Dernière modification : 28/09/2012 

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Le budget d'austérité made in France vaut la rigueur espagnole ou italienne

© AFP

Matignon a présenté, vendredi, un budget 2013 marqué par l'austérité à tous les étages. L’objectif d’économiser 36,9 milliards d’euros d’ici fin 2013 est "historique" en France, mais comparable à ce qui se passe en Italie et en Espagne.

Par Sébastian SEIBT (texte)
 

Près de 37 milliards d’euros d’économies : c’est la pilule amère prévue par le “budget de combat” 2013 présenté par le gouvernement français vendredi, à l'issue du Conseil des ministres. Un “effort historique”, selon les termes du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, qui n’a pas de précédent depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. L’objectif de ce projet de loi de finances est de ramener, dès l’année prochaine, le déficit à 3 % du PIB pour rentrer dans les clous des recommandations européennes sur l’équilibre budgétaire.

Pour y parvenir, le gouvernement mise avant tout sur les recettes nouvelles que représentent deux tiers des mesures annoncées. Le dernier tiers, la baisse des dépenses, concerne essentiellement une maîtrise des coûts des ministères et comprend un coup d’arrêt à la plupart des grands projets.

"C’est un budget de rigueur historique"

Ce budget de rigueur, qualifié vendredi par le président François Hollande de “porteur de redressement”, est également comparable dans son ampleur aux cures d’austérité menées en Espagne et en Italie. Comparaison.

Des trajectoires similaires. La France et l’Espagne ont mis en place des plans de rigueur pour l’année fiscale visant entre 30 et 40 milliards d’euros d’économies. Madrid, qui a dévoilé son budget jeudi 27 septembre, compte ainsi récupérer, d’ici fin 2013, 39 milliards d’euros.

L’Italie, quant à elle, planche toujours sur son projet de loi de finances 2013. Mais le gouvernement de Mario Monti avait dévoilé, fin décembre 2011, son plan Salva Italia (Sauver l'Italie) qui vise à économiser 63 milliards d’euros d’ici à 2013. Les réformes mises en place pour 2012 doivent, à elles seules, ramener 49 milliards d’euros dans les caisses de l’État. En 2013, si tout se déroule comme prévu, Rome n'aurait plus qu’à trouver 14 milliards d’euros.

Au-delà de ces chiffres, c’est l’Italie qui se veut la plus vertueuse en matière d’équilibre budgétaire. En effet, si Paris et Madrid visent un déficit de 3 % en 2013, Rome assure qu'elle aura des comptes à l’équilibre en fin d’année prochaine. Un doux rêve selon certains économistes. “Étant donné cette récession et l’augmentation du taux d’intérêt sur la dette publique italienne (6 % en 2012), le déficit devrait se réduire plus lentement pour atteindre 1,7 % du PIB en 2013”, assure une note d’analyse sur les perspectives économiques 2012-2013 de la zone euro, établie par l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

Des priorités différentes. Le gouvernement Ayrault avait annoncé la couleur ces dernières semaines : l’augmentation des impôts pèsera essentiellement sur les entreprises et les contribuables les plus riches. Entre le retour de l’ISF, la taxe de 75 % sur les revenus dépassant un million d’euros par an et un alignement de la taxation du capital sur l’impôt sur les revenus, les plus fortunés sont les grands perdants de l’histoire. “L'impôt total versé par le 1 % des ménages les plus aisés augmentera de plus de 2,8 milliards d'euros”, a précisé le ministère de l’Économie aux "Échos" vendredi.

Si l’Italie a également fait le choix de privilégier les recettes nouvelles plutôt que la baisse des dépenses, l’effort sera mieux réparti. L’impôt sur le revenu y est réhaussé pour tout le monde, le taux de TVA augmente de deux points, tandis que des nouvelles taxes sur les comptes bancaires ont été introduites.

L’Espagne a, certes, introduit quelques taxes nouvelles dans son budget 2013, comme l'impôt sur certains gains de loterie, mais mise avant tout sur la réduction drastique des dépenses.

L’État au régime plus ou moins sec. La France compte économiser 10 milliards d’euros en coupant dans ses dépenses. Mais, le gouvernement tient à donner une couleur politique à cette rigueur tous azimuts et a confirmé, vendredi, que les effectifs augmenteront dans l’enseignement (10 011 emplois supplémentaires) et au ministère de l’Intérieur (avec 1 000 postes en plus). Dans les “ministères non prioritaires”, 12 298 postes doivent être supprimés . La Défense devra faire le plus de sacrifice avec 7 234 emplois amenés à disparaître.

L’Espagne coupe encore plus dans le vif de la fonction publique, puisque les dépenses des ministères doivent chuter de 8,9 %, avec des grands brûlés comme celui de l’Agriculture, qui verra son budget amputé de 30 % . Contrairement à la France, aucun ministère n’échappe à la grande faucheuse fiscale. Le ministère de la Justice s’en tire relativement mieux que les autres avec des crédits en baisse de seulement 4 %.

