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Dimanche 05 juillet 2009

NIGER

Deux journalistes risquent la peine de mort

dimanche 23 décembre 2007

Arrêtés lundi dernier, Thomas Dandois et Pierre Creisson ont été inculpés d'atteinte à la sûreté de l'Etat, un crime passible de la peine de mort.

dimanche 23 décembre 2007

L'avocat des deux
journalistes français inculpés au Niger d'atteinte à la sûreté
de l'Etat a dénoncé samedi à Niamey "un grave recul pour la
liberté et l'état de droit".


Arrêtés lundi dernier, Thomas Dandois et Pierre Creisson ont
été inculpés vendredi d'atteinte à la sûreté de l'Etat, un crime
passible de la peine de mort, a confirmé devant la presse leur
défenseur, Me Moussa Coulibaly.


Les autorités reprochent aux deux hommes, qui réalisaient un
reportage pour la chaîne de télévision franco-allemande Arte,
d'avoir enfreint l'interdiction de se rendre dans le nord du
pays où opère la rébellion touarègue du Mouvement des Nigériens
pour la justice (MNJ).


Les journalistes ont été incarcérés au camp pénal de Kollo,
à 25 kilomètres au sud-est de la capitale Niamey.


"Quiconque enfreint nos lois et règlements devra répondre de
ses actes devant nos tribunaux", a déclaré jeudi dernier le
ministre nigérien de la Communication, Mohamed Ben Omar, à
propos de cette affaire.


Depuis le début de la rébellion en février dernier, 49
membres des forces de l'ordre ont été tués.


Les autorités nigériennes disent avoir retrouvé en
possession des journalistes français des enregistrements
réalisés avec des membres de la rébellion.


Elles considèrent que les deux hommes ont outrepassé les
autorisations qui leur avaient été données, et qui parlaient du
tournage d'un sujet sur la grippe aviaire, dans le sud du pays,
à Maradi, a expliqué un officier de gendarmerie qui n'a pas
souhaité être nommé.


L'organisation Reporters sans frontières a demandé la
libération de deux journalistes.


Le Niger détient depuis le 20 septembre en prison Moussa
Kaka, correspondant de Radio France Internationale (RFI), qui
est accusé d'avoir aidé la rébellion. Ses avocats déclarent
qu'il n'a fait que son métier de journaliste.


Un autre journaliste local, Ibrahim Diallo Manzo,
travaillant pour le magazine Air Info dans la ville d'Agadez,
est aussi en détention depuis le 9 octobre.


Le président du Niger Mamadou Tandja a prorogé de trois mois
fin novembre l'état d'alerte en vigueur dans le nord du pays.


Les tensions sont fortes entre Paris et Niamey, qui accuse
le groupe Areva <CEPFi.PA> de payer des déserteurs de l'armée
pour rejoindre la rébellion et a déclaré persona non grata le
principal représentant de la société dans le pays

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