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Algérie : l’effondrement des prix du pétrole pèse sur l’économie

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L’Algérie est l’un des pays d’Afrique les plus touchés par la pandémie de Covid-19, sur le plan sanitaire, mais aussi sur le plan économique. En effet, l’effondrement des prix du brut vient affaiblir une économie déjà fragile, après le contre-choc pétrolier de 2014-2016 et le mouvement de contestation de 2019. Les explications de Line Rifaï et de son invité, l’économiste Alexandre Kateb, fondateur du site The Multipolarity Report.

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La pandémie de Covid-19 a fait chuter les prix de l’or noir à des niveaux historiquement bas. Un coup dur pour l’économie algérienne, qui tire près de 95% de ses revenus d’exportation et environ trois-quarts de ses recettes budgétaires des hydrocarbures. Conséquence : la baisse des réserves de change s’accélère, et la récession s’amplifie. Le Fonds monétaire international (FMI) s’attend à une contraction du produit intérieur brut de 5,2% en 2020.

>> A lire aussi : "Covid-19, pétrole, politique... l'Algérie face au cauchemar d'une crise multiple"

Pour Alexandre Kateb, maître de conférences à Sciences Po, "la chute des prix du pétrole est intervenue au plus mauvais moment pour l’économie algérienne" car la pandémie de Covid-19 et ses conséquences viennent s’ajouter à l’incertitude politique, qui avait conduit, en 2019, "à un quasi-blocage de l’activité des entreprises". Selon lui, "tout cela s’ajoute pour obtenir un cocktail détonnant qui va avoir des conséquences très négatives dans les mois à venir".

Dans ce contexte, le gouvernement algérien a décidé de réduire de moitié le budget de fonctionnement de l’Etat. Un objectif qui pourrait s’avérer difficile à mettre en place, car "près de la moitié du budget est constituée des salaires, et ces salaires ne vont pas être touchés", analyse Alexandre Kateb, pour qui la solution devrait venir d’une baisse des subventions à l’énergie. 

A court terme, le pays pourrait aussi avoir besoin de recourir à des financements extérieurs, surtout s’il veut éviter de faire tourner la planche à billets. Mais pour l’instant, l’Algérie écarte l’hypothèse d’une demande de prêts auprès du FMI.

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