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Vendredi 05 décembre 2008

SOCIETE GENERALE

La BNP réfléchit à un rachat de la Société générale

jeudi 31 janvier 2008

Alors que Paris affiche clairement sa volonté de protéger la Société générale d'un éventuel rachat, plusieurs banques européennes dont la française BNP Paribas sont sur les rangs.

jeudi 31 janvier 2008

Les autorités européennes s'inquiètent des velléités protectionnistes du gouvernement français envers la Société Générale, Paris entendant protéger cette banque des appétits d'éventuels concurrents étrangers.

L'établissement est fragilisé depuis la révélation la semaine dernière de l'existence de pertes de près de 5 milliards d'euros attribuées à des falsifications d'un de ses courtiers. De quoi donner des envies, d'autant que pour se renflouer, elle a annoncé une augmentation de capital de 5,5 milliards.

Sa concurrente française BNP Paribas a reconnu jeudi réfléchir à un achat de la Société Générale, notant que c'était le cas de "toute l'Europe".

"L'Etat ne restera pas les bras croisés" et ne laissera pas la Société Générale "à la merci de n'importe quel prédateur", a, quant à lui, prévenu jeudi Henri Guaino, un proche conseiller du président français Nicolas Sarkozy.

Et dès mardi, le Premier ministre François Fillon avait averti que le gouvernement entendait "que la Société Générale reste une grande banque française".

Cela a valu mercredi à la France une première mise en garde de la Commission européenne.

"Les mêmes règles s'appliquent que dans d'autres situations de rachat. Les candidats potentiels au rachat doivent être traités de manière non-discriminatoire", a dit le porte-parole du commissaire au Marché intérieur Charlie McCreevy.

Jeudi, le président de l'Eurogroupe (forum des ministres des Finances de la zone euro), le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, a enfoncé le clou : "si quelqu'un vient amical, ayant un beau projet économique à proposer, pourquoi le refuser ? Seulement parce qu'il n'est pas français ?" Et de dénoncer une attitude qui "n'est plus de notre temps".

Selon les analystes, la France pourrait être tentée, pour empêcher que la Société Générale ne passe sous pavillon étranger, de soutenir un mariage avec BNP-Paribas, ou avec le Crédit Agricole.

Un peu comme début 2006 dans un autre secteur, celui de l'énergie, où l'intérêt de l'italien Enel pour Suez avait poussé Paris à donner un coup d'accélérateur à la création d'un "champion national" en réunissant GDF et Suez.

A l'époque, Charlie McCreevy avait déjà demandé des explications à la France, soupçonnant que certaines règles européennes n'avaient pas été respectées.

Enel s'était plaint en particulier de pressions du gouvernement sur son éventuel partenaire, Veolia, principal concurrent de Suez en France dans le traitement des eaux usés.

L'Irlandais McCreevy, ardent défenseur du libéralisme, s'était aussi énervé dans le passé contre le caractère "protectionniste", "disproportionné" et "discriminatoire" d'une autre mesure française, le décret dit "anti-OPA" en vigueur depuis fin 2005.

Sous la pression de Bruxelles, Paris avait dû fortement remanier le texte, qui impose une autorisation préalable du gouvernement français aux investissements étrangers dans des secteurs dits "stratégiques". La définition dépasse largement le seul domaine de la défense, pour s'étendre à la cryptologie, la production d'antidotes ou même les casinos.

La France n'est néanmoins pas la seule à irriter la Commission. L'an dernier, les autorités européennes sont ainsi montées au créneau contre la Hongrie, qui tente d'empêcher l'achat de son fleuron de l'énergie, MOL, par un concurrent autrichien.

L'Espagne a aussi été très critiquée pour son interventionnisme au cours des tentatives d'achat du groupe d'électricité Endesa. Jeudi, la Commission a sommé Madrid de s'expliquer sur les conditions posées à l'entrée d'Enel au capital, menaçant sinon de saisir la justice européenne.


[13] réactions :
  • mercredi 30 janvier 2008

    Vive la SG !

    depuis 10 ans que Daniel Bouton est à la tête de la SG il a démontré qu'il était un excellent PDG, sinon le meilleur, en tout cas il est plus intelligent que bon nombre de personnes qui s'autorisent à critiquer si facilement, N.Sarkozy en premier. il faut qu'il reste à la SG, il est le seul, justement parce qu'il connait bien la maison, à pouvoir remonter la pente et résoudre ces difficultés.

  • mercredi 30 janvier 2008

    Les bonnes interrogations...

    Et si tout ce battage financier politique médiatique gouvernemental grand public n'était en fait qu'un écran de fumée organisé pour rendre invisible une stratégie hautement profitable à une poignée d'élus? Le trader va faire quelques mois de prison, toucher un gros chèque défiscalisé, promettre de se taire et être expatrié à la SG de Hong Kong ou ailleurs le plus loin possible du siège. Quand au salaire de M.Bouton offert en expiation, 100% de nos compatriotes ont conscience qu'il ne s'agit que d'une partie de ses revenus.

