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Vendredi 04 juillet 2008

KENYA

Accusations de "nettoyage ethnique" au Kenya

mercredi 2 janvier 2008

Le gouvernement du président Kibaki et les partisans de l'opposant Odinga se sont mutuellement accusés de "nettoyage ethnique" après les violences qui ont fait plus de 300 morts. (Récit : L. Kammourieh)

mercredi 2 janvier 2008

Une foule en colère a mis le feu à une église mardi, près d’Eldoret, dans l’ouest du Kenya, tuant au moins 35 personnes, dont des femmes et des enfants. Un drame qui montre que la violence post-électorale au Kenya a pris une tournure ethnique inquiétante.
 
Les victimes du massacre appartenaient à la tribu Kikuyu dont est issu le président réélu Mwai Kibaki. Elles s’étaient réfugiées dans l'église pour fuir les violences déclenchées par l'élection présidentielle controversée.
 
Depuis la réélection de Kibaki à la présidence du Kenya le 27 décembre, le pays s’enfonce chaque jour un peu plus dans le chaos. Le bilan des violences post-électorales s’élève à 300 morts et au moins 70 000 personnes ont été déplacées dans l’ouest du pays, selon la Croix-Rouge au Kenya.  
 
La réélection de Kibaki a été contestée par le challenger d'opposition, Raila Odinga, qui appartient à la tribu Luo.
 
La société kenyane compte une quarantaine de groupes ethniques différents. C’est la tribu Kikuyu, la plus nombreuse, qui a dominé politiquement le pays depuis l'indépendance gagnée en 1963. La tribu Luo, la deuxième plus nombreuse du pays, s'est traditionnellement sentie en marge du pouvoir.
 
La violence de mardi a révélé les fossés ethniques d’un pays que l'on considère généralement comme l’un des plus stables d'Afrique, avec un taux de croissance stable qui a atteint 6.1 % en 2006. Depuis ce déchaînement de violence, le Kenya a soudainement plongé dans les affres d’une crise majeure qui risque d’affecter durablement son économie et de freiner son élan de stabilité
 
 
 
Kibaki tente d’endiguer la crise
 
Suite à ces violences, qui ont touché les principales villes du pays, dont la capitale Nairobi, Mombassa et Kisumu, fief du chef de l’opposition Raila Odonga - qui a rejeté la victoire de Kibaki - le président a demandé aux leaders de l’opposition de "se rencontrer immédiatement et de lancer un appel public au calme et à la retenue".
 
Kibaki a également chargé le gouvernement "d’intensifier les opérations de sécurité pour protéger les citoyens et mettre fin à la violence". Mais son appel n’a eu aucun effet sur la population en colère. Résultat : la violence continue de régner en maîtresse dans les rues des principales villes du Kenya.
 
Plusieurs centaines de Kenyans ont pris le chemin de l’exil vers l’Ouganda voisin pour "échapper soit aux opérations de police soit aux actes de vengeance commis par d’autres tribus loyales au chef de l’opposition", indiquent des gardes-frontières ougandais. "Depuis le premier jour, nous avons reçu 450 réfugiés, a confié un responsable ougandais, mais le nombre continue d’augmenter. Il y a un flux similaire à la frontière, à Busia".
 
  
  
Inquiétude de la communauté internationale
 
La situation commence à inquiéter la communauté internationale, qui craint que la violence se transforme en guerre civile. Des appels au calme ont afflué de nombreuses capitales européennes. 
 
 
La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, et le ministre britannique des affaires étrangères, David Miliband, ont lancé mercredi dans un communiqué commun un appel aux dirigeants kényans pour qu'ils "fassent preuve d'esprit de compromis".
 
 
Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a avoué mardi craindre "une nouvelle escalade et une montée des tensions interethniques au Kenya". Tout en soulignant par ailleurs la "forte participation et le déroulement pacifique de l’élection", le chef de la diplomatie allemande a appelé "le gouvernement et l’opposition à trouver une solution pacifique en vue d’éviter de nouvelles violences".
 
 
 
Alors que le nombre de victimes et de réfugiés risque d’augmenter dans les heures qui suivent, selon un correspondant de l’AFP sur place, le chef de l’opposition Raila Odinga a averti sur la BBC qu’il "n’accepterait pas de négocier avec le président sortant sauf si ce dernier acceptait sa défaite". Une exigence qui a toute les chances de maintenir la situation en l’état.

[7] réactions :
  • mercredi 2 janvier 2008

    Une Afrique meurtrie

    Le monde d'aujourd'hui court à une vitesse d'eclair,alors que l'Afrique est toujours au point de départ, Est-ce un fatalité pour le continent de plonger dans les profondeurs obscurs??????

  • mercredi 2 janvier 2008

    c'est triste

    c'est terrible ce qui se passe au kenya. pourquoi ne pas s'entendre pour construire ce beau pays .la vie du pays ne s'arrête pas qu'aux elections.opposant et pouvoir doivent s'asseoir pour trouver une issue heureuse dans l'interêt des peuples. et surtout non a la guerre ethnique. encore une fois c'est dommages qu'on ne puisse pas reconnaître la victoire de son adversaire. c'est triste...... ehouman erick abidjan

  • mercredi 2 janvier 2008

    L'Afrique ...

    C'est à croire qu'ils ne changeront jamais ... On dit toujours que l'on apprend de nos erreurs et bien il semblerait qu'en Afrique ils n'apprennent strictement rien de leurs erreurs ... Quoi qu'effectivement ils n'ont pas tous l'occasion d'apprendre quoi que ce soit, alors connaître l'histoire et donc les erreurs est chose ardu pour la plupart... Voilà qui fait de parfait moutons pour les différents politiciens qui peuvent manipuler comme bon leur semble une grande partie de la population

  • mercredi 2 janvier 2008

    Dommage pour le Kenya

    Je suis vraiment triste que pour régler un conflit africain, nous soyons obligés d'en appeler à la Communauté Internationale. Les africains doivent eux même prendre leurs responsabilités et non attendre ques les Nations Unies ou une toute autre force internationale vienne servir de bouclier ou de force tampon dans le réglement des conflits.
    Ce qui se passe au Kenya est bien dommage mais si aucun des leaders politiques du Kenya ne fait de concession, l'intervention internationale ne servira à rien.
    Il faut que les politiciens africains apprennent les vraies règles de la démocratie et acceptent aussi de perdre des élections.

  • mercredi 2 janvier 2008

    Kenya,Rwanda ' 94

    Si rien ne change au kenya,le sang des innocents coulera dans les rue comme au rwanda en avril 94,la communaute internationale va-t-elle aussi laisser les kenyans comme a laisser les rwandais?serrai encore une grave erreur,mais que Dieu protege nos freres kenyans

  • mardi 1 janvier 2008

    L'Afrique domage

    Quand est ce que les afrique ,arreteront de détruire en un jour ce qu'ils ont contruits pendant des disaines d'année .Je suis vraiment désolé pour mon continent.Pour un rien un pays tout entier s'embrase . Je suis vraiment désolé.

  • mardi 1 janvier 2008

    kenya , nouveau rwanda

    la communauté internationale va-t-elle laisser le kenya finir dans une tuerie comme celle du rwanda ???? c'est bien beau a non ingérence mais quand on brûle les gens dans une église !!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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