France 24

Toute l’actualité, l’actualité dans le monde et l’actualité internationale, 24/7

Lundi 06 juillet 2009

RUSSIE - ROYAUME-UNI

Le British Council ferme deux antennes en Russie

mercredi 16 janvier 2008

La Grande-Bretagne a décidé jeudi de suspendre les activités du British Council à Saint-Pétersbourg et Ekaterinbourg. La tension continue de monter depuis l'affaire Litvinenko. (Récit : P-L. Viollat)

jeudi 17 janvier 2008

La Grande-Bretagne a décidé jeudi de suspendre sine die les activités du British Council à Saint-Pétersbourg et Ekaterinbourg en réponse à l'attitude, "répréhensible et indigne d'un grand pays", des autorités russes, dans un nouvel accès de fièvre entre Londres et Moscou.
  
Le ministre britannique des Affaires étrangères David Miliband est intervenu devant la chambre des Communes pour exprimer, en des termes peu diplomatiques, la "colère" et la "consternation" de la Grande-Bretagne face à l'"intimidation flagrante" des employés russes du British Council de ces deux antennes. L'Union européenne lui a immédiatement apporté son soutien.
  
"De telles actions sont répréhensibles, indignes d'un grand pays, et contraires à la lettre et à l'esprit du cadre juridique dans lequel travaille le British Council", a déclaré le chef de la diplomatie britannique, parlant d'une "tache sur la réputation de la Russie".
  
Une fois encore, il a affirmé qu'aux yeux de Londres, Moscou n'avait pas fourni d'arguments juridiques convaincants pour justifier l'interdiction des deux antennes du bras culturel du Foreign Office.
  
"En conséquence, au lieu d'engager une action juridique contre le Council, le gouvernement russe a eu recours à l'intimidation du personnel" local, a-t-il déploré.
  
"Nous avions vu des actions similaires pendant la Guerre froide, mais franchement nous pensions que c'était du passé", a tonné le ministre. "Je suis persuadé que la chambre partagera la colère et la consternation du gouvernement face aux actes du gouvernement russe".
  
M. Miliband a toutefois souligné que les autorités britanniques s'abstiendraient de représailles dans un secteur culturel qu'elles veulent garder en dehors des querelles politiques.
  
Quelques minutes plus tôt, le directeur général du British Council, Martin Davidson, annonçait à Londres que les activités des deux antennes régionales russes, incapables de fonctionner dans de telles circonstances selon lui, étaient "suspendues" sine die.
  
M. Davidson a rappelé que les services secrets russes avaient "convoqué mardi plus de 20 de ses collègues russes pour des interrogatoires et tard hier soir (mercredi) ils ont visité les maisons d'une dizaine de ses collègues qu'ils ont convoqués pour des entretiens".
  
Dans la nuit de mardi à mercredi, le chef du bureau de Saint-Pétersbourg, Stephen Kinnock, avait déjà été interpellé par les forces de l'ordre dans des circonstances peu claires, les Russes l'accusant de conduite en état d'ivresse, version formellement démentie par les Britanniques.
  
De son côté, la présidence slovène de l'Union européenne a apporté son soutien à la Grande-Bretagne, appelant Moscou à laisser le British Council fonctionner "librement".
  
"L'UE appelle la Fédération de Russie à autoriser le British Council à fonctionner librement et efficacement en Russie" et à ne plus entreprendre d'actions qui pourraient "entraver ses activités", déclare la présidence.
  
"L'UE regrette profondément le harcèlement du personnel du British Council et les mesures administratives et autres annoncées par les autorités russes", ajoute-t-elle.
  
A Moscou, le président de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) René van der Linden a exprimé ses craintes sur l'avenir des relations entre l'UE et la Russie.
  
"Cela nous inquiète (...) Les relations entre la Russie et l'Union Européenne sont empoisonnées par des incidents concrets", a-t-il dit au cours d'une conférence de presse à Moscou, cité par l'agence russe Interfax.
  
Le ton n'a cessé de monter ces derniers jours entre Moscou et Londres, à couteaux tirés depuis le meurtre en 2006 dans la capitale britannique d'Alexandre Litvinenko, ex-agent secret russe devenu opposant à Vladimir Poutine.

Il n'y a pas encore de réaction.

Soyez le premier à donner votre avis sur cet article en cliquant ici.

Vous n'aurez qu'a sélectionner le bouton <<RÉAGIR>> et remplir les champs indiqués.

Vos réactions

*Champs obligatoires

Vos réactions

Votre commentaire a été soumis avec succès

France 24 - Recommander

*Champs obligatoires

France 24 -  Envoyer par email

*Champs obligatoires

France 24 -  Envoyer par email

L'article a été envoyé par email avec succès