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Nouvelle journée de violences au Kenya
jeudi 17 janvier 2008
Des opposants au président Kibaki affrontent les forces de l'ordre pour la deuxième journée consécutive au Kenya. Notre envoyée spéciale rapporte que les émeutiers construisent des barricades à Mathare, un bidonville de Nairobi.
jeudi 17 janvier 2008
Par FRANCE 24 (avec agences)
Les correspondants de France 24 Cyril Vanier et Virginie Herz enquêtent dans un bidonville de Nairobi où de nombreux civils soutiennent l’opposition. Posez-leur vos questions en cliquant sur «Réagir» ci-dessous.
Les forces de police affrontent des opposants au président Kibaki pour la deuxième journée consécutive.
Notre envoyée spéciale au Kenya, Virginie Herz, rapporte que la police a ouvert le feu sur des manifestants à Mathare, un bidonville de Nairobi. Le chef de l'opposition kényane, Raila Odinga, fait état de sept morts dans les heurts. La police, interrogée par l'AFP, a confirmé la mort de deux personnes.
Près de trois semaines après l'élection de Kibaki à la tête de l'Etat, le secrétaire général du Commonwealth, Don McKinnon, a déclaré jeudi que les élections au Kenya "n'ont pas été aux normes internationales".
Notre envoyée spéciale Virginie Herz affirme que la police s'est retirée du bidonville de Mathare, permettant aux manifestants de construire des barricades, même si le centre de Nairobi reste calme. Elle ajoute que les manifestants, qui font partie de la tribu Luo de l'opposant Odinga, ont démonté puis brûlé le magasin d'un habitant de l'ethnie kikuyu, celle du président Kibaki.
Des témoins rapportent que la police fait usage de gaz lacrymogène et tire en l'air pour disperser la foule.
Dans les bidonvilles de Kisumu, un bastion de l'opposition, un journaliste de l'AFP a constaté que la police anti-émeutes a employé des gaz lacrymogènes contre des jeunes opposants ayant érigé des obstacles à la circulation, en protestation de la mort de deux manifestants la veille.
Le porte-parole du gouvernement Alfred Mutua a déclaré que "la principale intention de l'opposition est de détruire le mode de vie des Kényans ordinaires. Elle ne prend pas en compte l'intérêt des Kényans."
Les forces de sécurités kényanes se préparaient jeudi à de nouvelles manifestations dans le pays après l’appel de l'opposition à un deuxième jour de mobilisation. L’interdiction de manifester reste en vigueur.
Selon l’envoyée spéciale de FRANCE 24, Virginie Herz, la situation en début de matinée restait relativement calme et les magasins ouverts.
"Les forces de l’ordre bloquent l’accès au parc de l’indépendance, le parc Uhuru, qui est le lien de rassemblement traditionnel des partisans d’Odinga", note-t-elle.
Cyril Vanier explique : "la question sur toutes les lèvres est de savoir si les manifestations vont s’amplifier, ou si les autorités ont réussi à les décourager ?"
Le Kenya a été le théâtre mercredi d’un nouveau bras de fer entre la police et le mouvement de l’opposition, qui avait appelé à trois jours de manifestations. Malgré l’interdiction gouvernementale, les partisans de Raila Odinga ont manifesté dans plusieurs villes du pays dénonçant la réélection du président Mwai Kibaki. La répression a été particulièrement musclée à Kisumu, fief de l’opposition à l’ouest du pays. Trois manifestants ont été tués et plusieurs autres ont été blessés par balles, selon les déclarations d'un haut responsable de la police locale à l'AFP.
En dépit des victimes, Raila Odinga a maintenu l'appel aux manifestations jeudi et vendredi. "Rien ne nous empêchera d'organiser de telles manifestations", a déclaré le candidat malheureux à la présidentielle, lors d'une conférence de presse à Nairobi. Najib Balala, le chef du parti d’opposition, le Mouvement démocratique orange (ODM), a déclaré à FRANCE 24 : "le président Kibaki et son équipe ont volé l’élection et violé les droits démocratiques. Nous sommes obligés de manifester pour montrer notre colère."
