Dans la presse

Emmanuel Macron : "Je ne vais pas changer mon droit parce qu'il choque ailleurs"

Le président français Emmanuel Macron
Le président français Emmanuel Macron © France 24

A la Une de la presse, ce lundi 16 novembre, l’accord commercial XXL conclu hier entre la Chine et 14 pays d’Asie et du Pacifique. Donald Trump toujours dans le déni de sa défaite, et la visite embarrassante de son secrétaire d’Etat en France, où Emmanuel Macron regrette le manque de solidarité internationale, exprimé, selon lui, lors de l’assassinat de Samuel Paty. Des catholiques qui demandent le retour des messes dominicales, interdites pour cause de confinement. Et un drôle d’oiseau.

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A la Une de la presse, l’accord commercial conclu hier entre la Chine et 14 pays d’Asie et du Pacifique, après huit années de négociations.

«Une victoire historique pour le multilatéralisme et le libre-échange» : The Global Times précise que cet accord concerne les dix pays de l’Association des nations d’Asie sud-est, mais aussi le Japon, la Corée du sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Un accord XXL, «le plus important jamais conclu jusqu’à présent», claironne le quotidien officiel chinois – qui voit dans sa conclusion «la preuve de la marginalisation croissante des Etats-Unis». «Un accord historique et une victoire pour le libre-échange» : The Financial Times, le quotidien britannique, annonce la création d’une «gigantesque zone de libre-échange représentant plus de deux milliards d’habitants et 30% du PIB mondial». Le journal français L’Humanité, quant à lui, évoque un accord qui permet à Pékin « d’enfoncer un coin dans la logique des blocs et dans la stratégie américaine de pivot vers l’Est, entamée sous Barack Obama» - un accord dont l’idée a émergé en 2012, et qui a été pensé comme une riposte au traité transpacifique lancé par les Etats-Unis», avant que celui-ci ne soit sabordé par Donald Trump, juste après son entrée en fonction».

Donald Trump, lui, continue de refuser de concéder la victoire à Joe Biden. Le président se dit toujours victime de «fraude électorale» et «ne concède rien» à son adversaire démocrate - un refus de reconnaître sa défaite qui inquiète chaque jour un peu plus The New York Times, alarmé des conséquences de cette attitude sur déroulement des deux mois qui viennent, la durée de la transition avec la future administration Biden, empêchée de se mettre au travail, de préparer sa lutte contre le coronavirus, et de commencer à gérer la sécurité nationale. «Putain, deux mois!» : en France, le «flagrant déni» de Donald Trump alarme aussi Libération, soucieux de voir ses partisans «chauffés à blanc» et les responsables du parti républicain continuer à «nier l’évidence».

C’est dans ce contexte que le secrétaire d’Etat américain doit rencontrer aujourd’hui le président Emmanuel Macron. D’après Le Parisien, cette entrevue devrait être «assez courte», de façon à ce que Mike Pompeo soit reçu «dignement, mais sans en rajouter inutilement». Le journal explique que la France a certes accepté de recevoir à sa demande «ce fidèle très zélé de Donald Trump, le premier à le soutenir dans son entêtement à refuser de reconnaître sa défaite», mais qu’elle se retrouve «gênée aux entournures» face à ce «casse-tête diplomatique».

A la rubrique diplomatie, toujours. Dans une entrevue avec la revue Le Grand continent, Emmanuel Macron revient sur un autre sujet qui fâche : le manque de soutien international reçu, selon lui, par la France après l’assassinat de Samuel Paty – ce professeur qui avait évoqué en classe des caricatures de Mahomet. Dans cet entretien, le président relève qu’«il y a 5 ans, quand on a tué ceux qui faisaient des caricatures (dans l’hebdomadaire Charlie Hebdo), le monde entier défilait à Paris et défendait ces droits», mais que cette fois, «beaucoup de condoléances ont été pudiques». «Je suis pour le respect des cultures, des civilisations, mais je ne vais pas changer mon droit parce qu’il choque ailleurs», conclut-il.

En France, toujours, des catholiques se sont de nouveau rassemblés, hier, devant des églises pour demander l’autorisation des messes, interdites pendant le confinement - comme toutes les célébrations religieuses. A Nantes, notamment, près de 300 personnes se sont retrouvées sous la pluie pour demander le retour des messes dominicales – une manifestation autorisée mais qui n’avait pas le soutien du diocèse, selon Presse Océan. Interrogé par Le Figaro, un fidèle argumente : «le message envoyé par l’Etat est qu’il est plus essentiel d’aller acheter des outils de bricolage (les boutiques de bricolage ont reçu l’autorisation de rester ouvertes), que de préparer son salut, c’est du mépris». D’après le journal, un rendez-vous a été fixé ce matin «pour évaluer à quelles conditions sanitaires une reprise des cultes serait envisageable» entre le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, et les responsables de l’ensemble des cultes. Un rendez-vous où le président de l’épiscopat devrait se retrouver isolé, puisque seule l’Eglise catholique demande la levée de l’interdiction des messes. Les autres cultes, judaïsme, orthodoxie, protestantisme, islam et boudhisme, attendront la fin du confinement pour reprendre les célébrations publiques.

Pour terminer, je vous propose de jeter un cil au Guardian, qui rapporte que Kakapo, le plus gros et le plus vieux perroquet du monde, a été désigné «oiseau de l’année 2020» en Nouvelle-Zélande, où il avait fait auparavant le tour du pays, pour sensibiliser au sort de son espèce, menacée par les prédateurs. On apprend, au passage, que la bestiole avait déjà atteint une renommée mondiale en 2009, après avoir tenté de s'accoupler avec la tête d’un zoologiste lors du tournage d’un documentaire. La vidéo de l'incident -et le commentaire du scientifique : "Il y va vraiment!" – avait enregistré, à l’époque, plus de 18 millions de vues…

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