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Dimanche 05 juillet 2009

TRANSPORT

Un TGV nouvelle génération pour l'Italie

mardi 15 janvier 2008

Le constructeur français Alstom a vendu son dernier modèle de TGV, avec la maintenance du réseau, pour 700 millions d'euros à une compagnie privée italienne.

mardi 15 janvier 2008

Alstom a vendu son train à grande vitesse nouvelle génération, l'AGV, conçu pour rouler à 350 km/h, à une compagnie privée italienne, un nouveau succès pour le groupe français qui vient de placer le TGV au Maroc et devrait bientôt remporter un contrat TGV en Argentine.
  
Le contrat avec Nuovo Trasporto Viaggiatori (NTV) devrait être officiellement annoncé "dans les jours qui viennent", a-t-on appris lundi de source proche du dossier.
  
Selon cette source, la commande devrait porter sur 25 rames, avec une option de 10 trains supplémentaires, pour au moins 700 millions d'euros.
  
Le montant final devrait même être plus important car l'appel d'offres portait sur un système "clé en main", comprenant non seulement le matériel roulant mais aussi la maintenance, a-t-on expliqué.
  
NTV prévoit de faire circuler ces trains entre Rome et Naples en 2009, puis entre Milan, Rome et Naples en 2010.
  
Avec ce contrat, Alstom misait gros. Il s'agit de la première commande pour l'Automotrice à grande vitesse, dont le prototype n'est pas encore sorti des usines. Elle avait bénéficié d'une vitrine sans équivalent lors du record mondial de vitesse sur rail en avril 2007, pulvérisé par une rame portant des éléments de l'AGV.
  
Le groupe en profite pour damer le pion au Zefiro, le train rapide du canadien Bombardier, qui n'a toujours pas reçu de commande.
  
Cette victoire donne "une bonne longueur d'avance" à Alstom, résume un analyste parisien, même si elle "a plus une portée symbolique que technique".
  
Plus rapide que le TGV (350 km/h voire 360 au lieu de 320 km/h), ce nouveau train, que son constructeur n'hésite pas à comparer à l'avion géant A380, a été conçu uniquement par Alstom, sans le concours de la SNCF, qui avait participé à la gestation du TGV à la fin des années 70.
  
Il se distingue aussi du TGV par sa motorisation: elle est répartie sur chaque voiture et non plus "concentrée" sur les deux motrices, ce qui permet de gagner de la place pour les voyageurs.
  
Avec ce produit autonome, Alstom cherche à se positionner face à la concurrence, en particulier à l'étranger: le groupe évalue le marché de la très grande vitesse à 1.000 rames supplémentaires --soit le double d'aujourd'hui-- d'ici quinze ans.
  
Le TGV "traditionnel" qu'Alstom n'avait exporté jusque récemment qu'une seule fois --à la Corée en 2004-- a aussi le vent en poupe, avec la signature d'un contrat au Maroc en octobre dernier.
  
Alstom devrait aussi se voir confier officiellement par l'Argentine une ligne à grande vitesse, un sujet qui sera évoqué cette semaine par le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau, en visite dans ce pays.
  
Selon le magazine La Vie du Rail International, le contrat, pour lequel Alstom est seul en lice, pourrait être signé mercredi.
  
La concurrence va aussi être vive en France, avec cette année un énorme appel d'offres de la SNCF, qui souhaite remplacer ses vieux TGV. Désormais, la compagnie affiche clairement son intention de mettre en concurrence Alstom et les autres constructeurs: l'allemand Siemens, Bombardier, mais aussi le japonais Hitachi.
  
Autre bonne nouvelle pour Alstom: le groupe est désormais de nouveau en lice pour la modernisation du métro de Montréal, après la décision mercredi de la justice canadienne d'annuler l'attribution du contrat de gré à gré à Bombardier, au terme d'une longue bataille juridique.

[1] réaction :
  • mercredi 16 janvier 2008

    victoire juridique d'Alstom

    Juste un petit bémol sur le dernier paragraphe annonçant la victoire juridique d'Alstom contre Bombardier la semaine dernière. Je dois souligner que la cause peut durer encore assez longtemps. Le jugement en faveur d'Alsom peut être porter en appel dans les 30 jours. L'appel en temps normal dure quelques années. Et, par la suite il y a la possibilité de soulever l'affaire avec la permission de la cour suprême du Canada. Donc, ne pas présumer du sort ultime du litige. Un peu de patience.

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