La junte militaire au pouvoir en Birmanie a accusé vendredi l'envoyé spécial de l'ONU Ibrahim Gambari de "partialité" en faveur de la dirigeante de l'opposition Aung San Suu Kyi, a rapporté la télévision nationale.
"Vous êtes sorti de votre rôle de médiateur", a déclaré à M. Gambari, le ministre birman de l'Information, le général Kyaw Hsan, qui lui a reproché d'avoir diffusé à l'occasion de sa dernière visite en Birmanie en novembre une déclaration de Mme Suu Kyi affirmant qu'elle était prête à coopérer avec le régime militaire pour ouvrir un dialogue national.
"La plupart des gens vous ont critiqué pour votre partialité. Certains pensent aussi que vous avez écrit cette lettre à l'avance et que vous l'avez publiée après des négociations avec Mme Aung San Suu Kyi", a dit le ministre cité par la télévision.
M. Gambari avait pu rencontrer lors de sa précédente visite en novembre la dirigeante de l'opposition, qui est toujours assignée à résidence.
"La déclaration que vous avez publiée aurait pu nuire à la paix et la stabilité du pays récemment acquise et au rétablissement de l'unité entre les minorités ethniques", a aussi reproché le ministre à l'envoyé spécial de l'ONU.
L'actuel séjour à Rangoun est la troisième mission de médiation du diplomate en Birmanie depuis la répression sanglante en septembre d'un mouvement de protestation populaire conduit par des moines bouddhistes.
Pour un médiateur, il est "important de n'avoir aucune intention d'orchestrer des événements", a averti général Kyaw Hsan, selon la télévision.














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