Le président George W. Bush a marqué le cinquième anniversaire de la guerre en Irak mercredi en disant ne pas regretter une décision toujours contestée et en faisant miroiter une "victoire stratégique majeure" malgré l'incertitude sur l'issue du conflit.
Cinq ans après être apparu sur les écrans de télévision pour confirmer que les Etats-Unis avaient, "avec réticence", commencé à bombarder un ""régime hors-la-loi qui menace la paix avec des armes de meurtre en masse", M. Bush a déclaré que, malgré le prix "élevé" payé depuis lors, "chasser Saddam Hussein du pouvoir était la bonne décision, et ceci est un combat que l'Amérique peut et doit gagner".
Et au moment où les Américains attendent qu'il décide bientôt s'il réduira les effectifs après juillet, il les a prévenus que les gains enregistrés depuis 2007 en Irak étaient "fragiles et réversibles" et qu'il ne ferait rien qui les remettrait en cause.
La guerre, dont les Américains marquent mercredi le cinquième anniversaire avec un jour d'avance, a tué des dizaines de milliers d'Irakiens et près de 4.000 Américains. Elle a déplacé des millions de personnes. Elle a coûté des centaines de millions de dollars aux Etats-Unis. Elle a renforcé l'influence iranienne. Elle a altéré le crédit de l'administration américaine.
Et, après l'approbation massive des débuts, elle a profondément divisé les Américains qui ne savent pas quand ni comment prendra fin la deuxième guerre la plus longue de leur histoire moderne, après celle du Vietnam.
Les opposants à la guerre espéraient rassembler des foules nombreuses mercredi à Washington, New York, Miami, Chicago, Los Angeles et San Francisco.
Soixante-quatre pour cent des Américains estiment que la guerre n'en valait pas la peine, selon un sondage réalisé pour la chaîne CBS. Une autre enquête pour NBC et le Wall Street Journal indique que la victoire n'est plus possible pour 53% d'entre eux.
Dans un discours au Pentagone, M. Bush a jugé "compréhensible" que le débat continue, mais a livré un argumentaire connu: les Américains doivent combattre Al-Qaïda en Irak pour ne pas le combattre aux Etats-Unis, se retirer trop rapidement sèmerait le "chaos" et enhardirait les "terroristes" et l'Iran voisin.
Il a surtout argué des progrès accomplis depuis l'année dernière, quand la violence menaçait d'atteindre "le niveau du génocide", grâce à une nouvelle stratégie et l'envoi d'environ 30.000 Américains supplémentaires.
Ce changement "a fait plus que renverser la situation en Irak. Il a ouvert la porte à une victoire stratégique majeure dans la guerre plus large contre le terrorisme", a-t-il dit, arguant du "premier soulèvement arabe de grande ampleur" contre Al-Qaïda.
L'administration a toutes les peines du monde à convaincre les Américains de l'amélioration des conditions irakiennes.
Quelques semaines après le début de la guerre, M. Bush se tenait sur le pont d'un porte-avions devant une banderole proclamant "mission accomplie".
Il s'en est pris mercredi à "certains à Washington (qui) appellent encore à battre en retraite". Il les a accusés d'arguer à présent du coût financier du conflit parce qu'ils "ne sont plus crédibles s'ils disent que nous perdons la guerre".
En effet, avec la menace de la récession, la santé de l'économie a supplanté la guerre en tête des préoccupations des Américains.
C'est l'économie qui comptera le plus quand ils éliront leur président pour 42% des Américains, devant la guerre (21%), selon un sondage pour la chaîne CNN.
Mais l'avenir de la mission irakienne restera un enjeu majeur de la présidentielle de novembre. Les candidats démocrates, Hillary Clinton et Barack Obama, adversaires de M. Bush, promettent un désengagement, certes selon des modalités différentes. Le républicain John McCain met en garde, comme M. Bush, contre le "chaos" que créerait un retrait précipité.






















Commentaires
Irak, iran etc
Bush n'a pas eu tort mais qu'on laisse ces pays se débrouiller, comme la France que fait elle avec ses soldats en Afrique, au liban etc...alors que de nombreux citoyens français (handicapés, personnes agées etc...) n'ont rien à "bouffer'. Il serait peut ètre temps de faire le ménage devant notre porte, je vous souhaite Santé et Bonheurà tous, mais les nantis n'oubliez que tout peut aussi basculer pour vous! Cordialement. gérald
bravo bush
moi, je crois que Bush a fait un bon boulot,car on devrait pas laisser un dictateur decidé de la vie et la mort pour le citoyen ordinaire, ceci doit s'appliquer à tout le moyen orient des etats totalitaires.
bravo bush
moi, je crois que Bush a fait un bon boulot,car on devrait pas laisser un dictateur decidé de la vie et la mort pour le citoyen ordinaire, ceci doit s'appliquer à tout le moyen orient des etats totalitaires.
Question d'angle
C'est vrai que cela peut choquer quand on ne tient pas compte du régistre.
Cela sera plus clair quand un dénoument sur la question des pourvoyeurs de moyens aux insurgés sera résolue.
petrol
c'est ca sa raison il se fiche de 4000 amer tuees et 1000000 de iraqui le petrol il a gratuitement si non il aurai deja crie au prix de baril de petrol a 100 euro et plus.pauvre europe ,elle paye son amour pour amerique et tant mieux il faut savoir choisir ses "amis"et ses ennemi.
pfff
Anniversaire ....ce terme est tres inaproprié... et Buch .. sait mm pas ce que c'est qu'une guerre ... il croit encore jouer avec ses soldats en bois pas avec la vie d'humain
La vérité
Quand saura-t-on la véritable raison pour laquelle BUSH est allé en Iraq ?
Avis mitigé
S'il est vrai que le Président BUSH a eu tort d'invoquer la présence d'ADM pour envahir l'Irak, il n'en demeure pas moins vrai qu'il fallait renverser cette dictature sanglante et génocidaire ! Enfin, quelque soit le prochain Président des États-Unis, il n'est pas question que les troupes sur place se retirent en désordre comme à l'époque du Viêt-Nam !
Mieux vaudrait envisager un redéploiement de celles-ci vers l'Afghanistan qui est un nid de terroristes et de traficants de drogue.
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