L’Italie rechigne à mettre son État au régime sec. Mario Monti a bien dans ses bagages quelques projets de libéralisation de certains secteurs publics, mais ne les a, pour l’heure, pas encore mis en pratique.

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(25) Réactions

budget 2013

enfin un gourvernement qui prend de vrai decision,cela va etre dur pour tout le monde.
mais il faut ce donner la main pour sortir de cette crise.
moi j ai confiance en ce gouvernemt.

Bande de "rigolos"

Ils vont recruter des enseignants alors qu'il y a des milliers de "syndicalistes de la FEN" qui sont payés à nefaire que du syndicalisme,sans faire une heure de cours!Mais c'est le vivier électoral de ceett gauche "caviar",et on renforce les "privilèges" viv à vis de son électorat!

Mieux réparti ?

"Si l’Italie a également fait le choix de privilégier les recettes nouvelles plutôt que la baisse des dépenses, l’effort sera mieux réparti.".
Selon sa vision des choses, on pourrait aussi écrire que taxer les plus riches équivaut à un effort "mieux réparti".
L'auteur de l'article serait-il légèrement de parti pris ?

Il faut sauver le soldat ryan

"Les capitaux algériens peuvent être une partie de la solution dans la terrible crise que subit PSA. C’est le président de l’IPEMED Jean Louis Guigou qui l’a révélé ce week-end à Alger." Chez nous en Algérie, la voiture Peugeot est très appréciée et nous nous voulons pas que cette marque cesse ... Il y a Renault qui une grande part du marché algérien ... L'Algérie, représente plus de 4,5 milliard dollard par an, qqs 400.000 véhicules sont importés ..., en particulier de France, d'Allemagne et de l'Asie (chine, japon et corée du sud).

http://www.maghrebemergent.info/economie/63-algerie/16226-la-famille-peugeot-l-pas-hostiler-a-larrivee-de-capitaux-algeriens-dans-...

"La famille Peugeot "pas hostile" à l’arrivée de capitaux algériens dans PSA"
L’idée est partie d’Alger. Elle a été suggérée à un héritier de Peugeot à titre prospectif. La réponse est ouverte. Les capitaux algériens peuvent être une partie de la solution dans la terrible crise que subit PSA. C’est le président de l’IPEMED Jean Louis Guigou qui l’a révélé ce week-end à Alger.

« J’ai parlé avec Peugeot. Nous avons évoqué l’idée d’un apport en capitaux algériens pour participer au sauvetage de PSA. Je peux vous dire qu’il n’y a pas d’opposition. Cette piste peut être étudiée » a déclaré Jean Louis Guigou à la tribune de la journée d’études FCE-IPEMED samedi dernier à Alger. Ce sont des sources algériennes non officielles qui auraient demandé au président de l’institut de prospective économique du monde méditerranéen IPEMED de « sonder » la famille Peugeot détentrice de 30% du capital de PSA, au sujet d’une éventuelle arrivée d’un investisseur public algérien dans le tour de table du premier groupe automobile français. La réponse laisse la porte ouverte à un tel scénario. Jean-Louis Guigou répondait à une question d’un journaliste de Maghreb Emergent au sujet de la faisabilité politique vue de Paris d’une participation algérienne au sauvetage de PSA. La capitalisation boursière du second groupe automobile d’Europe par les ventes, a chuté de 70% depuis 2011 atteignant à peine 1,5 milliard d’Euros pour la partie flottante du capital (environ 59%) et poussant le titre à sortir du CAC40 à la fin de ce mois de septembre. Les principaux actionnaires de Peugeot ne se sont pas mis en mode vendeurs, mais tous les analystes s’accordent à dire que l’attente d’un hypothétique rebond du titre en 2013 est illusoire tant la dépression du marché automobile européen va continuer à saper les comptes du groupe. Le plan de suppressions de 8000 emplois en France, annoncé à la mi-juillet, avec fermeture du site emblématique d’Aulnay ne garantit même pas le retour de l’équilibre pour le flux de trésorerie avant la fin de 2014. La perte nette du premier semestre 2012 a été de 819 millions d’euros, soit une marge opérationnelle négative de 3,3%. Si les besoins de recapitalisation de PSA devraient se préciser assez rapidement avant la fin de l’année en cours, l’idée d’une participation algérienne au capital du constructeur français reste encore une idée. Une idée certes soutenue par le FCE - son président Réda Hamiani a parlé de « marque préférée des algériens, avant Renault » - mais ignorée des officiels à Alger toujours pas inscrits dans une stratégie de conquête à l’international."

Les econmies sonyt toutes trouvees...

IL suffit de couper les aides aux pays en voie de developpement.
Quand on a pas les moyens de se nourrir soit meme, on ne nourrit pas de lointains voisins!
D'accord c'est un peu simpliste mais si on cherche 10milliards c'est une piste comme une autre, plutot que de matraquer sa propre population.

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