ENTRETIEN AVEC RABAH MADJER
« La CAN est une Bourse du football mondial »
jeudi 17 janvier 2008
Star du football international, l'Algérien Rabah Madjer fait valoir l'aura internationale de la CAN.
jeudi 17 janvier 2008
Vainqueur de l'épreuve en 1990, l'Algérien Rabah Madjer, Ballon d'Or africain de "France Football" et champion d'Europe des clubs avec Porto (Portugal), ne tarit pas d'éloges sur la Coupe d'Afrique des nations. A l'heure de l'édition ghanéenne, il explique à FRANCE 24 comment, de rendez-vous au format réduit, l'épreuve a fini par se tailler une place à part et entière dans la hiérarchie des compétitions internationales.
France 24 : Vous avez disputé sept fois la phase finale de la Coupe d'Afrique des nations dont une (en 1990, à Alger) couronnée de succès. Quelle différence y a-t-il entre les éditions précédentes et celle de 2008 ?
Rabah Madjer : D'abord, une différence en termes d'image et de notoriété. Si la nature de l'épreuve est toujours la même - couronnement du meilleur football continental -, sa dimension a beaucoup changé. Aujourd’hui, la CAN est un événement sportif international à part entière. Les matches sont retransmis bien au-delà du continent africain et cristallisent l'intérêt et le regard du monde entier. Cela n'a rien à voir avec la première édition, disputée en février 1957 à Khartoum à l'ombre des médias. De surcroît, le talent africain se négociant à merveille dans les clubs européens, la Coupe d'Afrique des nations est devenue une véritable bourse du football mondial. Tous les deux ans, des dizaines de présidents de clubs, d'entraîneurs et d'agents de joueurs y accourent à la recherche de renforts.
France 24 : Où situez-vous la Coupe d'Afrique des nations dans la hiérarchie des compétitions internationales ?
R. M. : Elle se classe derrière la Coupe du monde, l'Euro (Championnat d'Europe des nations) et la Champions League (Ligue européenne des champions). Comparativement à la Copa America (Championnat sud-américain des nations), la CAN jouit d'une meilleure notoriété médiatique, du moins en Europe. A l'évidence, la raison tient à la présence des meilleurs joueurs africains dans les clubs européens. Du point de vue de la qualité du jeu, elle supplante très largement la Coupe d'Asie des nations et le tournoi olympique de football.
France 24 : Pour cette édition 2008, chacun concocte son pronostic. Quel est le vôtre ?
R. M. : La compétition reste ouverte. Quatre à cinq équipes peuvent prétendre à la couronne. Je pense en particulier à la Côte d'Ivoire, au Cameroun, au Nigeria, et au Ghana, qui a l'avantage de jouer à domicile. Malgré leurs parcours en dents de scie, les représentants nord-africains (Egypte, Tunisie et Maroc) ont des arguments à faire valoir. Mais sur le papier, ils restent en-deçà des Ivoiriens, Camerounais et autres Nigérians.
Propos recueillis par Youssef Zerarka / FRANCE 24
Il n'y a pas encore de réaction.
Soyez le premier à donner votre avis sur cet article en cliquant ici.
Vous n'aurez qu'a sélectionner le bouton <<RÉAGIR>> et remplir les champs indiqués.
Vos réactions
Votre commentaire a été soumis avec succès
France 24 - Envoyer par email
L'article a été envoyé par email avec succès