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Samedi 11 octobre 2008

VENEZUELA - REFERENDUM

Et si c'était oui ?

samedi 1 décembre 2007

Les Vénézuéliens se prononcent dimanche par référendum sur la réforme de la Constitution proposée par le président Hugo Chavez. Si elle passe, la réforme pourrait ouvrir la voie à la réélection à vie du président. (Récit: C. Massé)

Voir le dossierHugo Chavez subit son ...

samedi 1 décembre 2007

A la veille d'un référendum-clé sur sa révision socialiste de la Constitution, le président Hugo Chavez a plongé samedi le Venezuela dans un climat d'incertitude, en menaçant de priver de pétrole les Etats-Unis qu'il accuse d'avoir fomenté un plan de déstabilisation.

M. Chavez, qui voulait faire oublier une manifestation sans précédent de l'opposition il y a deux jours, peut se vanter d'avoir réussi son coup lors de son discours de fin de campagne, devant des dizaines de milliers de partisans, vendredi soir à Caracas.

Après avoir ordonné l'envoi de l'armée pour "protéger" tous les gisements de pétrole et les raffineries du pays, le chef d'Etat a affirmé qu'il n'y aurait "plus une goutte de pétrole" pour les Américains en cas de violence.

Il a aussi promis de "nationaliser" les banques espagnoles si le roi d'Espagne Juan Carlos ne s'excusait pas de lui avoir demandé de "se taire" lors du dernier sommet ibéro-américain au Chili.

Sixième exportateur mondial de brut, le Venezuela produit près de trois millions de barils de pétrole par jour, dont la moitié est exportée aux Etats-Unis, selon les chiffres officiels.

Ses déclarations fracassantes alimentaient samedi les discussions dans la capitale, où les habitants appréciaient diversement la portée des propos de leur dirigeant.

"Il a très bien fait ! Les Etats-Unis doivent savoir ce qui les attend s'ils viennent nous agresser comme ils l'on fait en Irak et veulent le faire en Iran", a déclaré à l'AFP José Antonio Garcia, venu faire ses courses au marché.

"L'opposition est une bande de richards qui veulent se débarrasser de lui", a ajouté ce policier en civil de 43 ans, dont la casquette affichait la couleur: "Oui avec Chavez".

Un autre ton régnait dans le quartier d'affaires voisin de Palos Grandes. "Le président est un grand malade, il a besoin d'un docteur", s'est exclamé Enrique Andueza, 77 ans, un cadre à la retraite de la Compagnie d'électrité de Caracas, récemment nationalisée par le gouvernement.

Grand allié du président cubain Fidel Castro, M. Chavez, un ancien officier putschiste de 53 ans, arrivé au pouvoir par les urnes en 1999, affronte pour la première fois le risque d'une défaite électorale avec sa réforme constitutionnelle qui divise profondément le Venezuela.

Les sondages prévoient un résultat extrêmement serré lors du référendum sur un texte qui, s'il est approuvé, l'autorisera à se présenter indéfiniment à la présidentielle, à censurer la presse en cas de crise et à instaurer un modèle économique socialiste.

"La rhétorique anti-américaine est un vieille ficelle du régime pour resserrer les rangs. La tactique de Chavez consiste à se poser en victime des Etats-Unis comme du monde entier", a expliqué à l'AFP le politologue Tulio Hernandez", professeur à l'Université centrale du Venezuela (UCV).

Promettant de "mettre KO l'empire américain", M. Chavez, qui soupçonne ses adversaires de s'apprêter à nier la victoire du "oui", accuse la Maison Blanche d'avoir préparé une opération baptisée "Plan Tenaille", visant à générer des émeutes, au cas où la réforme serait adoptée.

Adversaire malheureux de M. Chavez lors de la présidentielle de fin 2006, Manuel Rosales, chef du parti social-démocrate Un Nouveau Temps, a appelé le pouvoir à reconnaître "la volonté du peuple qui rejette la réforme", lors de la clôture de la campagne du "non" dans l'Etat de Zulia (nord), dont il est le gouverneur.

Les autorités, qui ont agité tout comme l'opposition la menace d'un risque de violence depuis le début de la campagne, ont prévu de déployer plus 100.000 soldats durant le scrutin.


[1] réaction :
  • mardi 4 décembre 2007

    Réelection à vie

    "Si elle passe, la réforme pourrait ouvrir la voie à la réélection à vie du président."

    C'est le cas en France actuellement........

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