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Dans la presse

Ouverture des stations de ski en Europe: "Vérité en-deçà des Pyrénées, erreur au-delà"

Ouverture des stations de ski en Suisse malgré le Covid-19
Ouverture des stations de ski en Suisse malgré le Covid-19 © France 24
11 mn

À la une de la presse, ce mercredi 2 décembre, l’arrivée prochaine des vaccins anti-Covid-19 en Europe, la querelle européenne sur l'ouverture ou non des stations de ski en pleine pandémie, un eurodéputé adepte d’orgies par temps de confinement, et l’épineux débat des "scotch eggs" au Royaume-Uni.

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À la une de la presse, l'arrivée prochaine des premiers vaccins contre le Covid-19 dans l'Union européenne.

D'après le journal catalan Ara, les laboratoires Moderna et Pfizer/BioNTech, les premiers à avoir déposé une demande auprès de l'Agence européenne du médicament, devraient obtenir une autorisation de mise sur le marché entre le 29 décembre et le 12 janvier – le feu vert final revenant à la Commission européenne. Les premiers vaccins devraient donc être disponibles rapidement, et selon Le Monde, l'ensemble des pays européens sont d'accord sur deux points : l'absence de caractère obligatoire pour ces vaccins et la priorité à accorder aux personnes les plus vulnérables, les personnes âgées, les malades chroniques, et aux personnels soignants. Le journal fait toutefois état de "différences de sensibilité très nettes" entre les pays où la population dit majoritairement "oui" à ces vaccins, et les autres. Si le Royaume-Uni, par exemple, apparaît comme le pays ayant la plus grande part de sa population, 85 %, se disant prête à se faire vacciner, cette adhésion est nettement moins évidente dans d'autres, notamment dans les pays d'Europe de l'Est, "où les mouvements antivaccins, souvent proches des milieux ultracatholiques, sont relativement influents". Le Monde évoque aussi "le cas singulier" de la Hongrie, où la commande par le Premier ministre Viktor Orban de dix doses du vaccin russe Spoutnik-V, aurait provoqué "une montée inédite de la défiance antivaccinale".

Divisions aussi en Europe, sur l'ouverture ou non des stations de ski  en pleine pandémie. Alors que la France, l'Allemagne et l'Italie ont prévu de les laisser fermées, l'Espagne, l'Autriche et la Suisse, ont décidé d'ouvrir. "Vérité en-deçà des Pyrénées, erreur au-delà", écrivait le philosophe français Blaise Pascal... Qu'à cela ne tienne, imaginent sans doute déjà les amateurs français, il suffira de franchir la frontière. Hors de question, a dit Emmanuel Macron. L'Obs rapporte que le président a annoncé mardi que le gouvernement allait mettre en place "des mesures restrictives et dissuasives", avec des contrôles, pour "ne pas créer une situation de déséquilibre avec des stations en France". Des propos que l'Élysée a ensuite nuancés, en précisant que les Français ne seront pas empêchés de traverser les frontières, mais appelés à faire preuve de "bon sens". Pendant ce temps-là, la Suisse, qui redoute l'apparition de foyers de contamination dans les stations, comme ce qui s'est passé lors de la première vague en Autriche, annonce réfléchir à un "concept sanitaire", en particulier dans les télécabines, les navettes et dans les bars au bas des pistes. Pour Le Temps, le dessinateur Chappatte ironise : au risque d'avalanche, s'ajoute désormais le risque de vague Covid-19. 

En période de pandémie, il y a les passionnés de ski… et les amateurs d'orgies. Le Huffington Post rapporte qu'un eurodéputé hongrois du parti de Viktor Orban a admis mardi que sa démission du Parlement européen était liée à sa participation à une soirée clandestine très olé-olé à Bruxelles, organisée en dépit du confinement. Une affaire qui ne cadre pas très bien avec le discours de Jozsef Szajer et de ses amis du Fidesz, autoproclamés défenseurs de la restauration de "l'ordre moral" et des "valeurs familiales chrétiennes conservatrices".

Chez les conservateurs britanniques, le torchon brûle entre Boris Johnson et une partie des Tories, opposés aux nouvelles restrictions contre le coronavirus. The I évoque une "rébellion sans précédent" contre le Premier ministre, qui a tout de même réussi à imposer, pour l'Angleterre, le retour à son ancien système d'alerte locale à trois niveaux, avec des dispositions très restrictives, pour "préserver les progrès réalisés après un mois de confinement, et garder le virus sous contrôle". Parmi ces mesures, la fermeture des sacro-saints pubs dans les régions les plus touchées donne lieu à un débat très vif, d'après The Washington Post, sur la question de savoir si les "scotch eggs", les "œufs à l'écossaise" – un plat britannique composé d'un œuf dur enveloppé dans de la chair à saucisse et de la chapelure, aussi léger que délicieux – constituent ou non un "repas substantiel". Pourquoi me demanderez-vous? Parce que les pubs des régions placées au niveau d'alerte 2, ne seront autorisés à servir de l'alcool qu'accompagné de "repas substantiels"... d'où le débat passionné sur la nature exacte des "scotch eggs". Downing Street a précisé mardi que "les snacks pris au bar ne comptent pas", ce qui ne tranche toujours pas, vous l'aurez noté, la question des "scotch eggs". Être ou ne pas être un repas substantiel... L'affaire amuse beaucoup le dessinateur Steve Bell, pour The Guardian, qui montre Boris Johnson en plein débat à la Chambre des communes :  "Les scotch eggs SONT un repas substantiel", soutient un député. "Et moi je suis deux tourtes au porc", réplique le Premier ministre. Les "pork pies" sont autre grand classique de la gastronomie anglaise, dont la pâte est préparée, pour votre information, avec du lard fondu dans un mélange d'eau et de lait. Une petite merveille…

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