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Lundi 06 juillet 2009

PROCHE-ORIENT

Annapolis peut-il relancer le processus de paix ?

Une quarantaine de pays se rencontrent à Annapolis pour tenter de relancer le processus de paix israélo-palestinien. Mais vu la diversité des attentes et la faiblesse du leadership – aussi bien du côté israélien que palestinien –, la paix a-t-elle une chance ?

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Sept ans après son élection à la présidence des Etats-Unis, George W. Bush a finalement réagi aux critiques l’accusant d’ignorer le conflit qui dure au Proche-Orient.
 
Le manque d’ambition annoncé de la rencontre empêche les analystes de définir exactement à quoi va ressembler Annapolis. Est-ce un sommet, une conférence de paix, ou une simple rencontre comme le porte-parole de la Maison Blanche l’a présenté aux journalistes décontenancés ?
 
A la suite de l’annonce que de hauts responsables du groupe de contact arabe, y compris le chef de la diplomatie saoudienne, se rendront à Annapolis, certains espèrent que le contingent arabe réanimera l’initiative de paix lancée par Riyad l’année dernière. Cependant, Israël a annoncé qu’il ne discuterait d’aucun des points essentiels : ni des colonies, ni du statut de Jérusalem, ni des réfugiés palestiniens.
 
Autre élément perturbateur : la division des Palestiniens et de leurs dirigeants, entre le parti laïc du Fatah, sous la houlette du président Mahmoud Abbas, et le mouvement islamiste du Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis la mi-juin.
 
Le Hamas n’a pas été convié aux discussions d’Annapolis. Ce mouvement refuse toujours de renoncer à la violence, de reconnaître Israël et d'accepter les accords provisoires de paix déjà conclus. Mais, selon un officiel du Hamas interrogé par FRANCE 24, l’absence de l’organisation palestinienne à la table de discussions revient à « inviter les gens à un mariage où la mariée ne serait pas présente ».

Annapolis, le sommet de tous les paradoxes Considérés comme modérés, Ehud Olmert et Mahmoud Abbas ont des objectifs communs mais restent loin d’un accord.

L’influence saoudienne MOYEN-ORIENT - PROCESSUS DE PAIX
L’Arabie saoudite s’impose comme l’une des principales puissances de la région, ce qui fait du royaume un partenaire clé dans les négociations d’Annapolis.

Le Hamas, grand absent du sommet d'Annapolis Investi par les urnes à Gaza mais rejeté par la communauté internationale, le Hamas n’a pas été invité au sommet d’Annapolis. Un sommet qui se tiendra aussi sans l’Iran.

Les accords de paix israelo-palestiniens La conférence d'Annapolis (27 novembre 2007) marquera la dernière tentative pour une paix durable au Proche-Orient.

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