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Primaires démocrates : l'argent, le nerf de la campagne ?

Depuis 2008, les candidats dépensent sans compter pour tenter de l'emporter. Mais l'argent ne suffit pas.
Depuis 2008, les candidats dépensent sans compter pour tenter de l'emporter. Mais l'argent ne suffit pas. © istockphoto

Michael Bloomberg a jeté l'éponge mercredi après son revers lors du "Super Tuesday". Il était pourtant le candidat qui avait injecté le plus d'argent dans la campagne et ses fonds semblaient illimités. Est-ce à dire que l'argent n'est pas le nerf de cette campagne des primaires, et plus généralement de la présidentielle aux États-Unis ? Pas si sûr. Décryptage.

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Michael Bloomberg a dépensé 560 millions de dollars en publicité dans les 14 États américains dans lesquels il s'est présenté mardi lors des primaires démocrates. Une somme qui lui a permis de remonter dans les sondages, mais pas suffisamment pour l'emporter dans les urnes. Il a finalement jeté l'éponge, réalisant là probablement le plus mauvais investissement de sa carrière. 

L'argent reste toutefois une donnée très importante des campagnes pour les élections aux États-Unis et notamment depuis que Barack Obama a décidé, en 2008, de renoncer aux financements publics afin de financer sa campagne uniquement grâce à des dons privés. Des dons qui, souvent, venaient à cette époque de très gros donateurs, dont la contribution a été facilitée par un arrêt de la Cour suprême en 2010. En 2012 par exemple, Barack Obama a dépensé pas moins de 800 millions de dollars, ce qui à ce jour reste un record. 

Cette année, Bernie Sanders se distingue en allant chercher surtout de très petites contributions, grâce à une organisation sans équivalent, sorte d'armée de l'ombre. Des petits dons qui lui permettent de construire tout de même une solide trésorerie, la plus importante des candidats démocrates, mais surtout de s'affranchir des très gros donateurs, s'assurant ainsi une certaine indépendance. 

Toutefois, si l'argent est très important dans cette campagne, il ne garantit pas la victoire. Michael Bloomberg vient d'en faire l'expérience. Avant lui, en 2016, Hillary Clinton a été battue par Donald Trump, qui avait dépensé presque deux fois moins qu'elle. 

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