La mobilisation mercredi a cependant été moins importante que lors des précédentes manifestations de l'opposition, également interdites, notamment à Nairobi. Le bilan a également été moins meurtrier que lors du dernier appel à manifester: le 3 janvier, neuf personnes avaient été tuées, dont au moins six par la police.
Depuis le scrutin, le pays traverse une grave crise politique, au cours de laquelle au moins 700 personnes ont été tuées lors des émeutes, de raids de la police et de violences tribales.
Lors de première session du Parlement mardi, l'opposition a obtenu une victoire hautement symbolique pour ses partisans, en remportant le prestigieux poste de président du Parlement. Aucun parti ne bénéficie actuellement d’une majorité parlementaire.
[7] réactions :
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jeudi 17 janvier 2008
Quelle Avenir Pour L'Afrique?
Par CHARLU
Vous imaginez que en Afrique lorsque un Président est au pouvoir il ne veut plus partir même s'il perd les élections. C'est la raison pour laquelle les homologues de M.KIBAKI ne réagissent même pas car eux même ils savent que le poste qu'ils occupent n'est pas le leur. Que diront nos ancêtres qui ont lutté pour l'indépendance de nos pays Africains.Selon moi la communauté internationale( ONU naturellement) devrait vite agir afin que le désordre cesse au Kenya faute de quoi les pertes en vie humain pourront s'alourdir. Comme Proposition j'aimerais que L'ONU nomme un Président de la Republique n'appartement pas aux partis politiques actuellement en conflit.
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jeudi 17 janvier 2008
PAUVRE AFRIQUE!!!!
Par kirt
c'est vraiment dommage ce qui se passe au kenya.mais ce président qui s'auto proclame il a la chance que ce n'est pas abidjan sinon depuis il serait enlevé du pouvoir.c'est la meme chose que feu le général GUEI avait fais ici a abidjan quand il a volé la victoire au president GBAGBO mais vite fait le peuple la enlevé.j'encourage le peuple kenyan a manifesté davantage juska ce kil ait gain de cause.ON LES SOUTIEN
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jeudi 17 janvier 2008
Kenya
Par POODA
Je viens d'apprendre que l'UE a commencé à emettre des doutes sur la fiabilité des resultats de la présidentielle au Kenya. C'est quand même abberant et stupide que de le reconnaître maintenant. Quand, c'est l'Afrique, c'est toujours la même rengaine. On regarde les choses se faire et quand on approche à un decompte macabre, chacun sort ses gongs. C'est vraiment triste toute cette gymnastique de nos differents diplomates qui foisonnent les arcades onusienne.
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mercredi 16 janvier 2008
ou sont passes les diplomates?
Par aufrey
C'est quand meme fou comment les choses peuvent changer si rapidement, on passe d'un pays plutot calme et tres visite a un pays en quasi guerre civile...ou sont donc passes ces diplomates de L'ONU et de l'Union Afrricaine gracieusement gaves aux frais des contribuables qui ne prennent langue que pour enterrer les morts?je sais que c'est completement bete ce que je vais dire, mais d'honnetes citoyens se sont bouges ce 27 decembre pour aller voter, pour eux et pour leur pays et puisqu'il y a eu vote il y a donc eu un vainqueur et parmi ces 2 leaders qui prennent tout un peuple en hotage il y a un qui dit vrai et pour s'en rendre compte ne serait il pas sage qu'on envisage soit le recomptage du suffrage exprime sous l'egide de la communaute internationale ou si ce n'est plus possible qu'on envisage un nouveau vote pour trancher?ca parait bete mais a force de rechercher des formules magiques avec des expressions diplomatiques idylliques on va droit au mur et en attendant ces malheureux Kenyans fanatises des bourgades de Nairobi et d'autres villes sinistrees continueront de payer le prix fort de cette instabilite.Le comble du malheur c'est qe Kibaki et Odinga jouent au chat et a la souris,chacun campant sur sa position sans penser au peuple au nom duquel ils parlent-c'est cruel cette facon a l'Africaine de faire la politique. le quasi mutisme et le manque de fermete de la communaute internationale face a ces atrocites commises par les manifestants dechaines et la police Kenyanne qui fait usage d'armes a feu est indigne ...ca me desespere...Il faut faire quelque chose pour ce pays qui a toujours servi de model et fasait rayonnait il y a peu l'image idyllique du paysage Africain riche et fascinnant.
