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Vendredi 22 août 2008

Le "Non" se bat pour exister

jeudi 29 novembre 2007

D'un côté, le président Chavez et ses partisans, omniprésents dans les médias. De l'autre, plusieurs partis d'opposition, mal organisés. Reportage à Caracas de Lucas Menget et Virginie Herz.

Voir le dossierHugo Chavez subit son ...

jeudi 29 novembre 2007

C’est devant la commission électorale qui régule les apparitions médiatiques des deux camps que les défenseurs de la reforme de la Constitution ont choisi de manifester. Ce dimanche, les électeurs vénézuéliens se rendront aux urnes pour voter, par référendum, sur la reforme du texte fondateur de la République.

Affublés de rouge, brandissant des drapeaux, les partisans du « Oui » au référendum manifestent sous les regards de soldats de la paix venus pour maintenir l’ordre. Sous la houlette du président vénézuélien Hugo Chavez, le camp du « Oui » maintient la pression et investit les lieux de la ville avec une organisation parfaite.

A l’intérieur de la commission, un des responsables du bon déroulement du scrutin détaille les apparitions médiatiques des deux camps devant les caméras des journalistes. Les partisans du « Non », eux, ont du mal à se faire entendre.
José Gregoria Garcia Urquiola, dirigeant d’un petit parti opposé à la réforme, s’insurge contre la campagne pour le « Oui », dénonçant un abus de biens publics.

« Il y a un paquet de dollars qui rentrent au Venezuela et qui sont mal utilisés. Vous pouvez observer, rassembler ces 100 personnes avec leurs voitures en rouge, leurs déguisements de rouge, ça coûte 300 millions de bolivars… Mais rendez-vous compte, au Venezuela, il n’y a pas de lait, de sucre, et pas de pâtes, pas de farine de maïs, pas de café, pas de logements : seulement 126 000 en neuf ans, alors que la demande est de deux millions et demi, » s’exclame le secrétaire général du parti Democracia Renovadora.

Plus tard, Leopoldo Lopez, le maire d’un quartier chic de Caracas, prend la parole devant la presse. Il refuse de baisser les bras devant la victoire tant annoncée du « Oui » et dénonce le piège de Chavez.

« Pour nous aujourd’hui, la seule façon de gagner c’est de ne pas jouer la carte de la violence. Parce que le gouvernement, d’après nous, joue cette carte de la violence et veut créer un climat tendu », accuse le maire de Chacao. Selon lui, Chavez cherche à relancer le nationalisme vénézuélien. « D’ailleurs, nous interprétons le conflit avec la Colombie à cette lumière, comme faisant partie de cette volonté de relancer un nationalisme de dernière heure, pour rassembler les Vénézuéliens derrière le gouvernement, » affirme-t-il.

Mais les partis qui s’opposent à la réforme de la Constitution sont divisés, peu organisés et peinent à dénoncer l’omniprésence médiatique du président et de ses partisans.

Devant la commission électorale, une tente blanche attend ses intervenants. Un grand parti de l’opposition, Podemos, devait tenir aussi une conférence de presse mais celle-ci a été annulée au dernier moment. Il semblerait que le camp du « Non » ne sait plus comment exister.


[2] réactions :
  • lundi 3 décembre 2007

    Quand le sage montre le ciel, l'imbécile regarde le doigt.

    mensonges par ommission, mais mensonges tout de même. On pleure la fermeture de l'équivalent de TF1 au Vénézuela au nom de la liberté de presse.On oublie qu'une grande partie de la population découvre grâce à ce que tout le monde nomme ici une atroce dictature, la médecine, l'éducation, le droit à la parole et à la reflexion. Le NON a gagné, et c'est tant mieux, il me semble. Mais qu'on regarde un peu ce qui se passe en Haïti, ce qui se passe en République Dominicaine qu'on regarde un peu s'il n'y a pas plus atroce que de fermer une chaîne de télévision nauséabonde, à l'heure où les paraboles fleurissent sur les toits des bidonvilles au Maroc, à l'heure où un Dogon vivant dans un village sans eau potable rêve de nos belles voitures et des belles Blanches qu'on y met à l'intérieur par télévision interposée, et ne me croit pas quand je lui dis que je n'ai pas de piscine privée.... non les Venezueliennes et les Venezueliens ne seront plus exactement à la page pour ce qui est des avantures carcérales de Paris Hilton, et ne se sentiront peut etre plus autant frustrés et honteux qu'avant ...les salauds.

  • jeudi 29 novembre 2007

    Bonjour

    Je regrette fortement, qu'une fois de plus, votr chaîne ne pense qu'à interrogé des opposants au gouvernement de Chávez. Pas une phrase, encore moins un témoignage de partisan qui aurait pu contredire ou nuancer les propos de vos intervenants.
    On aurai aussi pu s'attendre, de la part d'un média d'envergure internationale, á des recherches plus approfondies sur la situation réelle de ce qu'avance les opposants de votre reportage et sur les raisons expliquant les manques d'approvisonement des magasins...

    Enfin ,j'imagine et j'espère que cela sera certainement l'obket d'un futur reportage de votre part...

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