TCHAD - ARCHE DE ZOE
L'Arche de Zoé devant la Cour de justice
vendredi 21 décembre 2007
Les six Français comparaissent devant la Cour de N'Djamena. Accusés de l'enlèvement de 103 enfants, ils risquent jusqu'à 20 ans de travaux forcés. (Reportage: France 2, A. Guibert, F. Ranc)
jeudi 20 décembre 2007
Par FRANCE 24 et Reuters
Fin octobre 2007, six membres de l’association française l’Arche de Zoé sont arrêtés avant d’embarquer 103 enfants, âgés d’un à dix ans, à bord d’un avion en partance pour la France.
Jugés pour enlèvement, les accusés assurent qu’ils effectuaient une mission humanitaire destinée à sauver des orphelins des zones de conflits du Darfour, à l’Est du Tchad. Mais les autorités tchadiennes et onusiennes affirment que la plupart des enfants avaient au moins un parent en vie et en bonne santé. Le Tchad soutient ne pas avoir donné l’autorisation de transporter des enfants en dehors de frontières du pays.
Les six membres de l’Arche de Zoé, dont son fondateur Eric Breteau, seront jugés vendredi à la Cour de justice de N’Djamena, avec trois Tchadiens, et un Soudanais soupçonnés de complicité d’enlèvement. La défense veut prouver la culpabilité des intermédiaires de l’affaire.
S'ils sont jugés coupables, les membres de l’association risquent jusqu’à vingt ans de travaux forcés.
Quand l'humanitaire devient affaire de diplomatie
Dès le début, l’affaire de l’Ache de Zoé prend une tournure politique.
Le régime du président Idriss Déby est soutenu par son ancien colonisateur, la France, qui maintient des troupes armées dans ce pays producteur de pétrole. Ses forces au sol devaient servir de tête de pont au déploiement d’une force européenne à la frontière soudanaise, au début de l’année 2008.
En novembre 2007, le Président français Nicolas Sarkozy récupère en personne trois journalistes français, et quatre membres d’équipage espagnols qui étaient détenus avec les membres de l’association. Deux jours après, Nicolas Sarkozy promet de ramener les autres prévenus pour être jugés en France.
« J’irai récupéré ceux qui sont restés là-bas – qu’importe ce qu’ils ont fait. », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse tenue en Bretagne.
Le président Déby est sous la pression de la population qui souhaite un jugement exemplaire des six détenus de français. Beaucoup de Tchadiens pensent qu’il serait injuste de leur donner un traitement de faveur seulement parce qu’ils seraient Européens.
Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a apporté son soutien aux détenus, et a déclaré que Paris « n’a pas abandonné le cas, ni les personnes impliquées », même si la décision est « entre les mains de la justice tchadienne ».
La lourde tâche de juger incombera à un jury sera composé de trois magistrats, quatre jurés et deux personnes sélectionnées sur une liste de vingt noms.
[1] réaction :
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vendredi 21 décembre 2007
réflexion
Par Dulac
Le fait d'avoir connu des cas très spéciaux de jugements africains me laisse perplexe.
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SOPHIE CLAUDET
21/12/07 - 8H00 (GMT+1) Correspondante à N'Djaména
- SOPHIE CLAUDET
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