Dernière modification : 30/10/2012 

- France - Jean-François Copé - Jean-Marc Ayrault - Laurence Parisot


Une petite phrase d'Ayrault relance le débat sur les 35 heures

© AFP

Le Premier ministre a semé le trouble en déclarant qu'un retour aux 39 heures de travail par semaine n'était pas "un sujet tabou", avant de revenir sur ses propos en affirmant qu'un changement de législation n'était pas à l'ordre du jour.

Par Antoine MARIOTTI (vidéo)
FRANCE 24 avec dépêches (texte)
 

Jean-Marc Ayrault s'est attiré les foudres jusqu'au sein de son gouvernement en déclarant, mardi dans les colonnes du "Parisien", que le retour aux 39 heures de travail hebdomadaire était un thème qui "fera débat". Et d’ajouter : "Il n'y a pas de sujet tabou. Je ne suis pas dogmatique".

Le ministre du travail, Michel Sapin, recadre les propos de Jean-Marc Ayrault
Ce que dit le Premier ministre c'est que si vous voulez que le débat ait lieu, il aura lieu.

Interprété par l'opposition et certains médias comme une remise en question du temps de travail des Français, le Premier ministre est rapidement revenu sur ses déclarations. "Il n'est pas question de revenir sur les 35 heures parce que ce n'est pas la cause de nos difficultés économiques, il y en a beaucoup d'autres", a-t-il affirmé sur France Info.

Le Premier ministre a également révélé que le rapport sur la compétitivité que Louis Gallois lui remettra lundi 5 novembre ne contiendrait "rien concernant les 35 heures".

Jean-Marc Ayrault revient sur ses propos

"C’était trop beau pour être vrai"

Malgré une rapide mise au point, les réactions de tous bords n’ont pas tardé. Pour Jean-François Copé, secrétaire général et candidat à la présidence de l'UMP, "C'était trop beau pour être vrai ! J'ai, pendant quelques minutes, fait un rêve : que le Premier ministre endossait enfin les habits du courage politique pour être à la hauteur du grand pays, la France, qu'il est censé diriger." Selon le leader de l’UMP, cette affaire témoigne "une nouvelle fois du niveau désolant d'improvisation, d'impréparation et d'amateurisme de M. Hollande et de l'équipe gouvernementale qu'il a choisie."

Dans un communiqué intitulé "Osez M. Ayrault, osez être ambitieux !", le président du Nouveau centre, Hervé Morin, "prend acte que le retour à la semaine de 39 heures n'est plus ‘un sujet tabou’ pour le Premier ministre et il l'appelle à passer de la parole aux actes". " Le gouvernement prendrait-il enfin conscience que l'économie française a besoin de réformes structurelles pour retrouver le chemin de la croissance ? Comprendrait-il enfin que notre pays attend des mesures concrètes qui amélioreront la compétitivité de nos entreprises ?", insiste le député de l'Eure.

Plus nuancée, la présidente du Medef, Laurence Parisot, avait manifesté son enthousiasme en déclarant "C'est une excellente nouvelle. On peut enfin parler de la question de la durée du travail dans notre pays." Bien que le Premier ministre soit revenu sur ses propos, la patronne des patrons a estimé qu’il reconnaissait tout de même l'existence d'"un problème".

FRANCE 24 avec dépêches

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(1) Réaction

Toujours "les faux

Toujours "les faux problémes".Le sujet est de produire à un coût concurrenciel puisque nous avons accepté avec l' Europe de Bruxelles notamment une ouverture importante aux productions extra-européennes.Si équipements et durée de travail réduite le permettent,tout va bien.Sinon,il faut ajuster pour survivre (ce que les entreprises essayent de faire) ou "quitter la zone trop ouverte à tout et n'importe quoi" lorsque l'ajustement n'est plus possible.
Mais là,il faudra "bousculer des diktats" qui empêchent cette solution "toujours en vertu des grands principes" qui veulent régir
les peuples y compris contre leur volonté!

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