Des maâlems gnaouas devenus stars. À Essaouira, pour la 15e année consécutive, un festival réunit la crème de ces joueurs de guembri qui redonnent vie aux mélopées des anciens esclaves d'Afrique noire. Une musique de transe, des paroles dans un mélange d'arabe et de bambara, cinq notes jouées sur un guembri, un flot continu de castagnettes métalliques, les qarqabus qui rythment le chant et saturent l'air, une fusion avec les meilleurs jazzmen du moment : la recette attire une foule de Marocains et d'Européens durant le dernier week-end de juin.