L'Entretien

Moratoire sur la dette des pays pauvres : "ll faut faire plus", dit le patron de la Banque mondiale

David Malpass, président de la Banque mondiale, le 16 avril 2020.
David Malpass, président de la Banque mondiale, le 16 avril 2020. © France 24

Dans un entretien accordé à France 24, David Malpass, président de la Banque mondiale, revient sur les conséquences économiques de la pandémie de Covid-19 dans le monde, ainsi que sur la suspension de la dette des pays les plus pauvres, accordée mercredi 15 avril par les ministres des Finances et les banquiers centraux du G20.

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Dans un entretien accordé à France 24 jeudi 16 avril, le président de la Banque mondiale, David Malpass, salue la décision des dirigeants du G20 d'accorder un allégement de la dette aux pays les plus pauvres, mais il estime qu’il faudrait "faire beaucoup plus". 

"Pour de nombreux pays – quelques dizaines de pays je pense –, le moratoire sur la dette devrait se poursuivre et se transformer en un programme d'annulation de la dette", déclare David Malpass sur France 24.

Mercredi, les ministres des Finances et les banquiers centraux du groupe G20 ont donné leur aval à une suspension immédiate et pour une durée d'un an de la dette des pays les plus pauvres, particulièrement fragilisés par la crise provoquée par la pandémie du coronavirus. Ce moratoire devrait libérer 20 milliards de dollars de liquidités, qui pourront être utilisés pour combattre la pandémie dans ces pays aux moyens limités et aux infrastructures fragiles.

Selon David Malpass, la profonde récession provoquée par la pandémie de coronavirus va créer "une situation très problématique" dans les pays en développement.

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