La famille d'Ingrid Betancourt a lancé jeudi à Paris un appel désespéré pour sauver l'otage franco-colombienne "au bord de la mort", alors que le président Nicolas Sarkozy réclamait sa libération "sans délai" à la guérilla des Farc, proposant même d'aller sur place.
Depuis l'Afrique du Sud, où il est en visite, Nicolas Sarkozy qui a fait de la libération d'Ingrid Betancourt une priorité, a réclamé un "geste humanitaire" tout en mettant en garde la guérilla marxiste qui retient l'otage depuis six ans.
"C'est une question de vie ou de mort. C'est une question d'urgence humanitaire", a dit M. Sarkozy, au lendemain de la libération de quatre otages colombiens, dont certains ont expliqué que l'otage, âgée de 46 ans, était "très malade" et maltraitée.
"Je suis prêt, comme le souhaite le président (colombien Hugo) Chavez, si c'est la condition de sa libération, à aller moi-même à la frontière du Venezuela et de la Colombie, chercher Ingrid Betancourt si ce devait être une condition des Farc", a-t-il souligné.
Le président du Venezuela, Hugo Chavez, a proposé de son côté jeudi qu'un groupe de pays amis latino-américains recoive des responsables colombiens et des Farc afin de négocier la remise en liberté de tous les otages détenus par la guérilla.
"C'est une idée qui est en train de prendre forme au sein de ce groupe (de pays amis) capable de se former immédiatement et de recevoir un émissaire de Manuel Marulanda (chef des Farc) et un responsable colombien pour commencer à discuter de la libération de tous les otages", a déclaré Hugo Chavez à la chaîne de télévision VTV.
Le président Chavez a évoqué la création d'un groupe de pays de type "Contadora" (créé en 1983 pour faire face à la situation explosive en Amérique centrale). "Le secrétaire général de l'OEA (Organisation des Etats Américains), José Miguel Insulza, est d'accord", a déclaré M. Chavez.
Il a ajouté compter sur le soutien du Brésil, de l'Argentine, de la France, de l'Equateur, de la Bolivie, de Cuba et de la Suisse et que le seul obstacle à la formation de ce groupe est l'opposition du gouvernement colombien.
Les autorités françaises ont clairement averti les Farc qu'elles seraient tenues pour responsables si l'otage venait à mourir.
M. Sarkozy a évoqué les "témoignages accablants" des otages libérés sur la cruauté et la barbarie de la guérilla, "qui soulève le coeur".
"Le martyr imposé à Ingrid Betancourt, c'est un martyr qu'ils (les Farc) infligent à la France", a-t-il martelé.
A Paris, le Premier ministre François Fillon a estimé que la vie de Mme Betancourt était une "question, sans doute, de semaines" et a lui aussi mis en garde les Farc sur leur responsabilité.
La famille d'Ingrid Betancourt a laissé éclater son angoisse et a lancé un appel solennel au président colombien Alvaro Uribe pour qu'il accepte de discuter avec les Farc.
"Nous appelons les chefs d'Etat du monde entier à apporter leur soutien au président Alvaro Uribe pour qu'il accepte courageusement dans les plus brefs délais de discuter des conditions d'un accord humanitaire" avec les Farc, indique cet appel.
"On n'a plus le temps. Maman, l'être que j'ai de plus cher au monde, est en train de mourir", a dit au bord des larmes son fils, Lorenzo, 19 ans, lors d'une conférence de presse.
La famille de Mme Betancourt avait déjà été frappée par l'état de santé de l'otage qui était apparue à bout de force et très amaigrie dans une vidéo et une lettre remises en décembre.
L'ex-mari de l'otage, Fabrice Delloye a expliqué qu'Ingrid Betancourt souffrait d'une hépatite B récurrente, une grave maladie qui attaque le foie.
Astrid Betancourt, la soeur de l'otage, a expliqué de son côté qu'elle restait toutefois "optimiste".
Selon elle, "les Farc n'ont pas exclu de libérer unilatéralement" sa soeur, expliquant que la guérilla, qui veut obtenir d'être rayée de la liste des organisations terroristes, a compris qu'elle devait "se conformer au droit international" et ne plus prendre d'otages civils.
Les Farc entendent échanger une quarantaine d'otages dits "politiques", dont trois Américains et Ingrid Betancourt, contre 500 des leurs emprisonnés.
Ils exigent une zone démilitarisée en vue de prochaines remises en liberté, ce que le gouvernement colombien continue de refuser.
Quelque 3.000 otages sont détenus en Colombie dont environ 700 par les Farc, les autres étant aux mains d'une autre guérilla et de groupes paramilitaires d'extrême droite.
Le diplomate en chef de l'UE Javier Solana a salué jeudi la libération la veille de quatre otages des Farc et espéré que cela conduirait à "la libération immédiate et inconditionnelle du reste des otages, y compris Ingrid Betancourt".
















Commentaires (3)
au bout des convictions
Ingrid savait éxactemnt les risques quelles prenait la video passez sur sa vie en 2002 2003 le prouve aisément bien sur tous celas et dur pour ses enfants t j'espere que les éléctions francaise vont la faire libéré les politiciens se servent de tous pour arrivez a leur fin sa libération apporterais beaucoup a Sarkosy MALHEUREUSEMENT celas indiquerais qu'une vie ne vaut que pour des voix électives <
> mais enfin ces le coup de poker pour sa famille je pense personnellement quelle seras libéré avant les éléctions je crois quelle aurait du privilégié sa famille plus tot que la vie polittique de son deuxiemme pays .
pauvre Ingrid
quand on fait la politique il n'ya pas de sentiment .je suis désolée pour ce qui arrive à ingrid mais la communauté internationale ne peut obliger le président oribe de succomber aux exigences des farc.car ces derniers on tué son père de ce fait ,il se doit de réagir en chef d'épagne.pour le bien de son pays il ne peut se permettre de trouver une compensation par rapport à la délivrance d'Ingrid. Mais Ingrid Betancour est victime de la surmédiation de son cas .nous ne pouvons que compter sur l'humanisme des rebelles du FARC en vue de la libération d'Ingrid.je suis tout cœur avec ses enfants qui sont entrain de passer par un tourment qu'on ne souhaiterait pas à son pire ennemi.si ces rebelles peuvent lire cette réaction .pour l'amour du ciel libérez la car elle est malade
Notre sauveur!!
Pourquoi?
Qui peut m'expliquer pourquoi le chef de l'état veut encore aller sauver des otages?
Il est clair que la situation d'Ingrid Betancourt est quelque chose d'insoutenable, qu'elle est l'otage d'un groupe armé qui ne peut s'exprimer que lachement par la brutalité sur une femme qui se bat pour l'égalité dans son pays.
Mais le sujet n'est pas la libération d'Ingrid, que tout le monde souhaite, mais le rôle de notre président dans l'affaire.
N'avons nous pas, dans notre pays, un ministre des affaires étrangères (peut être, j'ai cru l'apercevoir) ainsi qu'une secrétaire d'état aux droits de l'homme (j'ai cru en entendre parler lors de la venue de Kadhafi)?
Nicolas Sarkozy est un justicier libérateur. Aprés les infirmières bulgares en Lybie, l'équipage espagnol de l'avion de l'Arche de Zoé, ramené sans accord de l'Espagne, les menaces d'ingérence dans les affaires pénales du Tchad (certes discutables), il veut sauver tout le monde.
Qu'il sauve d'abord notre pays, et qu'il laisse les personnes concernées régler les affaires de ce type (encore faudrait-il que les personnes concernées se manifestent)
Courage la France, ton sauveur n'est pas loin.
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