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Dans la presse

Loi de "sécurité globale" : "Macron dans la nasse"

Manifestations en France contre le projet de loi de "sécurité globale"
Manifestations en France contre le projet de loi de "sécurité globale" © France 24
12 mn

À la une de la presse, ce lundi 30 novembre, la mise en examen, en France, de quatre policiers impliqués dans une interpellation violente, dont deux ont été écroués – un fait rarissime en France, qui intervient sur fond de fronde contre l’article 24 du projet de loi sur la "sécurité globale", accusé de porter atteinte à la liberté de la presse et à l’État de droit ; l'escalade verbale entre l’Iran et Israël, après l’assassinat d’un responsable du programme nucléaire iranien ; des agriculteurs indiens en colère, et un miraculé de la Formule 1.

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À la une de la presse, la mise en examen dimanche de quatre policiers impliqués dans l'interpellation violente, le 21 novembre, de Michel Zecler.

Fait extrêmement rare, deux de ces policiers ont été écroués – du jamais-vu dans les récentes affaires de violences policières, que ce soit lors de la crise des Gilets jaunes ou celles ayant conduit à des mutilations ou des morts, d'après Le Parisien. En quelque jours, l'affaire Zecler est devenue le symbole des bavures policières, voire d'un certain sentiment d'impunité au sein de la police française, également accusée par Mediapart d'avoir menti pour couvrir les tirs d'un policier lors d'une autre interpellation, survenue il y a plus d'un an, en avril 2019. La préfecture de police de Paris affirme que la justice a conclu à la légitime défense de l'agent impliqué, un mensonge, selon le site, qui publie une vidéo des faits et assure, lui, que le parquet n'a rien conclu de tel, et que le policier "pourrait être poursuivi" pour "violences par personne dépositaire de l'autorité publique". De nouvelles révélations qui tombent mal pour le ministre de l'Intérieur, qui sera auditionné ce lundi à l'Assemblée nationale sur l'action des forces de l'ordre.

Gérald Darmanin est de plus en plus en difficulté face aux bavures policières en série et aux manifestations contre l'article 24 de son projet de loi sur la "sécurité globale". D'après L'Humanité, des dizaines de milliers de personnes ont défilé samedi, notamment à Paris, place de la République, pour demander le retrait de cet article, qui prévoit de restreindre la possibilité de filmer les forces de l'ordre. Une mesure jugée attentatoire à la liberté de la presse, à la liberté d'expression et à l'État de droit, par ses opposants, qui accusent Emmanuel Macron de "se contenter de couvrir son ministre et d'assurer le service minimum". "Macron dans la nasse" : pour Libération, le gouvernement "préfère jouer le pourrissement plutôt que de retirer l'article 24 de son texte". "Un calcul politique hasardeux", selon le journal, qui "voit mal la cohérence avec l'appel à restaurer la 'confiance' lancé par le chef de l'État". Selon L'Opinion, le président cherche "une voie d'atterrissage", sans pour autant "se dédire", sur fond de divisions au sein de sa propre majorité. D'où le dessin de Kak, qui le montre aux côtés de François Hollande : "C'est normal, pour un parti, d'avoir des courants internes", dit Emmanuel Macron. "Évidemment", commente son prédécesseur, lui-même confronté, en son temps, aux déchirements du Parti socialiste.

À la une également, la colère de l'Iran après l'assassinat, vendredi, d'un responsable de son programme nucléaire. Si l'assassinat de Mohsen Fakhrizadeh n'a pas été revendiqué, le président iranien Hassan Rohani a aussitôt accusé Israël d'avoir agi en "mercenaire" des États-Unis et son ministre des Affaires étrangères presse la communauté internationale, en particulier l'Union européenne, de condamner la "terreur d'État" à laquelle se livreraient les Israéliens. Des accusations relayées par The Iran Daily, qui cite The New York Times, auquel plusieurs officiels américains auraient confirmé la responsabilité de l'État hébreu. En Israël, The Jerusalem Post fait état des promesses de vengeance iraniennes, auxquelles le patron de l'armée israélienne se dit prêt à répliquer et de la réaction, aux États-Unis, de l'entourage du président-élu Joe Biden, qui voient dans l'assassinat du scientifique iranien une "tentative de saboter la capacité de sa future administration à revenir dans l'accord sur le nucléaire iranien". The New York Times confirme que, oui, l'assassinat de Mohsen Fakhrizadeh risque de "compliquer la tâche de Joe Biden" dès son arrivée à la Maison Blanche, mais que le nouveau président américain trouvera aussi désormais sur sa route une coalition plus large et plus ferme contre le traité sur le nucléaire iranien : Israël, l'Arabie saoudite, Bahreïn et les Émirats arabes unis, plus opposés que jamais à une levée des sanctions contre l'Iran.

En Inde, le gouvernement de Narendra Modi est confronté depuis plusieurs semaines à la colère des fermiers, opposés à de nouvelles lois agricoles. The Hindu rapporte que des dizaines de milliers d'entre eux, en provenance pour la plupart des États du Pendjab et de l'Haryana, se sont massés autour de la capitale, New Delhi, pour protester contre la libéralisation du secteur, qui pourrait faire baisser leurs prix de vente, jusque-là encadrés par les pouvoirs publics. Des appréhensions que The Hindu ne juge pas "sans fondement". Le journal demande au gouvernement de gagner "la confiance" des agriculteurs, auxquels il doit "tendre la main sans condition et les écouter avec empathie, pour ne pas déclencher une crise par une gestion autoritaire".

Avant de vous dire à demain, je vous propose de jeter un cil à L'Équipe, qui revient sur l'accident spectaculaire dont a été victime dimanche Romain Grosjean, à Bahreïn. Le coureur automobile français, qui souffre de brûlures aux mains, a été secouru en 28 secondes montre en main mais il doit aussi sa survie, semble-t-il, au Halo, un dispositif de protection de la tête, fixé en trois points du cockpit – une nouveauté à laquelle il était hostile, au départ. "Je n'étais pas pour le Halo il y quelques années, mais je pense maintenant que c'est le truc le plus génial de F1, car sans ça je ne serais pas là aujourd'hui pour vous en parler", a-t-il déclaré depuis son lit d'hôpital. Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis…

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