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Mercredi 03 décembre 2008

  • vendredi 30 novembre 2007

    Avec Galiléo, l’Europe propulsée dans les étoiles

    Enfin Galileo décolle ! Sauvé ! On craignait que ce projet européen high tech reste cloué au sol définitivement, périmé avant d’avoir été lancé. Imaginé en 2001, testé en 2004, Galileo est le futur système de positionnement par satellites européen : il permettrait par exemple de retrouver votre route a pied, en bus ou en voiture au mètre près, mais aussi d’envoyer des directives aux tracteurs pour cultiver les champs, ou encore d’envoyer des secours sur les sites des catastrophes… Ce système vise à supprimer la dépendance de l'Europe vis-à-vis du système américain, le GPS (Global Positioning System). Le GPS est d’origine militaire : il a été offert gracieusement au vieux continent pour conserver son monopole ! Galileo est un projet plus précis, payant, mais entièrement civil. Alors qu’on en attend des retombées financières multiples, le financement devait provenir aux 2/3 des entreprises privées européennes, et elles ont salement trainé les pieds. Tant et si bien que l’enfant prodige Galileo a pris 5 ans de retard. Et le secteur public est forcé de prendre le relai du privé défaillant. Un compromis a été trouvé pour financer les 30 satellites nécessaires d’ici 2013. Il manquait 2,4 milliards d’euros dans la caisse: ils viendront du budget communautaire, des fonds non-dépensés, notamment dans l’agriculture. Et aujourd’hui, vendredi 30, l'accord sur le partage industriel a été arraché aux petites heures du matin par les vingt-sept. Le sujet était particulièrement sensible car intimement lié à l'orgueuil national de chaque pays. Les autorités espagnoles ont réclamé un centre de contrôle au sol digne de ce nom, comme les Allemands et les Italiens. Ils n’auront pas gain de cause. Les Allemands ont manifesté leur appétit, affirmant sans complexe vouloir "un gros morceau du gâteau" sur leur territoire. Or le secteur spatial est concentré en Europe entre quelques grands groupes - l'européen EADS, le franco-italien Thalès Alenia Space, le français Alcatel - incontournables pour chapeauter certaines parties de Galileo. Les Allemands souhaitaient privilégier la filiale EADS-Astrium, dont l’essentiel des activités est concentrée chez eux. Par une pirouette, la Commission européenne a divisé les contrats du programme en six lots. Dans le secteur spatial, la règle de la libre-concurrence ne joue donc pas à fond, mais chacun repart satisfait : chaque pays a l'assurance d'obtenir des compensations industrielles pour son secteur aérospatial. En route pour les étoiles… européennes, forcément !

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[1] réaction :
  • mercredi 5 décembre 2007

    Libre concurrence

    C'est bien d'avoir un concurrent de GPS si la concurrence se fait. Mais est-ce qu'il existe un marche toujours ? Est-ce que le systeme europeen sera moins cher ou beaucoup plus performant ? Est-il necessaire d'avoir une resolution a moins d'un metre pour l'utilisation par le secteur civil ? Ou est-ce que le developpement de ce programme, aux frais d'autres programmes de fructification industrielle des retombees scientifique, ne s'est pas fait aux frais d'autres programmes plus innovants, moins flatteur pour l'orgueil national des uns et des autres, mais plus porteur sur le long terme ? (Dans ma fatigue et mon franglais habituel, pardon.)