  • mardi 29 janvier 2008

    Restons confiants

    Client de la Société Générale depuis plus de 25 ans, je reste malgré tout confiant en dépit de leurs dernières pertes. Je pense que la SG a peut-être profité de la dérive de son trader pour "planquer" des pertes qui ne lui étais pas imputables.
    Je pense que monsieur Kerviel, même s'il risque une peine de prison n'aura pas de mal à retrouver une poste à la hauteur de ses compétences.

  • mardi 29 janvier 2008

    A quand un Contrôle de Gestion des grandes entreprises ?

    Après le Crédit Lyonnais, certaines grandes entreprises ont détourné des fonds, c'est maintenant le tour de la Société Générale qui est dans la toumente.
    C'est un grand laisser-aller des dirigents notre pays qui le conduit encore et toujours à sa perte, on voit les entreprises fermer, des gens sont au chômage, des vies sont détruites, mais les PDG de ces entreprises qui font la une ne sont pas touchés, vu leur standing, ils sont à l'abri pour plusieurs générations. C'est assez lamentable à notre époque que certains crèvent de faim et d'autres se gobergent avec des salaires démesurés et sont incapables d'assumer le moment venu en accusant un employé qui aurait commis des fautes, mais les fautes c'est d'avoir conçu un système non fiable que n'importe qui pouvait pirater. Vous êtes sur rémunérés pour une compétence que vous n'avez pas.

    Messieurs les Politiques vous êtes élus pour protéger et développer notre pays et pas pour autre chose.
    Nous payons des impôts pour entretenir aussi des systèmes de surveillance de ces entreprises qui détiennent notre argent, alors que fait votre super service de Contrôle de gestion ? Etes vous aussi défaillant ?
    C'est pas encore après la catastrophe qu'il faut réagir mais bien avant. C'est ce que sait la ménagère de base.

  • mardi 29 janvier 2008

    jusqu'au jour ou!!!

    Je n'avait pas confiance en cette Banque car auparavant la Société Générale avait déja fait parler d'elle (pas en bien).
    Les gens ont déja oubliés,Il ne doit pas être le seul à avoir agit ainsi;mais évidemment le seul a prendre.
    Les Hauts dirigeants ont vendus leurs actions quelques jours avant comme par hasard!!!!! Cela leur a rapporter un max.
    De plus cette banque prend trop de frais lorsque vous avez quelques petits soucis d'argent (toujours le petit qui trinque).
    J'ai pas de conseil à donner ;mais par précaution je quitterais au plus vite cette banque même si elle a 140 ans d'âge....

  • mardi 29 janvier 2008

    Débiles

    Il est vraiment crétin d'appeler les gens à la panique et à quitter la SG. Les comptes de la banque d'affaire et celle des clients sont distincts, de plus les dépots des clients sont garantis par l'Etat. Les gens qui font une telle démagogie, veulent vraiment du mal à la SG, sans doute des gens qui travaillent dans des banques concurrentes et qui pratiquent les mêmes méthodes qu'à la SG mais qui ne se font pas prendre. C'est pitoyable.

  • lundi 28 janvier 2008

    Complicités ??? ... et si ??? ...

    Certains de la SG afin d'être couverts étaient d'accord avec le fraudeur afin qu'il "porte seul le chapeau" devant "la justice"... Jamais trop sévère avec ce genre de combine. _ Afin de trouver à la sortie (anticipée pour bonne conduite comme d'habitude !!! ) un confortable compte numéroté dans le Monde ...Afin de changer de continent ....
    l'Argent n'a pas d'odeur ...mais facilite la (grande) Vie !!!.
    Qui sait ???

  • lundi 28 janvier 2008

    debouclage

    La direction la SOGEN a pris une lourde décision en débouclant les positions incriminées: on ne vend pas à la baisse!
    De surcroît elle a entériné la fraude!

  • lundi 28 janvier 2008

    Discrétion dans cette affaire serait bien

    Il est de mon avis que cette affaire est beaucoup plus grave que telle qu’elle se présente.
    La situation actuelle ne peut remettre en question la qualité de la Société Générale qui est plutôt à féliciter à travers son Directeur Général car elle a fait preuve d’avoir put faire face et démasquée une affaire en ne la laissant porter un préjudice qu’on peut juger minime.

  • lundi 28 janvier 2008

    Réagissons ,agissons,

    Les dirigeants de la Société Générale nous enfument avec l'aide des politiques venus à leur secours (E.Woerth,hier soir à l'émission RIPOSTE);ces gens là ne craignent qu'une seule chose : LE RETRAIT des COMPTES des CLIENTS, tout le reste ne les éffraie pas .Alors me direz vous les autres banques c'est pareil ,certes mais eux aussi se diront :voila ce qui nous attend si nous trahissons nos clients !sinon vous ne ferez que confirmer le celebre phrase du Général de Gaulle " Les français sont des veaux"alors clients de la Société Générale ,REAGISSEZ, AGISSEZ ,ou cessez de vous plaindre....

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