Dernière modification : 05/10/2012
- Bachar al-Assad - ONU - Syrie - Turquie
Le Conseil de sécurité de l'ONU condamne les tirs syriens en Turquie
L'ONU condamne "dans les termes les plus fermes" l’attaque syrienne qui a causé la mort de cinq civils turcs près de la frontière entre la Syrie et la Turquie et exige que "de telles violations du droit international cessent immédiatement".
Alors que depuis plus d’un an le Conseil de sécurité n'avance pas sur le dossier syrien pour cause de vetos russe et chinois, l’escalade de la violence entre Damas et Ankara a réussi à mettre d’accord les membres de la famille onusienne sur une déclaration.
Après l’attaque syrienne le 3 octobre contre le village frontalier turc d’Akçacale, qui a fait cinq morts parmi les civils, et la riposte turque contre des positions de l’armée régulière syrienne dans la région de Rasm al-Ghazal, les 15 membres du Conseil ont appelé "le gouvernement syrien au plein respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de ses voisins", exigeant que "de telles violations du droit international cessent immédiatement et ne se répètent pas".
"Les membres du Conseil de sécurité ont souligné que cet incident mettait en relief le grave impact de la crise en Syrie sur la sécurité de ses voisins et sur la paix et la stabilité dans la région", a par ailleurs déclaré le Conseil.
Tandis que la version proposée par la Russie, alliée de Damas, appelait la Turquie et la Syrie à faire preuve de retenue, le texte finalement adopté s’est contenté de condamner "dans les termes les plus fermes" l’attaque syrienne. Un compromis entre les États membres encore jamais vu depuis le début de la crise syrienne, en mars 2011. En effet, par trois fois des tentatives de résolutions visant à sanctionner le régime syrien ont été avortées en raison des vetos chinois et russe.
Calmer le jeu
Cependant, et alors que le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon s'est dit "alarmé", Fabrice Balanche, directeur du Groupe de recherches et d'études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient, estime que le risque de conflit entre Damas et Ankara est inenvisageable. "Aucun des deux pays n’a intérêt à ce que la situation ne dégénère en guerre", déclare-t-il à FRANCE 24.
Les déclarations des représentants des deux pays se veulent également rassurantes. "Nous n’avons pas l’intention de commencer une guerre. La République de Turquie est assez forte pour protéger ses citoyens et ses frontières. Personne ne devrait tester notre détermination à cet égard", a ainsi affirmé le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan après avoir obtenu le feu vert du Parlement pour continuer ses représailles militaires contre la Syrie.
Cette réaction est due, selon Fabrice Balanche, au désir d’Erdogan de contenter la rue, émue par le drame d’Akçakale à un moment où le Premier ministre turc perd en popularité. "La population reproche à Erdogan sa politique syrienne", explique le chercheur, évoquant un sondage publié le 4 octobre par le quotidien " Hurriyet", selon lequel 64 % des Turcs sont contre une intervention en Syrie.
Damas, de son côté, "ne cherche pas l'escalade avec ses voisins, y compris la Turquie", a indiqué l'ambassadeur syrien à l'ONU, Bachar Jaafari. "En cas d'incident frontalier entre deux États, les gouvernements doivent agir de manière sage, rationnelle et responsable". Depuis la riposte turque, la Syrie a d’ailleurs présenté ses condoléances et annoncé l'ouverture d'une enquête sur l'origine des tirs.
Selon des diplomates, le Conseil de sécurité devrait également adopter le 5 octobre une déclaration dénonçant les attentats commis à Alep (nord de la Syrie) cette semaine, qui ont fait au moins 48 morts, en majorité des militaires.




























Réagissez à cet article
(5) Réactions
la guerre en syrie
L’ONU doit toujours être un organe de paix et non un organe de division, depuis c’est dernières années l’ONU a perdu sa vocation première de sécurisé et toujours de prôné la paix
Pour exemple le président LIBYENS voulais tuer sa population faux mais comme les puissances de l’ONU ne voulais plus le voir il a été traité de tous ; voila comme vous aviez semé le désordre au nord du mali et vous aviez exportés la guerre en Afrique
Au lieu de faire assoir en Syrie l’opposition et les pouvoirs non vous demande le départ du président est ce que c’est responsable, détruire le pays vous trouve normale
Je vous assure si des deux tendances de l’ONU vous demande l’arrêt des combats le même jour il y aura arrêt des combats
Le président syrien peu reste, mais la démocratie sera déjà installé. Qui l’arme syriennes libre tire sur la Turquie pour la guerre faite très attention les loyalistes on quelle doit de tire sur la Turquie
Je suis très loin au Congo Brazzaville je demande très clairement arrête cette guerre le peuple syrien veux vivre en paix
Une fois vous aviez trompe la Russie maintenant c’est plus dure de refaire la même chose le dialogue est ouvert merci
Syrie
j'espère que la France ne va pas s'en méler !elle a déja commencé a envoyer des militaires du régiment médical depuis 2 mois !cela fait 90 ans que mon pére etait envoyé en Syrie et ces pays ne font que s'entre tuer n'allons pas faire comme la Lybie ,rien n'a changé la France devrait s'occuper d'elle mème au lieu de se méler de ces guerres fratricides!l,afganistan ne suffit pas !on a pas le droit de se méler des autres lorsque nous mème ne somment pas capables de donner aux Français la possibilité de se nourrir ! se loger !nous ne pouvons pas étre des colonisateurs partout !tout cela est terminé !et n'oublions pas les attentats que l,on risque avec la politique menée depuis tant d'années
La Turquie.
Commentaire censuré.
La Turquie.
Commentaire censuré.
Liberté pour les Kurdes
Heureusement, il-y-a encore la Russie et la Chine pour défendre la paix! Que ceux qui prétendent défendre les droits de l'homme s’adresse à la Turquie pour réclamer l'indépendance des Kurdes et laissent tranquille la Syrie!