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Jeudi 09 juillet 2009

UNION EUROPEENNE

Accord sur le financement de Galileo

samedi 24 novembre 2007

L'Union européenne utilisera des fonds inutilisés pour compléter le financement du projet Galileo, système de positionnement par satellite dévélopé par l'Europe pour faire pièce au GPS américain. (Récit : N. Germain)

samedi 24 novembre 2007

BRUXELLES, 24 novembre (Reuters) - Les pays de l'Union
européenne sont parvenus vendredi soir à un accord sur le
financement du projet Galileo de positionnement par satellite,
appelé à rivaliser avec le GPS américain, a annoncé un
porte-parole de la présidence portugaise.


Il a expliqué que les ministres du Budget étaient convenus
de financer les 2,4 milliards d'euros manquants en redéployant
des enveloppes non dépensées initialement destinées aux
subventions agricoles et à des projets de compétitivité.


"Nous avons un accord. Tout l'argent provient de fonds
inutilisés, notamment de l'agriculture", a-t-il déclaré.


Un diplomate de l'UE a indiqué que l'Allemagne, premier
contributeur net du bloc, avait voté contre l'accord mais que ce
dernier avait été adopté à la majorité.


Le porte-parole de la présidence a confirmé que la décision
n'avait pas été unanime, sans préciser qui avait voté contre.


Le consortium privé qui avait été choisi a renoncé à
participer au financement de l'infrastructure de 30 satellites,
pour laquelle il manque 2,4 milliards d'euros.


La Commission européenne, appuyée par la plupart des Etats
membres et le Parlement européen, a proposé que le budget
européen prenne le relais en consacrant à Galileo les fonds,
essentiellement agricoles, qui n'ont pas été utilisés grâce à la
bonne tenue des cours mondiaux des céréales.


Mais l'Allemagne ne veut pas de cette manipulation et estime
que les fonds qui ne sont pas dépensés doivent revenir dans ses
coffres, soit 500 millions d'euros rien que pour elle en 2007.


Les diplomates travaillent donc à la rédaction d'une
déclaration stipulant qu'il s'agit d'une opération unique que le
Parlement européen ne pourra pas invoquer dans l'avenir pour
obtenir plus d'argent pour telle ou telle politique.





PARTAGE DU GÂTEAU


Berlin craint que ses entreprises, essentiellement des
entités moyennes sur ce marché, n'obtiennent pas leur part du
gâteau dans les appels d'offre et soupçonne la France de vouloir
rafler la mise grâce à ses géants du secteur.


L'Allemagne propose donc de procéder au financement des
satellites de Galileo par des contributions nationales à
l'Agence spatiale européenne (ESA), ce qui garantirait un
meilleur "retour" automatique aux entreprises allemandes.


Aucun autre Etat membre ne veut de cette solution qui
obligerait les capitales à de longues tractations et la
Commission a formalisé cette semaine une alternative qui
permettrait de garantir le partage du gâteau.


Jacques Barrot, commissaire européen aux Transports, a
proposé de le diviser en six lots et aucune entreprise ne
pourrait être chef de file dans plus de deux lots.


"Pour le moment, aucun Etat membre n'a manifesté une
quelconque opposition (...) Nous sommes donc convaincus qu'une
solution peut être trouvée dans ce cadre", a déclaré à la presse
Michel Cercone, porte-parole de Barrot, ajoutant que la
Commission chercherait à obtenir un accord définitif le 29
novembre, à l'occasion du conseil des ministres des Transports.


Le consortium défaillant mais qui assurera cette
exploitation est composé de grands groupes industriels: le géant
de l'aérospatiale EADS <EAD.PA>, les français Thales <TCFP.PA>
et Alcatel-Lucent <ALUA.PA>, le britannique Inmarsat <ISAT.L>,
l'italien Finmeccanica <SIFI.MI>, les espagnols AENA et Hispasat
et le duo allemand Deutsche Telekom <DTEGn.DE>.


Beaucoup plus précis que le GPS, Galileo devrait avoir de
multiples applications dans des domaines aussi variés que
l'agriculture, les transports, l'environnement et la pêche.

[1] réaction :
  • samedi 24 novembre 2007

    Enfin!...

    Il était essentiel, pour l'avenir de notre continent et notre autonomie par rapport à d'autres (nos alliès mais pas nos maitres;-)), de sortir de ce psychodrame... Surement un des premiers effets visibles du Minitraité... En avant, notre Europe!

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