Gauthier Rybinski reçoit Dorothée Schmid, auteur de "La Turquie au Moyen-Orient". L'occasion de revenir sur l'adoption définitive de la loi qui pénalise la négation du génocide arménien en France, et la condamnation faite par Erdogan.
La France a adopté un texte de loi qui pénalise la négation du génocide arménien. Ce texte met-il à mal nos relations avec la Turquie ? Peut-on se permettre de se fâcher avec les Turcs ? Nicolas Sarkozy a-t-il un problème avec la Turquie, lui qui s'est toujours opposé à l'adhésion d'Ankara dans l'Union Européenne ?
La France a adopté un texte de loi qui pénalise la négation du génocide arménien. Ce texte met-il à mal nos relations avec la Turquie ? Peut-on se permettre de se fâcher avec les Turcs ? Nicolas Sarkozy a-t-il un problème avec la Turquie, lui qui s'est toujours opposé à l'adhésion d'Ankara dans l'Union Européenne ?
Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, s'est exprimé devant le Parlement sur le texte de loi condamnant la négation des génocides, voté mardi en France, le qualifiant de "nul et non avenu". Il promet des sanctions contre la France.
Au lendemain de l'adoption au Sénat français du projet de loi sur la négation du génocide arménien qu'il juge "discriminatoire et raciste", le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a menacé Paris de représailles.
Ankara a "condamné fermement" le vote par le Sénat français d'une proposition de loi pénalisant la négation du génocide arménien. Le ministère des Affaires étrangères menace de mettre en œuvre de nouvelles sanctions contre la France.
Après un ultime vote du Sénat lundi soir, le Parlement a adopté la proposition de loi pénalisant la négation des génocides, notamment celui des Arméniens en 1915 par les Turcs. Ankara avait menacé Paris de représailles si la loi était votée.
Malgré les menaces de représailles diplomatiques d'Ankara, les sénateurs français devraient voter ce lundi en faveur de la loi pénalisant la négation des génocides, dont celui des Arméniens en 1915 reconnu comme tel en France.
Malgré les mises en garde répétées d'Ankara, le Sénat devrait voter ce lundi en faveur de la loi pénalisant notamment la négation du génocide arménien de 1915. Au moins 15 000 Européens d'origine turque ont manifesté samedi à Paris contre le texte.
Alors que le Sénat doit examiner une loi pénalisant la négation du génocide arménien de 1915, Ahmet Davutoglu, ministre turc des Affaires étrangères, accorde un entretien exclusif à France 24.