par la sous-direction des naturalisations basée à Nantes jusqu'en 2010, la procédure relevait d'une simple formalité administrative. Mais, avec le transfert aux préfectures, la démarche est devenue un véritable examen à la discrétion de chaque administration. Résultat, entre 2010 et 2011, le nombre de naturalisations est passé de 94 573 à 66 273. Chiffre auquel s’ajoutent les 20 000 acquisitions annuelles de nationalité par mariage.

"Jadis, c’était une porte d’entrée pour permettre l’intégration. Aujourd’hui, la logique est complètement inversée. La naturalisation est devenue un certificat de bonne conduite", analysait en mai Catherine de Wenden, spécialiste des migrations, alors dans les colonnes de Libération . "On examine le passé. Pour être naturalisé, il faut apporter la preuve qu’on est déjà intégré", insistait-elle.

Un test de culture général "hors des clous"

En s'attaquant aux critères de naturalisation mis en place par Claude Guéant, Manuel Valls entend donc mettre fin à l'arbitraire. Dans la ligne de mire de l'actuel ministre de l’Intérieur figure en premier lieu le test pourtant sur la connaissance de la culture et de l'Histoire de la France. Le décret l'instaurant, paru en janvier 2012 et qui devait entrer en application le 1er juillet, est donc définitivement enterré. Le texte précisait que les questions relevaient du niveau "d’un élève de fin de primaire" : "À qui associez-vous l'Arc de triomphe ? Napoléon ? Le général de Gaulle ? Jules César ?" ou encore "l’abolition de l’esclavage date de : "1848 ? 1918 ? 1968 ?"

Mais dans les faits, "des ministres et des sénateurs auraient du mal à y répondre tellement il est hors des clous", a plaidé, mercredi, le ministre de l’Intérieur, ironisant sur le fait que ce QCM "ressemble à un jeu télévisé".

Depuis le 1er janvier, les prétendants à la nationalité française doivent également passer un test de maîtrise du français de niveau "brevet des collèges". L’examen, organisé dans des centres agréés, est totalement informatisé. Une gageure pour certains candidats.

Des naturalisations en baisse de 30 %

Cette "politique délibérée" du précédent gouvernement "d'exclure de la nationalité des gens méritants et ne posant aucune "difficulté" a abouti, selon le ministre, à une "chute libre" des naturalisations. "Si rien n'est fait, ce nombre va chuter de 40 % entre 2011 et 2012 après une chute de 30 % entre 2010 et 2011", a regretté le ministre, lui qui, d'origine espagnole, a été naturalisé il y a une trentaine d’années.

"Le défi de l'immigration sera relevé si la naturalisation n'est plus vécue, ou perçue, comme la fin d'un parcours du combattant, mais comme l'issue d'un processus d'intégration qui a sa part d'exigences", a-t-il ajouté.

"La loi doit être la même pour tous"

Un signal jugé plutôt positif par l'association France Terre d'Asile. "Cela va dans un sens qui nous convient mais nous avons besoin d'en savoir plus sur le calendrier et la méthode, a tempéré Matthieu Tardis, responsable du secrétariat général de l'association, interrogé par France24.com. Va-t-il y avoir de nouveaux critères ? Va-t-il seulement les préciser comme il l'avait annoncé en juin dans une interview au journal Le Monde ?", a-t-il ajouté. "Nous pensons qu'il se positionne sur la même ligne mais qu'il souhaite limiter l'arbitraire. Les préfectures détiennent un pouvoir discrétionnaire alors que la loi doit être la même pour tous. Il faut donc un cadre précis."

Connu pour son positionnement à droite de la gauche, Manuel Valls n'est pas en train de changer son fusil d'épaule. "Il a une réelle volonté de rendre le système plus juste, plus transparent, ce qui ne veut pas dire une politique plus ouverte", a rappelé le représentant de France Terre d'Asile. Ces dernières années, on a assisté à la mise en place d'un régime d'exception pour les étrangers. Les règles n'étaient pas les mêmes que celles appliquées aux Français. L'objectif de Manuel Valls est visiblement de rétablir une politique digne et humaine."

Une volonté de devenir Français

Même son de cloche du côté du collectif Français sans distinction. "On devient Français parce qu’on l’a voulu. Après, il faut que la République nous accepte, a rappelé sur France 24 Eduardo Rhian-Cypel, député socialiste de Seine-et-Marne et porte-parole du  collectif. "Pour que la République nous accepte, il faut qu’il y ait des critères objectifs et républicains. Ce sont des critères classiques dans la République française : la présence dans le pays, depuis combien d’années, si on a un travail, si on a des enfants qui sont scolarisés. Ça sera plus simple", a martelé l'élu brésilien, lui-même naturalisé français. Une France forte, c’est une France qui est capable d’accepter des nouveaux venus dans la communauté nationale."

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(13) Réactions

Bonjour, Je suis belge

Bonjour,

Je suis belge francophone résidant en France depuis presque 10 ans. Alors que j'exerce une fonction de cadre supérieur en France et après 17 ans d'études en francais (dont un BAC+5...), on me demande de passer un examen de niveau B1 en francais. N'est ce pas instaurer un parcours du combattant?

