Dernière modification : 24/02/2008 

- Agriculture - Nicolas Sarkozy - OMC


Sarkozy demande à l'UE d'être plus ferme à l'OMC
Nicolas Sarkozy appelle l'Europe à une "résolution beaucoup plus grande" pour défendre ses intérêts à l'OMC. Il s'est aussi engagé sur une réforme de la PAC dès 2009. (Reportage France 2)

Nicolas Sarkozy a appelé samedi l'Europe à faire preuve "d'une résolution beaucoup plus grande" pour défendre ses intérêts dans le cadre des négociations commerciales multilatérales à l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
 

Lors de son premier Salon de l'agriculture en tant que président, il a également réaffirmé la volonté de Paris d'engager une réflexion sur une "véritable rénovation" de la politique agricole commune (PAC) dès la présidence française de l'Unio sans attendre l'échéance de 2013.
 

Avant de parcourir les allées de la Porte de Versailles, Nicolas Sarkozy a annoncé que la France demanderait en 2009 à l'Unesco l'inscription de la gastronomie française au "patrimoine mondial" de l'humanité.
 

"Nous avons la meilleure gastronomie du monde, enfin de notre point de vue!", a-t-il plaisanté.
 

Au plan commercial, Nicolas Sarkozy a regretté que l'Europe accepte des concessions toujours plus importantes sans aucun retour" à l'OMC dont les discussions sur la libéralisation des échanges mondiaux, dites du cycle de Doha, achoppent notamment sur la question des subventions aux productions agricoles.
 

"Cette attitude est une impasse", a-t-il estimé. "L'Europe doit faire preuve d'une résolution beaucoup plus grande pour défendre ses intérêts".
 

Il faut que les négociations au sein de l'OMC "repartent sur des bases saines" et des "objectifs clarifiés".
 

"Le gouvernement de la République française s'opposera fermement à tout accord qui sacrifierait les intérêts de l'agriculture française et européenne", a-t-il averti. "Comme il faut l'unanimité, chacun est devant ses responsabilités (...)Je préfère un accord mais pas à n'importe quelles conditions."
 

"On ne peut plus continuer à imposer à nos entreprises agricoles un dumping environnemental, un dumping social, un dumping fiscal, un dumping monétaire dont l'ampleur croît chaque jour, bien au-delà des débats feutrés de Genève", a-t-il ajouté.
 

"Qu'ils ne comptent pas sur ma signature si on continue sur ce rythme et dans ces conditions", a-t-il encore prévenu, déplorant que "les pays émergents considèrent qu'ils n'ont que des droits et aucun devoir".
 

AU PAS DE COURSE
 

Le président de la FNSEA, principal syndicat agricole, a apprécié la fermeté du discours présidentiel, tout en attendant les actes.
 

"On a assisté à un discours ambitieux, déterminé, encourageant pour la profession", a déclaré à Reuters Jean-Michel Lemétayer. "Il y a un certain nombre d'objectifs réaffirmés. J'espère que cela sera suivi d'effets", a-t-il ajouté.
 

Dans le dossier de la PAC, Nicolas Sarkozy a expliqué qu'il était prêt à jouer "un rôle offensif" sur un "sujet essentiel" nécessitant "un travail immense".
 

"On s'est fait mettre à tort dans les cordes sur la question de la PAC. La PAC, c'est d'abord la première politique européenne. Ceux qui veulent détruire la PAC ne croient pas en l'Europe", a-t-il estimé.
 

"Il n'y a aucune raison qu'on laisse le champ libre aux agriculteurs américains", a ajouté le président.
 

La présidence française doit permettre de faire un "bilan de santé" de la PAC, associé à l'engagement "dès 2009" d'une "véritable refondation" des modalités de la mise en oeuvre de la PAC en France d'une part et d'ouvrir, avec les autres membres de l'UE, la Commission et le Parlement européen, une discussion sur un nouveau cadre politique applicable en 2013 pour l'agriculture en Europe.
 

La nouvelle PAC devra répondra à quatre objectifs : assurer la sécurité alimentaire de plus de 400 millions d'Européens, participer aux équilibres alimentaires mondiaux, contribuer à la lutte contre les changements climatiques et préserver les équilibres des territoires.
 

Contrairement à Jacques Chirac - qui doit visiter le Salon mardi - Nicolas Sarkozy a peu goûté aux spécialités des terroirs. A peine un peu de jambon de Bayonne ici, un verre de lait là, un quartier de pomme ailleurs.
 

Il n'est resté en tout et pour tout que deux heures, discours compris, dans cette "plus grande ferme de France" où son prédéccesseur, ancien ministre de l'Agriculture mettait un point d'honneur à rester au moins une demi-journée.
 

Accompagné par le ministre de l'Agriculture Michel Barnier, Nicolas Sarkozy a serré beaucoup de mains sans vraiment s'attarder dans les stands mais prenant toutefois le temps de présider à la signature du pacte renouvelé pour l'installation des Jeunes agriculteurs.
 

"Les agriculteurs de France, on les a souvent flattés, souvent à la veille des élections", a-t-il constaté en conclusion de son discours, à deux semaines de municipales délicates pour la majorité.

Commentaires (2)

Foutez-lui la paix

Je suis photoreporter et j'hallucine !
Jamais la presse, auparavant, ne se serait permise de parler du président de la République Française de cette façon-là !
J'ai vu sur la vidéo de youtube qu'un gros gauchiste bien pesant était aux première loges pour insulter Nicola Sarkozy qui lui a bien répondu. Moi-même dans mon métier j'ai eu à faire à ces fouteurs de merde professionnels....à l'époque la presse ne tombait pas si bas. L'information s'en trouve décalée, iniintéressante et donne bien une idée de la gauche française : immonde, partisane, sectaire et complètement larguée.....
En plus France24 se faisant le porte-parole de ces immondices décoit bcp. Au fait la question des sécurités est en anglais !!? super france24 !!!

Comment croire encore à toutes les conneries qu'il raconte ???

Il n'y a plus de sous dans les caisses, tout est dans la poche de Johnny, ses potes du cac40 (bouclier fiscal).

Pauvres paysans, comment pouvez vous gober son baratin ???

C'est devenu complètement ridicule !!!!

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