Sur l'île comorienne de Mohéli, des gendarmes désoeuvrés, vautrés sur des paillasses ou des briques, regardent un mauvais film de kung-fu. A côté, des militaires s'entraînent à l'usage des masques à gaz et au maintien de l'ordre, impatients d'en découdre.
"Nous faisons des exercices tous les jours, pour occuper les hommes, éviter l'ennui et l'inaction. Le moral jusqu'à présent est bon", confie à l'AFP le lieutenant Cheikh Mohamed de la gendarmerie comorienne.
Au pas de charge, masqués, les gendarmes se regroupent dans une petite pièce où un sous-officier lance deux grenades lacrymogènes. L'atmosphère est étouffante. On ne voit plus rien dans l'épaisse fumée jaunâtre. Un jeune gendarme panique et sort en courant.
"C'est de l'aguerrissement, quand nous serons à Anjouan, nous pourrons avoir à utiliser les gaz soit pour déloger des gens de certains bâtiments, soit s'il y a des manifestations", explique le lieutenant Abdillah Yusuf.
L'Union africaine (UA) a décidé de soutenir militairement une opération du gouvernement fédéral comorien pour démettre le colonel Mohamed Bacar, qui dirige Anjouan depuis mars 2002, mais dont la réélection en juin 2007 n'est reconnue ni par l'Union des Comores, ni par l'UA.
Depuis plus d'un mois et demi, 400 militaires comoriens de l'Armée nationale de développement (AND), soldats et gendarmes, sont cantonnés à Mohéli en vue de l'opération amphibie pour déloger Bacar du pouvoir.
Mandatés par l'UA, des soldats tanzaniens et soudanais sont arrivés aux Comores pour l'intervention. Des militaires sénégalais doivent les rejoindre.
Dans le camp de Mohéli, des tentes sont dressées, des abris couverts de palmes et des sanitaires ont été installés pour les hommes. Tous les locaux de la brigade de Bonovo sont occupés, remplis de sacs kakis et d'armes.
L'état-major est installé dans un hôtel à la sortie de Fomboni, la capitale de Mohéli, la plus petite et la moins développée des trois îles de l'archipel comorien, et qui compte 45.000 habitants.
Les militaires, bien encadrés par leurs officiers, ne s'expriment pas volontiers sur cette longue attente, ou répètent la version officielle, comme ce jeune gendarme qui affirme: "je suis prêt pour le débarquement, je n'ai pas peur".
Mais l'ennui est omniprésent, même chez les officiers supérieurs impatients d'en découdre qui estiment qu'ils n'avaient pas besoin d'attendre les forces de l'UA pour intervenir à Anjouan.
Les hommes se lassent de ne pas voir leurs familles et d'attendre, d'autant que les messages annonçant l'imminence de l'offensive se sont multipliés, mais l'échéance a été à chaque fois repoussée.
"Les civils aussi s'impatientent. Notre île est petite et il y a souvent des disputes entre les jeunes et nos militaires: des histoires de filles, des provocations parce que l'attaque n'a pas encore commencé", explique le député comorien Mohamed Oukacha.
"Comme les prix ont augmenté récemment, les gens ont vite fait le lien avec la présence de l'armée ici, bien que les autorités de Mohéli aient auparavant autorisé la hausse des prix, mais cela ajoute au mécontentement", ajoute-t-il, notant que l'armée dépense aussi localement pour son approvisionnement.
A Itsamia, dans le sud de l'île, les villageois aussi sont mécontents. "La présence de l'armée bloque nos activités," déplore l'un d'entre eux. "Comme c'est une zone militaire, les touristes ne peuvent plus venir et même la maison des tortues (une des attractions de l'île au moment de la ponte) a été réquisitionnée".
La population supporte en outre le poids économique des déplacés venus d'Anjouan, qui craignent l'attaque, et depuis peu, une augmentation de la criminalité.


















Commentaires
appel
J’ai l’impression que presque tout le monde raconte n’importe quoi ici.
La plupart des gens ici mélange des chose complètement différent. Le problème actuelle d’Anjouan avec les autres îles des comores. Il n’est pas question de séparatisme, d’indépendance ou de parler de rebelle.
L’origine de se conflit viens du fait que Mr Bacar président de l’ile autonome d’Anjouan à fraudé les éléctions de l’année dernieres puisqu’il savait qu’il n’avait aucune chance de se maintenir au pouvoir en rapportant démocratiquement les élection. Les anjouanais en grande majorité sont contre sa politique qui n’a rien fait depuis son arrivéee au pouvoir.
Alors par pitié ne confondait pas se conflit actuel pour le transformer en un de séparatisme sa na rien avoir. Cette question à été régler par l’accord de fomboni sur la réconciliation national. Ce qui a amener les nouvelles institution de l’unions des comores.
Par ailleurs cessez de traité Anjouan d’ile rebelle, c’est un îles pris en Otage par les milice de Bacar. Si vous parlez d’iles rebelle c’est pas la réalité c’est insultés vos frere Anjouanais qui sont les victimes et qui vont etre les victimes de cette conflit.
Enfin, vous l’armée national du développement des comores, l’union Africaine, la France, le gouvernement de Bacar vous étés responsable des conséquence désastreux qui risques de touchés des pauvres innocents. Une guerre n’a jamais rien résolu, ces conséquence sont terribles et peux duré des année après.
Arrêtez se massacre à temps, vous avez les moyens de capturé Bacar sans faire une guerre aveugle.