J'ai écris au Ministre compétant et recu une réponse arrogante et méprisante. De plus la personne qui m'a répondu ne comprenait visiblement pas les "subtilités" de niveau B2 en francais.
C'est écoeurant; que la République garde ses faveurs, je resterai Belge. De toutes facons, mes voisins et amis me considèrent comme francais, ca ne changera donc pas grand chose pour moi... Mais tout cela me donne bien envie d'aller m'inscrire une paire d'années à l'ANPE...

Bon courage à ceux qui n'ont pas "la chance" d'être blancs, francophones ou européens et qui ne peuvent se permettre de dire ce qu'ils pensent.

moi je veux bien comprendre

moi je veux bien comprendre les critiques des perssonnes
mais il faux vous mètre a ma place
je suis née en france et j'ai été marier avec une francaise
d'aurigine j'ai trois enfants qui son mageure et francais
toute ma famille ait francaise et pour un problèmme de maladie
je me suis dabore aucuper de m'a maladie,je suis d'alleure
reconue a 80% d'invalidité.
et malgré mon endicape je ne demande pas l'hommonne
j'ai éfèctué une formation pro,en tant que préparateure de comande
avec le casse,1, que j'ai réucie,en mème tant je travaillait pour une entreprise de transpors et tout cela en une année.
alore que je comence a revivre,on me refuse d'ètre francais
alore que je suis née en france,que j'ai un casier judiciaire
vièrge,on me refuse sous prétèxe que je suis une pèrssonne,
qui ne vie qu'avec une penssions d'invalidité,et je suis reconue
a plus de 80%,d'incapacité,et malgrée cela je fait mon possible
de vivre comme une pèrssonne normal,alore SVP je refuse que l'on m'inpose une nationalité qui n'ai pas la miène,
je fait de mal a pèrssonne,j'ai 52 ans et je préfèrerait mourire
que de cotinué a vivre cela désoler ca fait très mal de voire que le pays ou vous ètre née vous rejeitte sous prétèxe que vous ètte
handicaper merci,je ne peux plus continué a parler car j'en ai les
larmes au yeux cordialement ben

les enfants qui nés français automatque

C'est normal ils sont nés france et droit fait une demande cette droit être abolie

Naturalisation

Mnuel VALLS me parait étre un homme de bon sens et de modernité, faire passer ce genre d'épeuve me parait discriminatoire à partir du moment ou l'on est marié à un(e) français, un enfant, un travail, un language correct, des connaissances venues d'ailleurs, j ne vois pas l'intérét de rajouter quelque chose tés compliqué pour ne pas dire ridicul discriminatoir et raciste

suggestion

Bonjour,jusqu’à présent, pour déposer le dossier il faut un timbre de 55 euros je comprend au moins, par contre 120 euros pour l'inscription de test d'évaluation de la langue Française en France,Aujourd'hui les étrangers qui veulent devenir Français doivent payer 120 euros pour passer un teste,je pense que la France ne mérite pas cela,promouvoir la langue Française est une richesse qui caractérise la valeur de la France dans le monde,je trouve que la gratuité de ce teste serait une bonne chose.

Candidat test

Si le visa d'entrée en France était supprimé, si on pouvait y travailler librement- sous couvert d'un minimum de conditions - on n'aurait pas besoin de demander la naturalisation - un droit de séjour suffirait, qui servirait de test au candidat étranger - Les Algériens, en l’occurrence, devraient être privilégiés, au regard de l'histoire passée de la France et de l'Algérie

L ímmigration

l'immigration n'est plus une ressource économique importante et ne redynamise plus un pays.mais depuis quelques annees,les abbus de sans papiers et autre delinquants refugies etc...passes en fraude etc...ne font quápauvrir nos resources.
Donc donnons une chance a ceux qui seront des atouts economiquies pour notre pays,et non une charge.

paradis fiscaux ambulants

comme si on avait besoin de chomeurs ou de demandeurs de logements et de prestations sociales en plus, en Espagne ils regularisent actuellement ?

Naturalisation et non parcour du combattant

Le ministre de l'intèrieur est très pertinent et j'avoue que cela fait longtemps que la france n'avait pas eu un aussi bon ministre de l'intèrieur.Maintenant concrnant la naturalisation il y a un nombre de critères que doivent se poser les politiques tout en sachant qu'il y a en france des gens qui sont hyper intègrès dans le sens où il faudrait leur donner une chance de pouvoir rèaliser leur rêve.Nous avons tous droit au bonnheur et d'avoir une chance de concrètiser nos projets aussi peu soit il et d'être acceptès comme nous sommes.Jajouterais que les syndicalistes et les organismes sociaux font tout pour metter en oeuvres des stratègies pour que ses cas soit traitè avec un rèsultat au bout de tout ses efforts fournies.

attention à la naturalisation tout vent.

Il faudrait quand même faire bcp plus attention, car déjà lorsqu'on voitla dureté de la vie en france, et les conditions de vie, on devrait même stopper momentanément les procédures de naturalisation des étrangers afin que ceux qui sont y sont déjà puissent vivre décemment. Les étrangers généralementarrivent en France d'une manière irrégulière, et dés qu'ils arrivent, ils commencent à entamer des occupations des églises ou de la grève de la fin pour etre regulariser.

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