CHINE - FINANCE
La Chine adopte une politique monétaire "stricte"
La Chine a décidé d'adopter pour 2008 une politique monétaire plus "stricte", tout en maintenant une politique fiscale "prudente", a annoncé mercredi l'agence Chine Nouvelle après la réunion annuelle sur l'économie de hauts dirigeants chinois.
mercredi 5 décembre 2007
Par AFP
La Chine a décidé d'adopter pour 2008 une politique monétaire stricte, de rester prudente en matière fiscale et de s'efforcer de prévenir la surchauffe de son économie, a annoncé mercredi l'agence Chine Nouvelle.
L'agence officielle a souligné que dans le domaine du crédit, la politique "d'encadrement" prônée tranchait avec les simples consignes de "prudence" qui étaient en place depuis une décennie.
Les objectifs économiques pour 2008 ont été fixés lors de la traditionnelle réunion économique annuelle qui rassemble les plus hautes autorités sous la houlette du Parti communiste chinois au pouvoir.
Les participants de cette conférence à huis clos, tenue de lundi à mercredi, ont estimé que la politique du crédit devrait jouer un plus grand rôle dans le contrôle macroéconomique.
Ils ont décidé de renforcer le contrôle des volumes et des fréquences des prêts, afin de mieux réguler la demande intérieure notamment, selon la même source.
"Jusqu'à présent on ne parlait que de politique prudente. Cela montre bien que le gouvernement prend très au sérieux la bulle du prix des actifs et l'inflation", a souligné Zhang Ming, chercheur d'un institut dépendant de l'Académie des Sciences sociales, interrogé par l'AFP.
La réaffirmation d'une maîtrise de la surchauffe et de l'inflation, constituant deux sujets d'inquiétude des autorités, était d'ailleurs attendue, comme un éventuel resserrement du crédit.
Le produit intérieur brut de la Chine continue de connaître une croissance à deux chiffres, porté par les investissements et les exportations. Mais parallèlement, le pays a renoué avec l'inflation, avec un indice des prix à la consommation qui devrait croître de 4,5% cette année, bien au-delà du seuil maximum de 3% initialement fixé.
Les analystes ne s'attendent toutefois pas à des mesures drastiques qui freineraient trop la croissance, d'autant plus chère aux autorités que celles-ci ne veulent pas risquer un accroissement du chômage et des problèmes sociaux.
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