RIAD
bonjour
en premiere je vais repondre d'abord à mon ami qui dit que anjouan ne sont pas des separatismes ou des rebeles depuis quand ils ne sont pas ...quelqu'un qui a pris une ile en otage et qui n'est pas reconnu en plus avec la dictature qui regne la et les masacres, c'est un rebel, et depuis 1997 anjouan a été une ile separatiste alors ne dit pas n'importe quoi et pour l'envoye special de france 24 monsieur frank il a raison de couvrir un peu les informations car il aura besoin de repartir a anjouan, sinon s'il n'est pas pour mohamed bacar il ne pourra pas remettre les pieds a anjouan, pour vous dire que meme les journalistes sont menacés a anjouan. Alors si c est ce cas, il a raison, sauve ta peau mon frere frank si tu veux retourner a anjouan....
L'assaut n'est qu'une question d'heure
Les gens qui s'impatientent du retard du débarquement doivent savoir qu'on attendu 11ans jours pour jours pour qu'on arrive dans un stade tel que celui d'aujourd'hui. Des gouvernements se sont succédés et aucun président n'a pu convaincre l'opinion internationale pour résoudre cette crise. Sambi, en deux ans de règne, a pu persuader les Etats-unis, la France, l'Union africaine et la ligue des états arabes. Pourquoi êtes-vous impatients à ce point. C'est le commencement de la fin de Mde Bacar et le séparatisme. Ce que j'ai àconseiller l'AND et le président Sambi c'est de ne pas laisser Mohamed Bacar vivant. Il doit rendre son âme à Dieu car l'emprisonner sera une grande erreur dans la mesure où qui Mde Bacar dit séparatisme. S'il est mort ses milices vont s'éparpiller dans la nature pour chercher quelque chose à mettre sous la dent, s'il est vivant vous verrez que le séparatisme demeurera et le clan Bacar auront toujours la nostalgie des jours meilleurs qu'ils ont passés dans ce régime tortionnaire et sanguinaire.
De la discussion jaillit la lumière!!!!!!!!!!!!!!
C'est curieux
C'est curieux que l'envoyé de France 24 affirme que les blessés des incursions sont seulement enregistré du côté de l'armée comorienne ignorant complètement le communiqué officiel de L'AND sur ce sujet. On dirait qu'il accorde son crédit seulement au colonel rebelle.
Priorité ?
Pourquoi, alors que l'Afrique rencontre des problèmes urgents de mettre fin à des conflits armés, pourquoi en provoquer un nouveau ? Parce que les dictateurs africains et leur officine , lUA, ne supportent pas de voir que Mayotte d'abord, Anjouan ensuite, ne veulent pas de cette indépendance qui les appauvrit, et préfèrent rester sous un régime "colonial"...
C'est Houphouët Boigny, ancien président de la Cöte d'Ivoire,qui regrettait que l'indépendance soit venue "deux ou trois cents ans trop tôt" ...
parcialité de Franck sur ces réportages aux Comores
Pourquoi Franck est toujours negatif lorsqu'il fait un reportage sur l'armée comorienne: elle est fatiquée, lassée, n'a plus de marine, des blessés...;Et pourtant, lorsqu'il parle de Mohamed Bacar et son armée, pas seulement qu'il est positif mais aussi il laisse le micro aux autoritée anjouanaises de s'exprimer librement.
Je vous rappele que des elements de Mohamed Bacar ont été tués vous ne les avez jamais évoqué. Par contre les deux blessés de la AND vous les évoquez souvent. Domage qu'un journaliste soit disant d'un pays libre est parciale. A moins que vous êtes envoyés special pour valoriser Bacar et ridiculiser l'armée légale. je sais que ce message ne sera pas difusé mais au moins peut être certains de vos collègues, lorsqu'ils lisiont ce message ils se rendront compte de votre imparcialité. Surtout ne changez pas. Vive la liberté d'expression.
les rebels?
comment on ne peut pas parler des rebels dès lors que la légitimité de ce gouvernement n'est pas reconnue par l'union des Comores ni par la communauté internationale ni par l'opinion publique du pays lui-même. ce sont des rebels parce que ils agissent en tant que tel. M.Bacar est au pouvoir par usurpation des pouvoirs. Sa réélection est illégitime . il n'a pas respecté le conseil constitutionnel des Comores, seule autorité habilitée à valider les élections. M.Bacar possède tous les pouvoirs à Anjouan, il bafoue tous les droits régis par notre constitution. Il n'a aucune notion en politique. Encore plus il ne sait même pas les fondements de cette union fédérale des Comores. C'est donc un dictateur. Notre Président Sambi est sur la bonne voix pour la mise place de l'ordre dans notre pays. aussi lointain qu'il soit , les Comores vaincront ses propres démons.
comores
sa fé tres mal o koeur d apprendre tout se la je pense
que le dialogue oré pluto favoriser ls choses ms malheureusement le dialogue se fe aujordhui par le biais des armes c tres malheureux sa.kom d hab c sont des inocents ki vt etr tuer.De plus toute ls moyens de communikation st koupe on ne peut mm pas rejoindre la famille c tristes tout sela ms ke faire???????????????
Correction
Suite à vos differenctes interventions sur les évennements aux Comores, j'ai remarque qu'à chaque fois pour parler d'Anjouan, vous évoquer des mots comme "rebels" ou "separatistes". Je dois vous faire revenir et vous faire savoir que nous avons à Anjouan que des militaires professionnels (surtout de la Gendarmerie) qui suivent des instructions de leur hierarchie. En aucun cas ce ne sont pas des rebels si vous faites allusion au Tchad ou Soudan. Et, aujourd'hui, ce n'est pas une question de separatisme, mais d'elections reconnues ou pas. alos, SVP, cessez de perler de rebels ou de separatistes. Merci de votre compréhension.
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