Toute ma pensee et mon soutien au peuple Kenyan!
Aufrey Ebita(congo-brazzaville) -
mercredi 16 janvier 2008
J'accuse la comté internationnale
Par Alfred
Je ne peux pas comprendre le silence des grandes puissances comme laFrance,l'Amerique l'Angleterre etc... Le monde entier sait ,c'est lopposition qui a gagné les elections mais pourquoi le president sortant ne veut pas partir et aujourd'hui ce sont les pauvres qu'on tue.Elle regarde les mvements de loin sans rien dire et c'est elle qui envoie des hommes,des femmes pour negocier un processus de paix,quelle paix ;une paix de morts si non je ne vois qu'une autre paix .Elle a fait ça en Cote d'ivoire,aujourd hui c'est la population qui souffre.Moi je pense que si la communauté internationnale ne peut pas dire la verité en enlevant le presidant du pouvoir et accepter la victoire de l'opposition alors qu'elle laisse le lion devorer sa proie.
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mercredi 16 janvier 2008
Pourquoi ce silence international?
Par armand henri-gelase BOUCKETHY
Je suis sincèrement indigné face à l'ampleur que prennent les choses au Kenya. Cela fait mal parce que tout un peuple est l'otage de deux personnes. deux personnes qui mettent au-devant leur appétit personnel sans que ce même peuple ne les sanctionne.
Je ne peux pas admettre que ODINGA et KIBAKI fassent un bras-de-fer avec l'opinion internationale. D'ailleurs, qu'attendent l'ONU et OUA pour intervenir. Nous pratiquons pas la politique de l'autruche face à ce drame qui vient une fois de plus salir et ternir l'image de l'Afrique. .. Il me semble que ces deux organismes et même le Commonwealth ont envoyé des émissaires et autres observateurs prendre part à ces élections contestés. Ils savent qui de Kibaki et qui de Odinga dit vrai. Il est donc temps de trancher afin d'éviter de faire le médecin après la mort. On l'a vu au Rwanda, au Congo-RDC. Non! il est temps d'arrêter cette violence qui tourne au génocide. Il faut juguler ce mal par la grâce de Dieu. Le Kenya vaut plus. Je suis congolais de Brazzaville; je n'ai jamais été au Kenya. Cependant, j'ai de belles images de ce pays sur le plan touristique et j'ai toujours rêvé visité Kisumu. De gens comme moi sont des milliers. Donnez-leur l'occasion de parler du Kenya en bien.
Merci. -
mercredi 16 janvier 2008
pourquoi raila ne manifeste pas
Par bauert rosalind
raila ne manifeste pas c'est seulement les pauvres kenyans qui habitent dans les ghettos . ils sont rien a perde meme si le kenya sois comment les autres pays africans ils sont stupid raila lui il dort comfortablement dans son vila avec les garde du corp et les autres pauvres croire que il est avec eux mais lui tout ce que il veut cest le pouvoir mais les kenyans devrais comprend que meme si raila devais devenir president cest ne pas pour autant ils vont quitter leur ghetto . il n as pas la bagette magique pour tout leur problems
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Au coeur d'un bidonville de Nairobi
Virgine Herz et Cyril Vanier- Reportage à Matharé
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VRIGINIE HERZ
16/01 19H GMT+1 Envoyée spéciale à Nairobi
- VRIGINIE HERZ
- 16/01 19H GMT+1 Envoyée spéciale à Nairobi
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