Tourisme spatial : le milliardaire Richard Branson de retour sur Terre après son vol dans l'espace

Le milliardaire Richard Branson à son retour d'un court vol dans l'espace, le 11 juillet 2021 au Spaceport America, au Nouveau-Mexique.
Le milliardaire Richard Branson à son retour d'un court vol dans l'espace, le 11 juillet 2021 au Spaceport America, au Nouveau-Mexique. © Patrick T. Fallon, AFP

Le patron de Virgin Galactic Richard Branson a atteint l'espace dimanche, après avoir décollé à bord du VSS Unity depuis les États-Unis. Le vaisseau a ensuite atterri sans encombre au Nouveau-Mexique. Ce voyage, dont le milliardaire britannique avait toujours rêvé, doit marquer un tournant pour le tourisme spatial. 

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Comme annoncé, Richard Branson, le patron de Virgin Galactic, s'est envolé pour l'espace, dimanche 11 juillet, avec trois autres passagers et deux pilotes. Après le décollage, le vaisseau a atteint l'espace, a annoncé dimanche l'entreprise de tourisme spatial. L'engin a ensuite atterri sans encombre au Nouveau-Mexique, aux États-Unis, selon une journaliste de l'AFP sur place. 

Le vaisseau VSS Unity s'est posé sur une piste de la base Spaceport America à environ 10 h 40, heure locale (16 h 40 GMT). Richard Branson qui, encore à bord du vaisseau redescendant vers la Terre, a décrit une "expérience unique dans une vie", est le premier milliardaire à avoir fait le voyage dans un engin développé par une compagnie qu'il a lui-même fondée. 

Un avion porteur avait décollé vers 8 h 40 heure locale depuis la base Spaceport America, dans l'État américain du Nouveau-Mexique. À quelque 15 kilomètres d'altitude, le vaisseau s'est détaché de son avion porteur et a entamé une ascension supersonique, jusqu'à dépasser les 80 km d'altitude, la hauteur fixée aux États-Unis pour la frontière de l'espace.

Une fois le moteur coupé, les passagers ont pu se détacher de leur siège pour flotter quelques minutes en apesanteur, et admirer la courbure de la Terre depuis l'un des 12 hublots de la cabine. Après un pic à environ 90 km d'altitude, le vaisseau est redescendu en planant.

Des milliardaires se sont déjà rendus dans l'espace dans les années 2000, mais à bord de fusées russes. Richard Branson est ainsi le premier à faire le voyage grâce à un engin développé par une compagnie qu'il a lui-même fondée, en 2004. Le fondateur d'Amazon Jeff Bezos doit, lui, voler le 20 juillet.

"Quand j'étais enfant, je voulais aller dans l'espace"

Un autre milliardaire rival, le patron de SpaceX, Elon Musk, était pour sa part sur place, dimanche, pour assister à l'événement. Le rôle officiel de Richard Branson durant le vol : tester et évaluer l'expérience que vivront les futurs clients.

L'excentrique milliardaire de 70 ans, fondateur du groupe Virgin (dont les activités vont d'une compagnie aérienne au fitness), cultive de longue date son image de tête brûlée.

"Quand j'étais enfant, je voulais aller dans l'espace. Comme cela ne semblait pas probable pour ma génération, j'ai déposé le nom de Virgin Galactic, avec l'idée de créer une entreprise qui pourrait rendre ça possible", a écrit Richard Branson quelques jours avant le départ.

Un objectif qui a bien failli tourner court en 2014 : l'accident en vol d'un vaisseau de Virgin Galactic avait causé la mort d'un pilote, retardant considérablement le programme.

Depuis, le VSS Unity a déjà atteint trois fois l'espace, y compris avec une passagère en 2019. Ce dimanche, l'événement a eu lieu au Spaceport America, une base spatiale construite dans le désert du Nouveau-Mexique.

Virgin Galactic est à l'initiative de sa construction, largement financée par cet État du sud-ouest des États-Unis, et en est le client principal. La base comprend une piste de plus de 3,6 km de long et un bâtiment avec des espaces dédiés aux opérations de vol, ainsi qu'à l'accueil des futurs clients.

Bataille de fortunés autour du tourisme spatial 

Désormais, Virgin Galactic prévoit deux nouveaux vols d'essai, puis le début des opérations commerciales régulières pour début 2022. Et ambitionne à terme de mener 400 vols par an depuis Spaceport America.

Quelque 600 billets ont déjà été vendus à des personnes de 60 pays différents, y compris des célébrités hollywoodiennes pour un prix compris entre 200 000 et 250 000 dollars.

Même si Richard Branson ne cesse de répéter que selon lui, "l'espace nous appartient à tous", l'aventure ne reste donc à la portée que de privilégiés.

"À mon retour (de l'espace), j'annoncerai quelque chose de très enthousiasmant pour permettre à davantage de gens de devenir astronaute", a-t-il promis.

La compétition dans le secteur du tourisme spatial, dont l'avènement imminent est annoncé depuis des années, s'est formidablement accélérée ce mois-ci : l'homme le plus riche du monde, Jeff Bezos, doit lui aussi s'envoler le 20 juillet, avec sa propre fusée, nommée New Shepard et développée par sa société Blue Origin.

Cette dernière a publié cette semaine un tableau vantant ses mérites par rapport à ceux de Virgin Galactic. Jeff Bezos a malgré tout souhaité sur Instagram "un vol réussi" à Richard Branson.

Avec AFP

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